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Cet immeuble de bureaux de la porte Maillot compte dialoguer avec la nature
information fournie par Le Figaro23/10/2021 à 07:00

Ce bâtiment parisien a connu une profonde restructuration pour offrir à ses 1000 salariés luminosité et balcon suspendu sur le Bois de Boulogne.

Sur une porte Maillot en plein chantier dans l’attente de sa nouvelle gare (prévue pour 2023), l’immeuble Freedom se présente comme l’un des premiers projets achevés du renouveau de ce secteur, jusqu’ici marqué par le béton et le trafic automobile. Portée par l’agence PCA-STREAM, cette profonde restructuration d’un immeuble des années 60 devait permettre de réinventer un emblème de l’architecture rationaliste qui avait mal vieilli au gré de divers ajouts malheureux.

Pour mener à bien ce genre de coûteux chantier dans la capitale, le premier passage obligé consiste à «créer de la valeur», entendez des mètres carrés supplémentaires. Puisqu’il n’est pas question ici de surélévation, impossible, il a fallu gagner en profondeur sur l’arrière du bâtiment en greffant, sur toute la hauteur au milieu de l’immeuble une partie trapézoïdale. «Nous avions un bâtiment assez fin qu’il était possible d’épaissir et avec cette façade au sud, nous avons eu l’idée de créer des balcons», explique l’architecte Philippe Chiambaretta, à la tête de PCA-Stream. Une modification qui apporte divers avantages: casser le côté très linéaire et austère de la façade qui offrait jusque-là une vue assez triste au voisinage et briser le côté thermique, l’effet fournaise que peut créer une façade vitrée plein sud sans l’ombre qu’apporte le retrait créé par le balcon. «Là , ça danse un peu!», résume l’architecte.

Faire entrer le jardin dans l’immeuble

Le reste du travail a consisté à apporter un maximum de lumière et de verdure aux 1000 salariés qu’accueille cet immeuble de 17.000 m² dont près de 14.000 m² de bureaux. Comment faire plus vert en réduisant la taille du terrain non bâti? «En fait cet espace était mal et peu utilisé et servait notamment aux livraisons ou à l’installation de locaux de poubelles, explique Philippe Chiambaretta. Nous avons placé toutes ces fonctions au sous-sol pour libérer un véritable espace de jardin et nous faisons même entrer la lumière au niveau -1 avec une cour anglaise. Et puis surtout, nous prolongeons ce jardin en le faisant pousser sur les terrasses avec des plantes grimpantes qui ont déjà pris une belle vigueur en quelques mois.»Et cerise sur le gâteau, l’immeuble est doté d’une vaste terrasse avec vue sur le bois de Boulogne voisin. Sans oublier la «couronne» qui surplombe le bâtiment et que Philippe Chiambaretta aime décrire comme un «chemin de ronde contemporain» où les salariés peuvent venir se promener.

Augmenter la luminosité était un autre enjeu vital dans un bâtiment assez bas de plafond. Sur la façade côté porte Maillot, les architectes ont choisi de retirer les allèges, ces pans de situés sous les fenêtres afin de les remplacer par des vitrages en pleine hauteur. Et il y a aussi sur la façade arrière les escaliers en premier jour qui doivent devenir un lieu de vie et inciter chacun par leur côté agréable à marcher plutôt qu’à utiliser les ascenseurs. D’ailleurs la société Murex spécialistes des progiciels financiers qui occupe les lieux, a choisi de profiter de cette belle luminosité pour installer ses salles de réunions vitrées de part et d’autre de la cage d’escalier. Mais comme c’est également une société qui gère des sujets nécessitant beaucoup de confidentialité, les surfaces vitrées de ces salles de réunion sont équipées de film rendant illisibles les écrans utilisés pour les visiteurs situés hors de la salle.

Installés depuis quelques mois déjà sur place, les salariés de Murex dont les bureaux se situaient auparavant dans le secteur du Trocadéro semblent apprécier ce nouvel environnement. «Nous n’avons eu aucune difficulté à retrouver très rapidement 60% de nos effectifs venant travailler sur place car ils apprécient les caractéristiques du bâtiment», souligne Jean-Gabriel Eddé, DG de Murex. Sur une activité où les talents sont très recherchés, la qualité de vie au travail est argument essentiel pour conserver ses salariés. «Nous nous sommes dit que lorsque nos employés auraient envie d’amener leur famille visiter leurs bureaux, la partie serait gagnée, explique Jean-Gabriel Eddé. Nous avons donc été très heureux d’observer les premières visites de ce type.»

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