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4 solutions pour ceux qui veulent investir au capital d’une PME
Dernière mise à jour le : 11/10/2022

Investir au capital d’une PME est une manière de soutenir le tissu productif français crédit photo : Shutterstock

Investir au capital d’une PME est une manière de soutenir le tissu productif français crédit photo : Shutterstock

Les PME françaises manquent de fonds propres. Et la crise de la Covid-19 a augmenté leurs besoins en la matière. Pour investir au capital d’une PME, il existe plusieurs solutions : le non-coté dans le cadre de l’assurance-vie, le PEA PME-ETI, les FCPI et FIP, ainsi que l’investissement “direct”.

Sommaire:

  • L’investissement au capital d’une entreprise attire plus de Français
  • Solution n° 1: investir dans le non-coté avec l’assurance-vie
  • Solution n° 2: utiliser l’enveloppe du PEA PME-ETI
  • Solution n° 3: investir dans des FCPI et des FIP
  • Solution n° 4: investir “en direct” dans une PME

L’investissement au capital d’une entreprise attire plus de Français

Investir au capital d’une entreprise? Les Français s’y refusent en majorité, nous assure-t-on depuis de longues années. La faible proportion des ménages actifs en Bourse ne conforte-t-elle pas ce point de vue? De la même manière, le succès de l’épargne réglementée (principalement celui du Livret A et du Livret de Développement Durable et Solidaire) comme des fonds en euros de l’assurance-vie est censé démontrer leur manque d’appétit pour le risque. Et si, finalement, ce constat se révélait faux?

En effet, la Bourse fait de nouveaux émules depuis début 2020. Et dans le cadre de l’assurance-vie, la part des fonds investis en unités de compte, dont le capital est soumis aux fluctuations boursières, atteint désormais un sommet historique (37% des nouveaux versements en mars 2021, selon la Fédération française de l’assurance). Les Français redécouvrent l’investissement dans les entreprises et semblent prêts à leur apporter les fonds propres dont elles manquent de manière récurrente. Et ce, d’autant plus depuis la crise de la Covid-19 qui les a durement frappées.

Pour ceux qui souhaitent investir au capital d’une Petite et Moyenne Entreprise (PME), il existe plusieurs solutions. Certaines d’entre elles bénéficient même d’un cadre fiscal très avantageux. De quoi, peut-être, inciter les récalcitrants à sauter le pas?

À noter

L’investissement au capital d’une entreprise comporte un risque de perte. Ce type de placement est plutôt réservé aux ménages disposant d’un patrimoine conséquent, dans le cadre d’une diversification de leurs placements.

Solution n° 1: investir dans le non-coté avec l’assurance-vie

Alors que les fonds en euros n’ont jamais aussi peu rapporté, les assureurs cherchent à diversifier leur offre dans le non-coté pour retenir leurs clients, enclins à aller voir ailleurs. La loi Macron de 2015 et la loi PACTE de 2019 ont permis aux assureurs d’envisager une offre plus large. Et donc de baisser le ticket d’entrée sur ce type de supports jusque-là réservés à une clientèle très exclusive.

Dans les faits, il s’agit d’ investir dans une unité de compte investie dans des parts de FCPR (Fonds Communs de Placement à Risque) investissant directement au capital d’entreprises non cotées.

À savoir

La banque publique d’investissement Bpifrance a lancé un “fonds de fonds” dans le non-coté permettant une très grande diversification (plus de 1.500 entreprises à travers 145 fonds partenaires). Il a été baptisé Bpifrance Entreprises 1. Compte tenu du succès rencontré, un deuxième millésime a très vite vu le jour: le BPIfrance Entreprises 2 a été lancé début 2022. Doté de 100 millions d’euros, il se caractérise par un ticket d’entrée abaissé à 3.000 euros.

Cette démocratisation du capital-investissement (private equity en anglais) reste encore limitée. Toutefois, compte tenu d’une demande de plus en plus forte, l’offre va nécessairement s’élargir.

Solution n° 2: utiliser l’enveloppe du PEA PME-ETI

“Petit frère” du Plan d’Épargne en Actions dont il suit les règles de fonctionnement et le cadre fiscal très avantageux, le PEA PME a été créé en 2014 pour diriger l’épargne des Français plus spécifiquement vers les PME (Petites et Moyennes Entreprises) et les ETI (Entreprise de Taille Intermédiaire).

Sont éligibles au PEA PME-ETI les titres émis par les entreprises de moins de 5.000 salariés dont le chiffre d’affaires annuel est inférieur à 1,5 milliard d’euros ou un total de bilan inférieur à 2 milliards d’euros. Les sociétés éligibles doivent avoir leur siège en France, dans un État membre de l’Union Européenne (UE) ou de l’Espace Économique Européen (EEE) ayant conclu avec la France une convention d‘entraide dans la lutte contre la fraude fiscale.

À noter

Il existe des trackers PEA PME-ETI. À moindres frais, vous pouvez donc investir sur tout un panel de petites et moyennes entreprises.

Solution n° 3: investir dans des FCPI et des FIP

Investir dans des Fonds Communs de Placement dans l’Innovation (FCPI) et des FIP (Fonds d’Investissement de Proximité) répond souvent à un objectif purement fiscal (réduction d’impôt de 18% du montant des sommes investies dans la limite de 10.000 euros par an et par véhicule, sous réserve de conserver ses parts cinq ans au minimum). Toutefois, c’est oublier que les investissements effectués dans ce cadre ont avant tout pour objectif de financer le développement de PME. Et pas n’importe lesquelles.

Par conséquent, les FIP doivent être localisés dans une région spécifique. Ce qui peut répondre aux attentes de certains investisseurs soucieux du bien-être économique de leur territoire. Pour les FCPI, c’est le caractère innovant des entreprises qui est mis en avant. C’est donc là un investissement pour l’avenir sur des thématiques nouvelles.

À noter

Les FIP Corse et Outre-Mer bénéficient d’un avantage fiscal encore supérieur pouvant aller jusqu’à 30% des montants investis pour un plafond de versement là encore supérieur.

Solution n° 4: investir “en direct” dans une PME

Évidemment, il est aussi possible d’ investir directement au capital d’une PME non cotée . Soit dans le cadre de sa constitution, soit au moment d’une augmentation de capital. Il est recommandé, en la matière, de disposer d’une certaine expertise dans son domaine d’activité. Il n’est pas interdit d’aller au-delà de son cercle familial ou amical pour envisager un investissement de ce type.

Par ailleurs, et d’un point de vue fiscal, souscrire au capital d’une PME vous permet de bénéficier d’une réduction d’impôt, sous certaines conditions, de 18% des sommes investies dans la limite de 50.000 euros pour une personne seule et de 100.000 euros pour un couple. La fraction des versements excédant ces plafonds ouvre droit à la réduction d’impôt au titre des quatre années suivantes dans les mêmes limites. Le taux de la réduction d’impôt est majoré à 25% pour les souscriptions effectuées entre le 9 mai et le 31 décembre 2021.

Les fonds labellisés “Relance”

Dans le cadre de “l’après-Covid”, les pouvoirs publics ont créé le label “Relance” destiné à reconnaître les fonds d’investissement à même de mobiliser rapidement des ressources nouvelles pour soutenir les fonds propres des entreprises, et en particulier les PME et les ETI. Pour pouvoir utiliser ce label, les organismes de placements collectifs doivent respecter un certain nombre de critères d’éligibilité. Par exemple, il leur est demandé d’investir une partie significative de leur actif dans des entreprises françaises, de respecter un ensemble de critères environnementaux, sociaux et de bonne gouvernance (ESG) et de participer au dynamisme de l’économie des territoires. Au 1er août 2021, 190 fonds étaient labellisés “Relance” pour près de 15 milliards d’euros d’encours.

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