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"Gilets jaunes": Castaner dénonce la violence des "séditieux" d'ultradroite
information fournie par Reuters24/11/2018 à 12:56

"GILETS JAUNES": CASTANER DÉNONCE LA VIOLENCE DES "SÉDITIEUX" D'ULTRADROITE

"GILETS JAUNES": CASTANER DÉNONCE LA VIOLENCE DES "SÉDITIEUX" D'ULTRADROITE

PARIS (Reuters) - Le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner a condamné samedi la violence des "séditieux" d'ultradroite ayant intégré selon lui le mouvement des "Gilets jaunes", à l'heure où les tensions se multipliaient sur les Champs-Elysées à Paris pour l'"Acte 2" de cette contestation, en baisse au niveau national.

"Ce que nous constatons, c'est à la fois un fort affaiblissement de la mobilisation au niveau national, il y avait à 11h00 23.000 personnes qui étaient mobilisées dans différents lieux au niveau national, contre 124.000 à la même heure la semaine dernière"", a déclaré Christophe Castaner lors d'un point presse, avant de déplorer la radicalisation du mouvement à Paris.

Dans la capitale, "à peu près 8.000 personnes en tout seraient mobilisées dont 5.000 sur les Champs-Elysées", a-t-il dit. "Sur Paris on voit une évolution, à l'appel de Marine Le Pen qui avait invité les manifestants a venir sur les Champs-Elysées", a-t-il poursuivi.

"Aujourd'hui l'ultradroite s'est mobilisée et est en train de vouloir dresser des barricades sur les Champs-Elysées", a-t-il ajouté. "Au fond, les séditieux ont répondu à l'appel notamment de Marine Le Pen et veulent s'en prendre aux institutions, comme ils veulent s'en prendre aux parlementaires".

"Ces accusations sont indignes", a répliqué la présidente du Rassemblement national sur BFM TV. "Aujourd'hui par une forme de manipulation politicienne (...) il cherche à me faire porter la responsabilité de quelques casseurs", a-t-elle ajouté en dénonçant un "refus d'écoute du gouvernement".

Des milliers de "Gilets jaunes" ont investi samedi les Champs-Elysées à Paris et ont été repoussés par des canons à eau et des gaz lacrymogènes par les autorités alors qu'ils tentaient de braver les barrages pour rejoindre la place de la Concorde.

Pour certains masqués et vêtus de noir, ils ont descellé des pavés pour s'en servir de projectile sur les forces de l'ordre, d'autres ont enlevé du mobilier urbain (plantes, grilles, barrières mais aussi des chaises des bars et restaurants) pour monter des barricades.

Des tensions ont également été constatées en province, notamment dans la Jura, où un homme armé est "intervenu" sur un rond-point au milieu des Gilets jaunes à Dole, a déclaré le ministre de l'Intérieur.

"Je demande à celles et ceux qui veulent manifester de se préserver, de se retirer de ces actes de violence et j'appelle les responsables politiques à les dénoncer plutôt qu'à les alimenter", a dit Christophe Castaner.

(Julie Carriat, édité par Eric Faye)

16 commentaires

  • 25 novembre10:03

    Tout est bon pour tenter de discrediter les gilets jaunes... et puis les bons... c'est le gouvernement !!!@