Semaine de 32 heures : "Je laisserai les partenaires sociaux en décider", assure Anne Hidalgo

information fournie par Boursorama avec Media Services 28/10/2021 à 12:59

La candidate PS à la présidentielle "ne créera pas de nouvelle loi pour diminuer le temps de travail" si elle est élue en 2022, mais assure que les organisations syndicales "pourront se saisir de ce sujet".

La candidate PS à l'élection présidentielle et maire de Paris Anne Hidalgo, le 26 octobre 2021. ( AFP / ERIC PIERMONT )

"Reposer la question du temps de travail, c'est une évidence", assurait Anne Hidalgo mi-octobre, interrogée sur l'idée des 32 heures/semaine. Pour autant, la candidate PS à la présidentielle ne légiférera pas dessus si elle est élue.

"Je ne décrète pas une nouvelle diminution du temps de travail, je laisserai les partenaires sociaux en décider" , a affirmé jeudi 28 octobre la maire de Paris sur BFMTV et RMC . "Les organisations syndicales pourront se saisir de ce sujet dans la grande négociation interprofessionnelle de branches et ensuite d'entreprises que j'ouvrirai (...) et elles s'en saisiront volontairement", a-t-elle détaillé.

"Je regarde ce que fait Pedro Sanchez (président du gouvernement espagnol, NDLR) en Espagne. Il a dit que les entreprises et les organisations syndicales qui t envie de se saisir de ce sujet y aillent et on les accompagnera. Donc moi c'est comme ça que j'envisage les choses : s'ils ont envie d'y aller, on les accompagnera, mais je ne créerai pas une nouvelle loi pour diminuer le temps de travail", a poursuivi la candidate.

"Je n'ai pas dit que je prônais une réduction du temps de travail. Je prône de grandes négociations. Je lancerai une grande conférence sociale avec les partenaires sociaux, d'abord sur la question des salaires", avait-elle déjà indiqué lundi sur franceinfo .

Jeudi, elle a toutefois souligné que "c'est la marche inéluctable du progrès social que d'avoir eu ces grandes conquêtes" comme "la diminution du temps de travail" , rappelant qu'elle vient "d'un milieu ouvrier" et qu'elle a "vu (s)es oncles mourir à 60 ans juste après leur vie professionnelle".