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Succession dans les familles recomposées: qui hérite de quoi?
Dernière mise à jour le : 08/02/2021

Dans les familles recomposées, la part d'héritage des enfants dépend du nombre de demi-frères et de demi-sœurs crédit photo : CREDIT_NON_AFFICHE

Dans les familles recomposées, la part d'héritage des enfants dépend du nombre de demi-frères et de demi-sœurs crédit photo : CREDIT_NON_AFFICHE

Les familles recomposées évoluent dans un cadre juridique spécifique en matière successorale. Au décès d'un parent, tous ses enfants sont appelés à hériter de lui, qu'ils soient issus d'une union antérieure ou de la nouvelle. Le cas échéant, les beaux-enfants peuvent également hériter.

Sommaire:

  • Les droits des enfants sont protégés
  • Les enfants du conjoint ne sont pas héritiers
  • L'adoption permet de traiter à égalité enfants et beaux-enfants

Les droits des enfants sont protégés

Lorsqu'une personne décède, ses enfants sont considérés comme des héritiers prioritaires. Chacun d'entre eux a droit à une partie de son patrimoine. Cette partie, appelée la réserve héréditaire, dépend du nombre d'enfants qu'a eus le défunt. Elle est égale à 50% de ses biens s'il en a eu un, aux deux tiers s'il en a eu deux, et aux trois quarts s'il en a eu trois ou plus.

Ces règles restent applicables lorsque le défunt a eu plusieurs enfants issus de différentes unions. Dans ce cas, tous les demi-frères et toutes les demi-sœurs ont vocation à hériter de leur parent commun. Le fait que le défunt ait divorcé puis se soit remarié, ait conclu un nouveau Pacs ou se soit installé en concubinage avec une autre personne ne change rien au fait que ses enfants soient héritiers réservataires de son patrimoine.

Les droits des enfants sur l'héritage de chacun de leurs parents sont donc protégés, y compris si ces derniers ont refondé une autre famille et eu d'autres enfants. Dans ce cas, leur part d'héritage dépend du nombre de demi-frères et de demi-sœurs nés de ces nouvelles unions.

Les familles recomposées en France

L'Insee définit la famille recomposée comme un couple d'adultes, mariés ou non, vivant avec au moins un enfant né d'une union précédente de l'un des conjoints. Les enfants vivant avec leurs parents et des demi-frères ou demi-sœurs en font aussi partie. Selon les statistiques de l'Institut publiées en 2018, 728.000 familles sont recomposées, soit près d'une famille avec enfants mineurs sur dix. Au total, 1,5 million d'enfants de moins de 18 ans vivent dans ces familles. 43% des couples constituant une famille recomposée sont mariés, 13% sont pacsés et 44% vivent en union libre.

Les enfants du conjoint ne sont pas héritiers

Au décès de leur père ou de leur mère, quelle que soit l'union dont ils sont issus, tous les enfants sont à égalité devant l'héritage de leur parent commun. Et cela, quelle que soit la date d'acquisition de ses biens, c'est-à-dire même s'ils ont été achetés durant le remariage. En revanche, les enfants du conjoint survivant qui ne sont pas les enfants du conjoint décédé n'ont en principe droit à rien. En effet, les beaux-enfants ne sont pas héritiers de leur beau-père ou de leur belle-mère aux yeux de la loi, mais uniquement de leur père et de leur mère.

Le beau-père ou la belle-mère qui souhaite transmettre un héritage à ses beaux-enfants peut rédiger un testament en leur faveur, et leur léguer ainsi la part de son patrimoine qui n'est pas réservée à ses propres enfants. Cette part, appelée la quotité disponible, est égale à la moitié de ses biens en présence d'un enfant, au tiers en présence de deux enfants, et au quart pour trois enfants ou plus. Le problème, c'est que les beaux-enfants bénéficiaires du testament supporteront 60% de droits de succession au décès de leur beau-père ou de leur belle-mère, au même titre que des personnes sans lien de parenté avec le défunt.

L'adoption permet de traiter à égalité enfants et beaux-enfants

Pour leur éviter cette lourde taxation, il existe une solution: l'adoption simple de ses beaux-enfants. Ce type d'adoption ne supprime pas la filiation d'origine, l'adopté conservant ses liens avec sa famille biologique tout en bénéficiant d'une nouvelle parenté. Il peut ainsi hériter de ses parents biologiques et de ses parents adoptifs.

Dans ce cas, la part d'héritage revenant à l'enfant adopté dans la succession de son beau-père ou de sa belle-mère est identique à celle revenant aux enfants de ce dernier ou de cette dernière. Et ses droits de succession sont également les mêmes que ceux dus par les enfants biologiques de l'adoptant si ce dernier est le nouveau conjoint de son père ou de sa mère ou, à défaut, si l'adoptant l'a élevé pendant cinq années au moins durant sa minorité, ou pendant dix années au moins durant sa minorité et sa majorité.

Préserver les droits des enfants nés d'une première union

Si vous vous êtes remarié et avez eu des enfants d'une première union, votre nouveau conjoint aura droit au quart de votre héritage à votre décès, ce qui réduira d'autant la part d'héritage de vos enfants. En outre, au décès de votre nouveau conjoint, ce sont ses propres enfants (nés de votre union ou d'une autre union) qui hériteront de lui, et les enfants de votre première union n'auront droit à rien. Pour préserver leurs droits, vous pouvez rédiger un testament privant votre nouveau conjoint de sa part d'héritage. Vous pouvez également rédiger un testament lui attribuant uniquement l'usufruit de vos biens, pour qu'il ne soit pas totalement démuni à votre décès. Dans ce cas, vos enfants deviendront nus-propriétaires de vos biens à votre décès et ils en récupéreront la pleine propriété au décès de votre nouveau conjoint. Et ce, sans droits de succession à régler sur cet usufruit. Dernier avantage, les héritiers de votre nouveau conjoint (ses enfants ou, à défaut, ses parents ou frères et sœurs) ne recevront pas de part de votre patrimoine.

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