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Les fonds à gestion durable: à quoi servent les critères ESG?
Dernière mise à jour le : 29/10/2021

Les critères ESG sont la boussole de l’Investissement Socialement Responsable (ISR) crédit photo : Shutterstock

Les critères ESG sont la boussole de l’Investissement Socialement Responsable (ISR) crédit photo : Shutterstock

La surperformance de la gestion durable face à la volatilité des marchés financiers a séduit les investisseurs en quête de sens à donner à leurs placements. Les critères ESG (Environnementaux, Sociaux et Gouvernance) servent de boussole aux gérants ISR pour prendre leurs décisions. Voici les clés pour mieux les connaître.

Sommaire:

  • Gestion durable, une source de résilience
  • Fonds ISR, ETF ESG, un succès inédit
  • Donner du sens à ses investissements
  • Des données ESG plus étoffées
  • Différentes stratégies de gestion ISR
  • Label ISR Immobilier, une démarche d’évolution
  • Opter pour les fonds à impact ou thématiques

Gestion durable, une source de résilience

La gestion durable, qui comporte des risques de perte, s’est démarquée en termes de performance durant la phase de volatilité des marchés du printemps 2020. Selon Novethic, les fonds appartenant à l’univers de l’ Investissement Socialement Responsable (ISR) ont affiché une surperformance d’1,5% par rapport à leur indice de référence entre le le 1er janvier et le 13 mars 2020, qui se confirme sur 2021. Les investisseurs ne s’y sont pas trompés.

Fonds ISR, ETF ESG, un succès inédit

Ces fonds sont gérés selon les critères ESG (Environnementaux, Sociaux et de Gouvernance). Ceux-ci prennent en compte les dimensions environnementales, sociales et de gouvernance des entreprises dans lesquelles les fonds investissent.

La collecte des fonds ISR ne cesse de progresser: de 26% entre janvier et septembre 2020. Selon l’Observatoire Quantalys de la gestion ISR, les fonds ISR ont collecté plus de 119 milliards d’euros au premier semestre 2021, plus que les fonds non-ISR (90 milliard d’euros). L’Observatoire estime que l’année 2021 sera une année record en Europe en termes de collecte nette, estimée à +240 milliards €. Les ETF ESG ont rencontré plus de succès encore. Ils sont favorisés par leur simplicité et leurs frais réduits. Les ETF ESG ont représenté 60% de la collecte de ces fonds indiciels depuis début 2021.

Donner du sens à ses investissements

Autre explication à cet engouement, les valeurs que véhicule ce type de placements. En effet, 62% des Français prennent en compte les impacts sociaux et environnementaux de leurs placements, selon une enquête Ifop publiée en novembre 2020. La crise sanitaire et les périodes de confinement ont encore fait remonter les enjeux sociétaux et environnementaux dans les préoccupations, tout particulièrement chez les jeunes.

Des données ESG plus étoffées

Les investisseurs disposent désormais de produits ESG plus nombreux. Ceux-ci sont en outre gérés à partir de données plus précises. Les entreprises publient en effet des rapports RSE (Responsabilité Sociétale des Entreprises), qui sont parfois intégrés à leur rapport annuel. De plus en plus souvent, les données extra-financières viennent ainsi compléter les données financières nécessaires pour peser les risques et les perspectives de bénéfices que présente la société.

De quoi s’agit-il? Les critères ESG portent tout d’abord sur la politique environnementale de la société, ou de l’émetteur s’il s’agit d’une obligation (efficacité énergétique, recyclage des déchets…). Ils prennent également en compte la protection et la formation des salariés et les relations avec les parties prenantes de l’entreprise. Le turn-over (rotation du personnel liée à des licenciements ou à des départs volontaires) et l’absentéisme, par exemple, font partie des critères d’évaluation de la dimension sociale de l’entreprise. Enfin, la gouvernance peut être évaluée à partir de critères tels que la compétence, la rémunération et la diversité de l’équipe dirigeante. C’est le troisième pilier de l’ESG. La manière dont sont pris en compte les droits des actionnaires minoritaires, la qualité de communication financière, la lutte contre la corruption ou les modes d’optimisation fiscale de l’entreprise, et notamment son nombre de filiales dans les paradis fiscaux, font également partie des critères de gouvernance.

Différentes stratégies de gestion ISR

Les analystes et les gérants de l’univers ISR utilisent les critères ESG pour noter les entreprises qu’ils évaluent et dans lesquelles ils envisagent d’investir. Cette note reflète ainsi le degré de responsabilité de l’entreprise au prisme du développement durable. Elle est prise en compte dans le processus de sélection de titres des gérants et dans leurs décisions d’investissement. Plusieurs stratégies peuvent dès lors être mises en œuvre.

Première possibilité, la stratégie Best In Universe consiste à ne retenir que les sociétés bénéficiant des meilleures notations au regard des critères ESG. Les sociétés les moins bien notées sont ainsi indirectement incitées à adopter un modèle de développement plus responsable et plus respectueux de l’environnement.

Seconde possibilité, les gérants ISR peuvent choisir de ne retenir, au sein d’un secteur, que les meilleurs émetteurs d’un point de vue ESG. Il s’agit de la stratégie Best in Class.

La troisième possibilité, la stratégie Best Effort, consiste à privilégier les sociétés qui mettent en œuvre une transformation managériale et de leur business model leur permettant d’améliorent leur notation ESG.

Label ISR Immobilier, une démarche d’évolution

À l’instar de la stratégie Best Effort, le référentiel du label ISR Immobilier prend en compte la démarche d’amélioration dans le temps d’immeubles souvent construits de longue date et qui ne répondent donc plus aux normes actuelles d’isolation et de performance énergétique. En immobilier, le reporting ISR porte sur les quinze actifs emblématiques des SCPI (Sociétés civiles de placement immobilier), OPCI (Organismes communs de placement immobilier) ou mandats de gestion d’actifs immobiliers: les cinq immeubles les plus importants en valeur, les cinq ayant les meilleures notes ESG et les cinq ayant les moins bonnes notes.

Quatrième approche, les gérants peuvent exclure certains secteurs, comme le tabac, l’alcool, l’armement ou les encore les entreprises qui enfreignent les standards internationaux. Les gérants peuvent enfin combiner plusieurs approches. Par exemple, une stratégie ESG Best In Universe et une stratégie Best Effort.

Opter pour les fonds à impact ou thématiques

La gestion ISR peut encore privilégier les entreprises en fonction de leurs impacts sociaux et environnementaux positifs, pour autant que ceux-ci soient intentionnels et mesurables. Il s’agit de la gestion d’impact.

D’autres fonds ISR adoptent des approches thématiques. On parle de fonds thématiques . Les thématiques retenues contribuent au développement durable. Elles sont liées, par exemple, au climat, à l’eau et aux énergies renouvelables.

Ces fonds permettent de profiter des grandes tendances qui modèlent les comportements de consommation à long terme. Ils offrent ainsi de la lisibilité aux investisseurs sur leurs perspectives de performance mais ne sont pas non plus sans risque de perte..

La gestion durable accessible en assurance-vie

Depuis la Loi Pacte de 2019, les compagnies d’assurances ont l’obligation de proposer, dans leurs contrats d’assurance-vie, au moins un fonds ISR, un fonds labellisé Greenfin (placement favorisant la transition énergétique et écologique) ou un fonds solidaire (10% minimum de l‘encours doit être consacré au financement d’entreprises ou associations de l’Economie Sociale et Solidaire [ESS] d’activités à forte utilité sociale ou environnementale). Elles répondent ainsi à des préoccupations sociétales et environnementales de plus en plus prégnantes avec l’accroissement des risques climatiques et les effets de la crise économique redoutée.

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