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Des placements «alternatifs» au sein de vos contrats d’assurance-vie
Dernière mise à jour le : 21/10/2021

Lorsque vous détenez un contrat d’assurance-vie, vous pouvez investir sur des placements autres que les fonds en euros ou les unités de compte crédit photo : goodluz/Shutterstock / goodluz

Lorsque vous détenez un contrat d’assurance-vie, vous pouvez investir sur des placements autres que les fonds en euros ou les unités de compte crédit photo : goodluz/Shutterstock / goodluz

Lorsque vous êtes titulaire d’un contrat d’assurance-vie, vous pouvez investir sur des fonds en euros et des unités de compte. Mais pas seulement. En effet, d’autres types de placements sont accessibles. Si vous le souhaitez, vous pouvez notamment mettre une dose d’immobilier. Depuis le vote de la loi PACTE, le non-coté constitue également une alternative.

Sommaire:

  • SCPI/OPCI: pour une dose d’immobilier
  • Le non-coté a désormais sa place dans les «gros» contrats

SCPI/OPCI: pour une dose d’immobilier

Au sein d’un contrat d’assurance-vie, vous pouvez acquérir des parts de SCPI (Société Civile de Placement Immobilier) ou d’OPCI (Organisme de Placement Collectif Immobilier). Ainsi, vous investissez principalement sur de l’immobilier tertiaire, c’est-à-dire des bureaux, des locaux et centres commerciaux, des murs d’hôtels, des centres logistiques, des maisons de retraite ou encore des actifs en lien avec la petite enfance ou l’éducation. Les SCPI et OCPI collectent des fonds, achètent des immeubles, les louent, perçoivent des loyers et redistribuent une fraction de ces revenus à leurs associés.

Les SCPI, et dans une moindre mesure les OPCI, affichent des rendements qualifiés d’attractifs dans le contexte actuel. En outre, en plaçant des SCPI et OPCI au sein de l’ assurance-vie , vous bénéficiez de la fiscalité avantageuse de cette enveloppe. Enfin, la liquidité est garantie par l’assureur. Ainsi, la revente est facilitée. En contrepartie, l’assureur perçoit généralement une partie des revenus versés par la SCPI pour en garantir la liquidité au sein du contrat. Cette part peut monter jusqu’ à 15 %.

A savoir

Principale différence entre SCPI et OPCI, les seconds ne sont pas obligés d’investir uniquement dans l’immobilier physique contrairement aux premières. L’organisme peut placer jusqu’à 40 % des fonds collectés dans des actifs financiers comme des actions de sociétés immobilières et foncières internationales. Plus exposés aux marchés financiers, les OPCI offre un rendement plus fluctuant que celui des SCPI. Les OPCI sont à envisager comme un placement à moyen terme (5 ans minimum) alors que les SCPI constituent un investissement de long terme (8 à 10 ans minimum).

Le non-coté a désormais sa place dans les «gros» contrats

La loi PACTE autorise au sein d’un contrat d’assurance-vie les investissements en non-coté, c’est-à-dire dans les fonds professionnels de capital-investissement (FPCI) et fonds spécialisés. Toutefois, ce type de produit n’est accessible qu’à certaines catégories d’épargnants, notamment les investisseurs dont la souscription initiale est obligatoirement supérieure ou égale à 100.000 €, dans la limite de 50% de l’encours de leur contrat. Ce seuil d’entrée est réduit à 10.000 €, dans la limite de 10% de l’encours si le fonds acquis possède le label «ELTIF» (European Long Term Investment Fund), favorisant l’investissement de long terme.

Autre possibilité, vous avez accès au non-coté si vous respectez deux des trois critères suivants, à savoir disposer de 500 000 € d’actifs financiers, avoir réalisé au moins 10 opérations d’un montant minimum de 600 € sur des instruments financiers chaque trimestre au cours des quatre précédents et/ou avoir occupé au moins un an un poste exigeant une connaissance de l’investissement en instruments financiers.

A noter

Avant la loi PACTE, les détenteurs d’un contrat d’assurance vie pouvaient déjà acheter des parts de FCPR (fonds communs de placement à risque), et ainsi investir dans des actions cotées et des actions non cotées.

Trackers et titres vifs

En complément des unités de compte «classiques», les assureurs vous permettent parfois d’investir sur des trackers. Ces derniers sont émis par des organismes financiers (iShares, Lyxor, Amundi…) et cotent en continu. Ils n’ont qu’un objectif: reproduire la performance d’un indice de référence, ce qui permet d’investir par exemple sur une zone géographique, un secteur ou encore un thème particulier. Dans certains cas, il est également possible d’investir en titres vifs, c’est-à-dire d’acheter directement des actions cotées.

Les SCPI/OPCI constituent une alternative pour les investisseurs en quête de rendement au sein de l’assurance-vie. Le non-coté reste réservé aux «gros» contrats.

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