Livret, assurance-vie, cryptos: Quelle solution d’épargne choisir pour vos enfants?
information fournie par Le Particulier 05/06/2026 à 08:00

Livret, assurance-vie, cryptos… plusieurs solutions permettent d’épargner pour un enfant, selon son âge, vos objectifs et l’horizon de placement. ( crédit photo : Getty Images )

De nombreux parents souhaitent constituer un capital pour leurs enfants. Cette démarche s’inscrit souvent dans une volonté patrimoniale de long terme. Plusieurs types de produits d’épargne peuvent être souscrits au nom d’un mineur. Le choix du support dépend de l’âge du bénéficiaire, des objectifs et de l’horizon de placement.

Sommaire:

  • Les livrets d’épargne réglementée allient simplicité de gestion et sécurité
  • L’assurance-vie est une enveloppe souple et polyvalente pour épargner sur le long terme
  • Compte-titres, PEA jeunes et cryptomonnaies: des supports plus risqués mais potentiellement plus rémunérateurs

Les livrets d’épargne réglementée allient simplicité de gestion et sécurité

L’option la plus simple consiste à ouvrir un livret d’épargne bancaire pour son enfant . Ces produits sont à la fois faciles à gérer et sécurisés puisque l’épargne est garantie en capital.

  • Livret A

Le Livret A est une solution souple et gratuite pour constituer une épargne au profit d’un enfant dès sa naissance. Le dépôt minimum requis à l’ouverture du compte est de 10 euros, et vous pouvez y placer jusqu’à 22.950 euros. Le Livret A est défiscalisé, et les fonds sont accessibles à tout moment, sans frais. Le titulaire peut effectuer des retraits seul à partir de 16 ans. Le taux d’intérêt est fixé à 1,5% depuis le 1er février 2026. Le Livret A possède de nombreux atouts, mais il est judicieux de l’associer à des produits offrant un meilleur rendement pour faire fructifier un capital à long terme.

  • Livret Jeune

Il est possible d’ouvrir un Livret Jeune à partir de 12 ans. Cette enveloppe est liquide et défiscalisée. Le plafond de dépôt est limité à 1600 euros. La rémunération est fixée librement par chaque établissement bancaire, mais elle ne peut pas être inférieure à celle du Livret A. Le compte jeune constitue une bonne alternative au Livret A. Le titulaire peut y déposer son argent de poche ou les sommes reçues à Noël ou pour son anniversaire, et effectuer des retraits seul à partir de 16 ans. Le livret doit être clôturé à 25 ans.

  • PEL et CEL

Ces deux produits sont destinés à financer un investissement immobilier.

- Les sommes versées sur le PEL sont bloquées pendant 4 ans. Vous pouvez alimenter le compte durant 10 ans, mais il est automatiquement clôturé au bout de 15 ans. Par conséquent, il n’est pas judicieux de l’ouvrir à la naissance d’un enfant.

- Le taux de rémunération dépend de l’année d’ouverture du compte. Depuis le 1er février 2026, il est fixé à 2% brut pour le PEL, et 1% brut pour le CEL. Les intérêts sont fiscalisés.

- L’attrait du PEL et du CEL repose en grande partie sur l’accès à un prêt immobilier à des conditions avantageuses. Toutefois, ce taux préférentiel est fixé à l’ouverture du compte, et les taux du marché peuvent s’avérer plus favorables au moment de concrétiser le projet d’achat.

- Compte-tenu de leurs règles de fonctionnement relativement contraignantes et de leur faible rémunération, ces deux placements ne représentent pas, à l’heure actuelle, l’option d’épargne la plus favorable pour votre enfant.

L’assurance-vie est une enveloppe souple et polyvalente pour épargner sur le long terme

L’assurance-vie demeure l’un des outils les plus polyvalents pour constituer une épargne au profit de ses enfants et petits-enfants dans une optique de long terme.

  • Vous pouvez ouvrir un contrat d’assurance-vie au nom d’un mineur tout en conservant la gestion jusqu’à sa majorité. La mise en place d’un pacte adjoint permet de repousser l’âge de la disponibilité des fonds jusqu’aux 25 ans de l’enfant.
  • Vous effectuez des versements libres ou programmés en fonction de vos capacités d’épargne.
  • La fiscalité de l’assurance-vie est particulièrement favorable à partir de 8 ans de détention. Il est donc judicieux de souscrire le contrat au plus tôt pour «prendre date», et permettre au titulaire de profiter des avantages fiscaux dès sa majorité.
  • La diversité des options de placement offre une grande souplesse en termes de stratégie d’investissement . Les fonds en euros vous permettent de sécuriser une partie du capital, tout en recherchant davantage de performance grâce aux unités de compte.

Compte-titres, PEA jeunes et cryptomonnaies: des supports plus risqués mais potentiellement plus rémunérateurs

  • Vous pouvez souscrire un compte-titres ordinaire (CTO) au nom d’un enfant dès sa naissance. La gestion est assurée par le représentant légal jusqu’à la majorité du titulaire. Cette enveloppe offre une grande flexibilité et un large panel de supports d’investissement: actions, obligations, ETF… En adoptant un horizon d’investissement à long terme, le CTO permet de bénéficier des performances des marchés boursiers sans être pénalisé par les fluctuations à la baisse.
  • Le PEA classique n’est accessible qu’aux majeurs fiscalement autonomes. En revanche, le PEA jeunes s’adresse aux 18-25 ans encore rattachés au foyer fiscal de leur parents. Il fonctionne comme un PEA classique, et permet d’investir en Bourse tout en bénéficiant d’un cadre fiscal attractif. Cette enveloppe est un outil pertinent pour initier un jeune adulte aux marchés financiers. Le plafond de versement est limité à 20.000 euros.
  • Certains établissements proposent aux parents de mettre en place un plan d’investissement programmé au nom de leur enfant. L’offre inclut des actions, ETF, cryptoactifs, obligations ainsi que des fonds de capital-investissement. Par ailleurs, quelques plateformes de cryptoactifs comme StackinSat ou Paymium permettent d’ouvrir un compte épargne au nom d’un enfant mineur.

Épargne des enfants mineurs: les règles en cas de séparation des parents

Les parents gèrent en commun les revenus et les biens de leurs enfants jusqu’à leur majorité. Le principe de la cogestion continue de s’appliquer en cas de divorce ou de séparation. Chaque parent est réputé avoir reçu de l’autre le pouvoir d’effectuer seul les actes dits «d’administration». Ainsi, un parent peut demander seul l’ouverture d’un livret au nom de l’enfant, effectuer des dépôts ou des retraits. Les actes «de disposition», comme la clôture du livret ou le transfert des fonds, nécessitent l’accord des deux parents. Il en est de même pour toutes les opérations relatives à un contrat d’assurance-vie, de l’ouverture aux versements en passant par les demandes de rachats, d’avance ou de modification de la clause bénéficiaire.