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Obligations, générer des revenus en veillant aux risques
Dernière mise à jour le : 03/05/2021

La recherche de rendement nécessite de suivre des indicateurs de risque bien spécifiques crédit photo : Shutterstock

La recherche de rendement nécessite de suivre des indicateurs de risque bien spécifiques crédit photo : Shutterstock

Les obligations d'État ou les obligations émises par des entreprises permettent de générer des revenus, grâce au coupon perçu chaque année. Toutefois, en période de taux bas, la quête de rendement ne doit pas faire oublier les risques spécifiques à ce type d'investissement. Des indicateurs spécifiques sont à suivre.

Sommaire:

  • Des obligations d'État peu rémunératrices
  • Les OAT, des créances à moyen ou long terme
  • Le coupon couru versé par l'acheteur d'obligations
  • Anticiper le risque d'inflation grâce aux OATi
  • Encaisser les coupons, la stratégie de portage
  • Déléguer le choix de ses obligations à un gérant
  • Un engouement pour les obligations d'entreprises
  • Les obligations convertibles pour se prémunir d'une baisse des actions
  • Obligations, des indicateurs de risque spécifiques

Des obligations d'État peu rémunératrices

Les détenteurs de fonds en euros le savent bien: les emprunts d'État et d'entreprises, dans lesquels ils sont investis, rapportent peu. De son côté, la Banque de France table sur 0,5% de hausse des prix en 2021 . Avec un rendement moyen attendu autour de 1% en 2021, les fonds en euros peinent ainsi à protéger les épargnants de l'inflation.

Les OAT, des créances à moyen ou long terme

La raison de cette rentabilité en berne? La baisse des taux de la Banque Centrale Européenne (BCE). Conséquence, l'État français emprunte, par exemple, à 0% à échéance des 25 février 2024 et 25 février 2026. Et à 0,75% pour l'OAT à échéance du 25 novembre 2028.

Les OAT (Obligations Assimilables du Trésor) sont des créances à moyen et long terme émises par l'État. Il s'agit de la catégorie la plus courante des obligations d'État. À chaque OAT sont associés une échéance et un coupon. L'OAT 10 ans sert de référence en termes de rémunération à d'autres placements. L'échéance moyenne de la dette émise par l'État français est limitée à 9 ans et 7 mois (statistiques de l'Agence France Trésor le 26 février 2021). Le jour de l'échéance de l'OAT, l'investisseur reçoit 100% du nominal investi.

Le coupon couru versé par l'acheteur d'obligations

Le coupon d'obligation désigne les intérêts reçus annuellement par l'investisseur pour rémunérer le risque qu'il prend. Le coupon se calcule en appliquant le taux d'intérêt, compte tenu de sa périodicité, à la valeur nominale de l'obligation. Le jour de la tombée du coupon, l'obligation perd la valeur du coupon. La cotation se fait au prix "pied de coupon", c'est-à-dire déduction faite du "coupon couru". Il s'agit de la part des intérêts déjà acquise par le détenteur de l'obligation. L'acheteur verse ainsi au vendeur le prix de l'obligation, plus le montant du coupon couru.

Anticiper le risque d'inflation grâce aux OATi

Il existe également des Obligations Assimilables du Trésor indexées sur l'inflation française (les OATi) et d'autres indexées sur l'inflation de la zone Euro (les OATi€). Miser sur ce type d'obligations permet de se couvrir contre le risque d'inflation. La valeur de l'OATi, ou de l'OATi€, est en effet indexée sur une référence quotidienne à l'inflation. Le coupon s'applique ainsi à un nominal variable. À l'échéance, le remboursement dépend donc aussi de l'évolution de l'indice des prix.

Encaisser les coupons, la stratégie de portage

Pour investir en obligations d'État ou d'entreprises, l'épargnant peut opter pour deux stratégies:

  • Conserver l'obligation jusqu'à son échéance. Il encaisse, le cas échéant, le coupon tous les ans jusqu'au remboursement du nominal de l'obligation. Il s'agit d'une stratégie de "portage". Ce type de gestion obligataire est souvent mis en œuvre par des gérants spécialisés pour investir dans des obligations décotées, que le marché considère comme particulièrement risquées.
  • Acheter l'obligation et la revendre en espérant récupérer une plus-value en fonction de l'évolution de son prix sur le marché boursier. Lorsque les taux d'intérêt augmentent, les cours de l'obligation à taux fixe baissent. Le rendement s'aligne ainsi sur ceux dégagés par le marché. À l'inverse, le cours de l'obligation à taux fixe monte lorsque les taux baissent.

Déléguer le choix de ses obligations à un gérant

Investir dans des fonds obligataires est une solution intéressante. Les gérants de ces fonds mettent en œuvre l'une ou l'autre de ces stratégies de gestion. Souscrire plusieurs fonds gérés de manière différente peut également permettre de diversifier son investissement. Via les Sicav (Société d'Investissement à Capital Variable) et les FCP (Fonds Communs de Placement), le choix des obligations et la gestion des risques, liés notamment à l'évolution des taux d'intérêt, sont ainsi délégués à un gérant.

Les fonds patrimoniaux, par exemple, peuvent être investis en obligations à hauteur de 40% ou 50% minimum et porter, pour certains, leur exposition à 100% d'obligations selon les phases de marchés. Leur poche obligataire mêle non seulement des emprunts d'État, mais aussi des obligations d'entreprises (les obligations corporate).

Un engouement pour les obligations d'entreprises

Dans le contexte de taux faibles venus contrer la crise sanitaire, les investisseurs en quête de rendements se sont tournés vers les obligations d'entreprises. Après la violente désaffection de mars 2020, les entreprises ont ainsi levé 2.950 milliards de dollars en obligations dans le monde en 2020, selon Refinitiv. 2.480 milliards ont été levés plus spécifiquement dans la catégorie Investissement, qui rassemble les entreprises les mieux notées en termes de risque, et 45 milliards dans la catégorie Haut Rendement.

Fin février 2021, 70% de la dette d'entreprise européenne (les obligations corporate) de la catégorie Investissement s'échangeait à des rendements inférieurs à 0,2%, dont la moitié à taux négatifs... Les obligations à Haut Rendement sont plus rémunératrices car plus risquées. Le rendement qu'elles offrent est en effet plus élevé pour inciter les investisseurs à se tourner vers ces émetteurs qui présentent un risque plus important de défaut.

Les obligations convertibles pour se prémunir d'une baisse des actions

Les obligations convertibles ont également eu les faveurs des investisseurs en 2020. Émises à un taux inférieur à celui des obligations classiques, elles peuvent être converties à tout moment en une ou plusieurs actions nouvelles. Elles protègent ainsi contre le risque de baisse des marchés actions. Toutefois, pour choisir une obligation, se focaliser sur le taux ne suffit pas. Il est important d'évaluer son couple rendement/risque.

Obligations, des indicateurs de risque spécifiques

Pour appréhender le risque d'une obligation, il est important de connaître sa sensibilité par rapport à l'évolution des taux d'intérêt. Il s'agit du rapport entre la variation de prix et la variation de taux. La sensibilité change en fonction de la variation des taux. Elle se réduit ainsi avec une hausse des taux, et inversement.

La duration de l'obligation est un autre indicateur à suivre. Le temps influe également sur le prix de l'obligation. La duration représente le nombre moyen d'années pour rentabiliser le prix initial d'une obligation, pondéré par la valeur présente des flux de liquidités qu'elle génère. Plus le taux de rendement de l'obligation est faible au départ, plus la volatilité de son cours est donc élevée. À l'inverse, duration et sensibilité baissent lorsque le coupon est plus élevé.

2021, année des greens bonds

Les green bonds, ou obligations vertes, sont émises par des entreprises, des États, des collectivités locales ou des villes pour financer leurs projets en faveur de la transition écologique. Les particuliers peuvent y accéder en investissant via un fonds. Ce nouveau type d'investissement s'inscrit dans le sillage du Green Deal et du plan de relance européen Next Generation EU. Ce dernier passera par d'importantes émissions de la part de la Commission Européenne. Les volumes ainsi générés constituent un facteur de liquidité, autre critère de sélection essentiel pour un titre obligataire.

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