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Le Medef va réexaminer sa présence dans les organes paritaires, annonce Roux de Bézieux
Reuters24/02/2019 à 12:11

LE MEDEF VA RÉEXAMINER SA PRÉSENCE DANS LES ORGANES PARITAIRES, ANNONCE ROUX DE BÉZIEUX

PARIS (Reuters) - Le président du Medef, Geoffroy Roux de Bézieux, annonce dimanche dans le JDD qu'il va réévaluer la présence de l'organisation patronale dans tous les organismes paritaires, dans le sillage de l'échec des négociations sur l'assurance chômage.

L'exécutif, qui a pressé les partenaires sociaux de trouver 3 à 3,9 milliards d'euros d'économies, les enjoignant à réduire des droits des demandeurs d'emploi et à pénaliser le recours "abusif" aux contrats courts, a promis de "reprendre la main" sur l'élaboration d'un mécanisme de bonus-malus sur ces contrats.

"Je ne veux pas que l'on tombe dans un système où l'on sert de caution, comme à l'Assurance maladie. Si tel était le cas, alors oui, nous quitterions l'Unedic (association chargée de la gestion de l'assurance chômage, NDLR) !", assure Geoffroy Roux de Bézieux dans un entretien au JDD.

"Cet échec va, je l'espère, pousser les partenaires sociaux à une remise en question forte de leur train-train paritaire. Des postures, des habitudes ont été prises. Ce monde ne bouge pas à la même vitesse que le monde de l'entreprise. Au Medef, nous allons réexaminer notre présence dans tous les organismes paritaires", ajoute-t-il.

Outre l'Unedic, le Medef siège à la Caisse nationale d'assurance-maladie (Cnam), la Caisse nationale d'assurance vieillesse (Cnav), la Caisse nationale d'allocations familiales (Caf) ou encore à l'Agence centrale des organismes de sécurité sociale (Acoss).

Revenant sur l'échec des négociations, il réfute le procès en irresponsabilité dressé cette semaine par Emmanuel Macron au patronat et aux syndicats.

"Nous étions dans un faux paritarisme : l'État dictait les règles et faisait semblant de laisser les partenaires sociaux négocier. Il faut sortir de l'ambiguïté. Cette catharsis le permet", dit-il.

Il présage en outre d'une route difficile pour l'exécutif.

"Ce sera aussi dur pour le gouvernement ! S'il réalise moins de 1 milliard d'euros d'économies par an comme il nous l'a demandé, cette notion de responsabilité se retournera contre lui", estime-t-il.

(Julie Carriat, édité par Tangi Salaün)

4 commentaires

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  • missiles
    24 février18:37

    Augmenter les pertes, payés par les autres ? Alors ce type de paritarisme bidon, ça ne sert à rien.

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