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Entreprenariat: pourquoi les femmes lèvent moins de capitaux que les hommes?
Dernière mise à jour le : 07/10/2021

Des solutions existent pour changer les mentalités concernant l’entreprenariat féminin crédit photo : GettyImages

Des solutions existent pour changer les mentalités concernant l’entreprenariat féminin crédit photo : GettyImages

Si elles sont de plus en plus nombreuses à se lancer dans la création d’entreprise, la part des femmes reste encore inférieure à celle des hommes. En outre, elles peinent à lever des fonds, la confiance des investisseurs restant donnée principalement à des créateurs masculins. Fort heureusement, des solutions existent pour accompagner les femmes, leur faciliter leurs levées de fonds et changer les mentalités concernant l’entreprenariat féminin.

Sommaire:

  • Entreprenariat: la parité n’est toujours pas atteinte
  • Des acteurs publics, locaux et associatifs engagés auprès des femmes créatrices d’entreprises
  • Des réseaux dédiés aux femmes pour accélérer la mixité
  • Des journées de sensibilisation et de valorisation de l’entreprenariat féminin

Entreprenariat: la parité n’est toujours pas atteinte

Si la part des femmes dans la création d’entreprise croît depuis 30 ans (29% en 1987, 33% en 2000…), elles sont encore trop peu nombreuses. Selon l’Insee, malgré la crise sanitaire, 848.200 entreprises ont été créées en France en 2020. Cela constitue une hausse de 4% par rapport à 2019. Toutefois, seuls 4 créateurs d’entreprises sur 10 (soit 39%) sont des femmes, une proportion quasi stable depuis 2015. Elles investissent majoritairement les secteurs de la santé et l’action sociale (74%), les services aux ménages (71%), l’industrie (58%) et l’enseignement (52%).

Selon le baromètre du collectif Sista, réalisé en 2021 par Boston Consulting Group (BCG) sur les conditions d‘accès au financement des femmes dirigeantes de startups, seules 4% des startups ont été fondées en 2020 par une équipe féminine. En revanche, la part des startups fondées par des équipes mixtes est en hausse par rapport à 2019 (17%, soit +6 points).

Quant à leur capacité à lever des capitaux pour développer leur entreprise, les femmes restent en deçà de celle des hommes. Les investisseurs continuent de privilégier les équipes masculines. Celles-ci représentent près de 85% des startups financées et plus de 90% des fonds levés en 2020 (baromètre Sista). Cette situation peut s’expliquer par la faible présence des femmes dans les équipes de fonds d’investissement (35%), même si, selon le baromètre Sista, la parité pourrait être atteinte d’ici 2027.

Pour autant, selon une étude réalisée en 2020 par le cabinet Asterès pour une banque, on ne peut pas à proprement parler de discrimination envers les femmes, en ce qui concerne l’obtention d’un prêt au moment du lancement de leur activité puisque les hommes auraient même 11% de probabilité supplémentaire de rencontrer un refus. Pourtant, les femmes porteuses de projets auraient un apport moindre que les hommes (de 10% à 14%), ces derniers disposeraient d’un patrimoine financier supérieur de 37% à celui de leurs homologues féminines.

Des acteurs publics, locaux et associatifs engagés auprès des femmes créatrices d’entreprises

Face à cette situation, de nombreux acteurs en particulier de la sphère publique se sont mobilisés depuis plusieurs années et essaient de soutenir les femmes. Parmi eux, citons France Active, qui dispose d’un service d’aide à la création d’entreprise et d’un fonds d’investissement. L’organisation a mis en place un dispositif de garantie pour accéder à des prêts bancaires. La garantie «Égalité Femmes» couvre jusqu’à 80% d’un emprunt bancaire dans la limite de 50.000 euros.

Initiative France propose, de son côté, un prêt d’honneur accordé sans demande de garantie personnelle. Son montant varie selon la nature du projet. En moyenne, il s’élève à 9.700 euros.

De plus, la plupart des régions ont mis en place un plan d’actions pour l’entrepreneuriat féminin (PAR), elles sont dans ce cadre associées à l’État et à la Caisse des dépôts. Outre les financements apportés, ces différentes structures peuvent conseiller les femmes à la tête de startups afin qu’elles réussissent leur levée de fonds.

Des réseaux dédiés aux femmes pour accélérer la mixité

Depuis plusieurs années, des réseaux se sont constitués pour venir soutenir l’entreprenariat féminin. À titre d’exemple, Réseau Entreprendre a créé le programme Wom’energy qui propose un prêt d’honneur compris entre 15.000 et 50.000 euros. L’association Femmes Business Angels réunit 150 femmes investissant à titre personnel dans des startups à fort potentiel et les accompagne dans leur développement.

En 2020, les membres du réseau ont investi 1 million d’euros dans 20 projets innovants. Willa (ex-Paris Pionnières) est un incubateur dédié aux startups lancées par des femmes. Depuis sa création en 2005, Willa a accompagné plus de 530 startups fondées ou cofondées par des femmes. Celles-ci peuvent être conseillées et même hébergées au sein de cet incubateur ou dans un lieu de coworking.

En Europe, on trouve aussi des associations, comme Women Business Angels for Europe‘s Entrepreneurs ou WomenWinWin, qui ont aussi pour objectif de renforcer l’entrepreneuriat féminin.

Des journées de sensibilisation et de valorisation de l’entreprenariat féminin

Malgré toutes ces initiatives de soutien, les femmes ont toujours des difficultés à obtenir des aides financières. L’image de la femme dans la création d’entreprise doit évoluer. L’entreprenariat féminin pâtirait de l’absence de modèle: on déplorerait, par exemple, l’absence d’un Elon Musk au féminin. Aussi, des évènements sont organisés afin de le valoriser.

Au côté de la Journée internationale des droits des femmes qui se tient le 8 mars et qui a pour but de poursuivre la mobilisation pour l’égalité entre les hommes et les femmes, on trouve: la Semaine de sensibilisation des jeunes à l‘entrepreneuriat féminin qui a pour objectif de sensibiliser les jeunes de 13 à 25 ans à la culture entrepreneuriale et à la réussite au féminin ; la Journée de la femme digitale qui met à l’honneur les femmes chefs d’entreprise ou occupant des postes de direction dans les nouvelles technologies ; la Journée des femmes entrepreneures qui propose des conférences et des ateliers pour encourager et accompagner les femmes porteuses d’un projet.

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