L'Europe, hormis Londres, finit dans le vert avec des espoirs de paix en Iran information fournie par Reuters 03/08/2026 à 18:15
* En Europe, le CAC 40 a inscrit un record à 8.642,32 points
* Wall Street dans le vert à mi-séance, Amazon bondit encore
* Le pétrole Brent chute de près de 5%, sous les 90 dollars
* Trump annonce une reprise des pourparlers avec l'Iran
par Claude Chendjou
Les principales Bourses européennes, hormis Londres, ont terminé en nette hausse lundi dans un contexte d'appétit pour le risque pour la première séance du mois d'août, qui a permis notamment aux marchés actions en France et en Allemagne d'inscrire des records.
La bonne humeur des investisseurs a été stimulée par la perspective d'une reprise des pourparlers de paix entre les Etats-Unis et l'Iran au regard des dernières déclarations de Donald Trump, permettant un net reflux des cours pétroliers.
À Paris, le CAC 40 .FCHI a fini sur un gain de 1,22%, à 8.613,82 points, après avoir touché en séance un record à 8.642,32 points, contre un précédent sommet à 8.642,23 points, le 26 février, avant le début de la guerre contre l'Iran. Le Footsie britannique .FTSE a reculé de 0,16%, plombé par le repli des valeurs pétrolières. Le Dax allemand .GDAXI a progressé de 1,59%, après avoir atteint en séance un pic sans précédent à 26.096,93 points.
L'indice EuroStoxx 50 .STOXX50E a gagné 1,15% et le FTSEurofirst 300
.FTEU3 0,39%. Le Stoxx 600 .STOXX a avancé de 0,43%, à 651,97 points, très proche de son sommet historique de 656,67 points touché le 31 juillet.
Au moment de la clôture en Europe, le Dow Jones .DJI prend 1,06%, le Standard & Poor's 500 .SPX 1,28% et le Nasdaq .IXIC 1,94%. La plupart des méga-capitalisations et des valeurs de croissance américaines sont dans le vert, avec notamment Amazon AMZN.O qui gagne plus de 5%, touchant pour la première fois la barre des 3.000 milliards de dollars de valorisation boursière.
Dans une séance relativement pauvre en résultats financiers d'entreprises et indicateurs économiques majeurs, les investisseurs ont préféré s'accrocher aux déclarations sur l'évolution de la situation au Moyen-Orient, pour satisfaire leur goût du risque.
"Nous ne pensons pas que nous aurons une guerre totale, mais nous voyons le scénario d'une trêve fragile se prolonger pendant un certain temps, avec des violations de la part de l'Iran et des attaques sporadiques contre des navires" note Mohit Kumar, économiste chez Jefferies.
Sur les marchés financiers, cela s'est traduit par un recul de la volatilité à Wall Street avec un VIX .VIX désormais aux alentours des 15 points, tandis que son équivalent sur l'EuroStoxx 50 .V2TX a reflué de près de 7% à 16 points.
Les rendements obligataires, qui s'étaient nettement tendus la semaine dernière, se sont également repliés avec la baisse des cours du pétrole.
VALEURS EN EUROPE
Worldline WLN.PA a bondi de 10,45% après avoir annoncé finaliser la cession de ses activités de paiement en Inde à Billdesk.
Mersen CBLP.PA , en hausse de 9,02%, a profité d'un changement de recommandation de la part de RBC.
AstraZeneca AZN.L a chuté de 8,96% alors qu'une source a rapporté que le laboratoire britannique et Bristol Myers Squibb BMY.N ont mené des discussions préliminaires portant sur une éventuelle fusion d'une valeur combinée de près de 400 milliards de dollars (346,95 milliards d'euros).
A la clôture des Bourses en Europe, UBS UBSG.S était stable alors que le groupe s'est vu infliger une amende de 125 millions de dollars par les autorités de régulation américaines pour des infractions liées au blanchiment d'argent.
Anheuser-Busch InBev ABI.BR a perdu 2,18%, son actionnaire historique EPS ayant décidé de céder environ 10 millions d'actions du brasseur belge, selon JPMorgan Securities, chef de file du placement financier.
LES INDICATEURS DU JOUR
L'activité manufacturière aux Etats-Unis a accéléré en juillet, à 55,6, soit un sommet de plus de quatre ans, grâce à une forte croissance des commandes qui a stimulé l'emploi dans le secteur industriel
En zone euro, la production industrielle a enregistré le mois dernier sa plus forte hausse en près de quatre ans et demi avec un indice PMI à 51,9 en juillet, contre 51,4 en juin.
Au Royaume-Uni, le PMI manufacturier est également resté en territoire positif en juillet (51,9 points après 52,5 en juin), pour le neuvième mois consécutif, mais sa croissance a ralenti au rythme le plus faible depuis quatre mois.
Les ventes au détail en Allemagne ont baissé plus que prévu, de 1,1% en juin sur un mois, montrent les données de l'Office fédéral de la statistique.
L'activité du secteur manufacturier en Chine a progressé en juillet, à 50,9 son rythme le moins important en quatre mois, sous l'effet d'un ralentissement de la production et des nouvelles commandes, montre une enquête privée.
CHANGES
Le yen s'est apprécié lundi, pour une troisième séance consécutive face à l'euro et au dollar, alors que le Japon et les Etats-Unis ont procédé à une intervention coordonnée sur la devise japonaise et ont laissé entendre qu'ils n'hésiteraient pas à prendre des mesures supplémentaires.
La monnaie japonaise a grimpé en séance de 1% avant de réduire ses gains en clôture à 156,76 pour un dollar, contre une moyenne mobile à 200 jours proche de 158.
Le dollar est pratiquement stable (+0,06%) face à un panier de devises de référence .DXY , dont l'euro EUR= qui s'affiche à 1,1503 dollar (-0,21%) et la livre sterling GBP= qui s'échange à 1,3427 dollar (-0,40%).
TAUX
Les rendements obligataires en zone euro ont terminé en repli lundi, les prix du pétrole ayant chuté après que le président américain Donald Trump a déclaré que des pourparlers avec l'Iran étaient imminents, ravivant les espoirs d'un accord pour rouvrir le détroit d'Ormuz.
Le rendement des bons du Trésor américain à dix ans US10YT=RR se replie de 6,7 points de base, à 4,677%, au moment de la clôture des Bourses en Europe.
Celui du Bund allemand à dix ans DE10YT=RR a fini en repli de 5,2 points de base, à 3,151%, et le deux ans DE2YT=RR en baisse de 4,4 points, à 2,764%.
PÉTROLE
Le marché pétrolier est en forte baisse lundi, tombant à un creux de trois semaines, Washington ayant renoncé à une nouvelle attaque contre Téhéran dans l'espoir de conclure rapidement un accord qui pourrait stimuler les approvisionnements en brut du Golfe.
Le Brent reflue de 4,54% à 83,96 dollars le baril LCOc1 et le brut léger américain (West Texas Intermediate, WTI) de 5,91% à 79,64 dollars CLc1 .
A SUIVRE MARDI: nL8N43A12G
(Rédigé par Claude Chendjou, édité par Sophie Louet)
|1|Les valeurs à suivre à la Bourse de Paris et en Europe WATCH/LFR |1|