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L'euro a-t-il fait flamber les prix en France ?

Boursorama05/04/2017 à 11:57

L'euro a-t-il fait flamber les prix en France ?

Le retour à une monnaie nationale française est devenu un argument de campagne majeur dans le programme de Marine Le Pen. Pour défendre l'idée du Frexit, la représentante du Front National à l'élection présidentielle française s'appuie notamment sur l'idée que la monnaie européenne a fait considérablement augmenter les prix. Dans l'émission Écorama du 4 avril 2017, le journaliste David Jacquot vérifie la véracité de cet argument avec Olivier Berruyer; auteur du blog les-crises.fr. 

C’est un argument de campagne qui revient en boucle dans la bouche de Marine Le Pen, c’était le cas notamment il y a quelques jours chez Bourdin sur RMC, elle a dit : « l’euro a fait exploser les prix ». Que nous dises les statistiques officielles de l’INSEE avant 2002, après 2002 ?

O.B : C’est un exemple assez intéressant d’instrumentalisation d’argumentaires sur l’euro. L’inflation après l’euro est un petit peu inférieure à ce qu’il y avait avant l’euro, si l’on compare avec la décennie  90 à 2000. Ça n’a donc pas du tout explosé, mais Marine Le Pen parle justement du passage du franc à l’euro ayant eu lieu en 2002. Lors de ce passage, on voit que c’est vrai que l’inflation augmente mais peut-être de 0.5%, ce qui est quand même très limité. Effectivement, c’était peut-être un peu plus marqué sur l’alimentaire. Les commerçants, ont peut-être arrondi un peu plus vers le haut que vers le bas lors de la conversion.
Ce qui est intéressant, ce sont les chiffres que l’on utilise. Quand on parle de ce sujet, on parle de l’inflation des prix à la consommation. C’est cet indicateur qui est utilisé très largement et que l’on appelle inflation. Mais il n’y a pas que ces prix dont il faut tenir compte, il y en a d’autres, comme le prix de l’immobilier.

Les prix de l’immobilier ont-ils un vrai rapport avec l’euro ?

En partie oui, dans le marché interbancaire et en particulier en Espagne, l’euro a permis de financer les bulles qui y ont été créées. C’est bien de regarder les prix à la consommation, de combien augmente le prix de la baguette par exemple. Or si la baguette n’a pas beaucoup augmenté depuis 10 ans, les prix immobiliers ont doublé. C’est un gros problème qui n’a pas du tout été traité et sur lequel la Banque centrale européenne n’a strictement rien fait. J’ai assisté à une conférence ou Jean-Claude Trichet (ancien président de la Banque centrale européenne) se réjouissait d’avoir limité l’inflation sous la barre des 2%. C’est vrai ce n’est pas beaucoup, sauf que quand je l’entendais dire ça, j’achetais dans le même temps un appartement qui coutait deux fois plus cher. Je ne dis pas que cette hausse est uniquement due à l’euro, mais ce qui est sûr c’est que c’est lié à la Banque centrale européenne.
Les Banques centrales ne regardent jamais dans leurs indicateurs les prix de l’immobilier, mais est ce que ce n’est pas une question importante ? Les gens paient un loyer tous les mois, et surtout s’ils ont acheté, ils paient un crédit tous les mois et ça rentre bien dans les dépenses.

Il y a cette idée répétée par Marine Le Pen qui est que ce qui coutait un franc coute aujourd’hui un euro. Cela sous-entend que tous les prix ont été multipliés par 6. Pourtant, la baguette selon l’organisme UFC Que Choisir, valait juste avant le passage en euros, 67 centimes d’euro et elle est passée aujourd’hui à un euro.

Si elle l’a dit ce n’est pas le cas ou alors peut être sur certains matériaux très particuliers. Pour le prix de la baguette, c’est normal parce que le prix est lié à l’augmentation des prix du blé, des matières premières alimentaires qui ont, au niveau mondial, énormément augmenté. Ceci étant, on était à 1,7, 1,8% d’inflation à la fin des années 90, on était passé à 2,1 pendant deux trois ans, en 2002, 2003, 2004, donc ça n’a pas fait flamber les prix. 

Les français ont pourtant l’impression que le passage à l’euro a entrainé une forte hausse des prix

Oui parce que les français ressentent que le pouvoir d’achat s'est relativement réduit. Il est surtout de plus en plus inégalitaire parce que si on regarde les classes moyennes ça commence à être différent, parce que ce sont les 10%, 20 %, des plus riches qui ont vu leur pouvoir d'achat s'élevé. Globalement, le pouvoir d’achat des classes moyennes est resté quasiment nul depuis 7, 8 ans maintenant.

Donc ce qui était problématique c’était le passage à l’euro sur certains produits du quotidien comme le café mais depuis 2002 on voit plutôt une inflation globale qui est moins forte que sur la période d’avant

Oui elle est moins forte sur les produits liés à la consommation, mais il faut prendre en compte les prix de l’immobilier, il faut également prendre en compte les actions, les obligations, tous les actifs.

Ces éléments font partis d’une bulle qui se gonfle et qui va se dégonfler un jour et ça aussi c’est quelque chose d’extrêmement dangereux. Et on voit très bien que la BCE  a les yeux rivés sur le prix de la baguette et dit que tout va très bien, le prix de la baguette est stable, mais elle n’est pas du tout en train de voir qu’il y a des bulles qui se créent.
Henri Sterdygniak disait tout à l’heure dans votre émission « ah oui les prix de l’immobilier aux Etats-Unis sont revenus aux niveaux de ceux de 2007, le prix des actions est revenu au niveau de ceux de 2007 ». Donc on voit des bulles extrêmement dangereuses. Ce n’est pas lié directement à l’inflation, mais ça fait partie des prix, et on pourrait avoir une inflation qui tient compte de ces choses-là, et vous verriez qu’elle augmente beaucoup. Mais c’est aussi tout à fait lié aux créations de masses monétaires délirantes par la Banque centrale, elle crée et injecte, tous les mois, le montant de l’impôt sur le revenu annuel français. Alors effectivement ça ne se voit pas sur les prix à la consommation, mais ça se voit sur les prix des actifs et donc là vous êtes bien dans des mécanismes inflationnistes et extrêmement dangereux.

Justement, MLP fait le procès de l’euro qui serait responsable de l’explosion des prix et de l’inflation. Mais si on quitte l’euro et que l’on revient au franc et que l’on met une taxe à l’importation de 3% ça serait hyper inflationniste ?

Peut-être mais à la question « est-ce que l’euro est viable ou non ? », la réponse est non, tous les grands économistes le disent. La question ce n’est même pas est ce que l’on va sortir ou non de la zone Euro.  Il suffit de changer les hommes, d’avoir un seul peuple en Europe, de toute façon c’est une monnaie un peuple. Est-ce qu’il y a un seul peuple en Europe ? Vous regardez ou on est au bout de 20 ans d’euro et vous voyez que rien ne se fait et donc plus on essaie d'aller en avant et plus on fracture la zone. 

Donc à la question l’euro est-il responsable de la flambée des prix au regard des chiffres de l’INSEE, quelle réponse peut-on apporter ?

L’euro n’a pas à être responsable de la flambée des prix, il n’y a pas eu vraiment de flambée des prix.


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