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Sur un marché boursier, une action évolue en fonction de l'offre (les ordres d'achat) et de la demande (les ordres de vente). La confrontation de ces deux éléments est réalisée par informatique de façon continue pour les actions les plus liquides.
Concrètement, chaque investisseur peut passer un ordre d'achat ou de vente à un prix donné. À tout moment, le système cherche le prix auquel le plus grand nombre de titres peuvent être échangés.
Le cours d'une action est fonction de l'offre et de la demande
Sur un marché boursier, le cours d'une action se détermine à partir des ordres d'achat et de vente passés au même moment. Le cours est fixé de manière à ce que le volume d'échanges soit maximal à un instant donné, afin que le plus grand nombre possible d'ordres puissent être exécutés.
Une action est dite « liquide » lorsque cet objectif est assuré de façon presque continue, grâce à la présence permanente d'acheteurs et de vendeurs. À l'inverse, une action peu liquide peut voir son cours évoluer par à‑coups, faute de contrepartie suffisante.
Le prix affiché correspond au dernier cours, c'est‑à‑dire au dernier prix auquel une transaction a effectivement été réalisée. Il ne s'agit pas nécessairement du prix auquel il est possible d'acheter ou de vendre immédiatement.
Le système de cotation assistée en continu
Le système de cotation assistée en continu (CAC), ayant donné son nom à l'indice de référence de la Bourse de Paris, a été introduit en 1986. Il a remplacé le système de la criée par un dispositif informatisé de confrontation automatique des ordres d'achat et de vente.
Des systèmes analogues existent aujourd'hui sur l'ensemble des grandes places financières mondiales. À Paris, ce système est opéré par Euronext, l'entreprise de marché qui gère notamment la Bourse de Paris.
Exemple
Un acheteur A souhaite acquérir une action X à un cours inférieur ou égal à 102 €.
Un acheteur B souhaite acquérir la même action X à un cours inférieur ou égal à 100 €.
Un vendeur C est prêt à céder son action X à partir de 100 €.
Un vendeur D exige au minimum 104 €.
La transaction peut avoir lieu entre l'acheteur A et le vendeur C. L'action est alors échangée à 101 €, prix qui satisfait à la fois l'acheteur et le vendeur.
Le cours de l'action X devient donc 101 €, correspondant au dernier prix d'échange.
Le rôle des entreprises de marché
Les entreprises de marché, comme Euronext, se chargent d'organiser les cotations, de garantir la transparence des échanges et d'assurer le bon fonctionnement des marchés.
Les cours des actions montent jusqu'à ce que le déséquilibre entre acheteurs et vendeurs se résorbe, et inversement. Toutefois, la cotation d'une action peut être temporairement suspendue à l'achat comme à la vente si le déséquilibre est jugé excessif ou en cas d'événement exceptionnel.
Le rôle du carnet d'ordres
L'ensemble des ordres d'achat et de vente est regroupé dans un carnet d'ordres, consultable par les investisseurs.
Il indique en permanence les meilleurs prix proposés à l'achat et à la vente, ainsi que les quantités correspondantes.
C'est à partir de ce carnet d'ordres que se forme le prix des transactions et que sont calculés les cours d'ouverture et de clôture.
La notion de spread (écart acheteur‑vendeur)
À un instant donné, une action est associée à deux prix :
le prix acheteur (bid) :
prix le plus élevé auquel un investisseur est prêt à acheter,
le prix vendeur (ask) :
prix le plus bas auquel un investisseur accepte de vendre.
La différence entre ces deux prix est appelée le spread. Il représente un coût implicite de transaction pour l'investisseur.
Un spread faible est généralement le signe d'une action très liquide. À l'inverse, un spread élevé traduit une liquidité plus faible ou une incertitude plus importante sur le titre. Pour limiter l'impact du spread, il est souvent conseillé d'utiliser des ordres à cours limité, en particulier sur les valeurs peu liquides.
Une journée de cotation d'une action à la Bourse de Paris
Les actions pour lesquelles l'offre et la demande sont importantes cotent généralement en continu.
La pré‑ouverture débute à 7h15. Les ordres sont enregistrés dans le carnet d'ordres, mais aucune transaction n'est réalisée. Un cours d'ouverture théorique est calculé à partir de ces ordres.
La séance débute à 9h et se termine à 17h30. Durant cette période, les valeurs cotées en continu sont échangées au fur et à mesure de l'arrivée des ordres sur le marché.
Entre 17h30 et 17h35, les ordres s'accumulent à nouveau dans le carnet d'ordres sans exécution.
À 17h35, lors du fixing, les ordres passés au cours de clôture sont exécutés. Les ordres non exécutés demeurent dans le carnet d'ordres jusqu'au lendemain, sauf si leur durée de validité est expirée.
Le cas des valeurs moins liquides
Les valeurs moins liquides ne cotent pas en continu. Pour ces titres, les ordres s'accumulent dans le carnet d'ordres sans échange immédiat.
Les transactions ont lieu uniquement lors de un ou deux fixings par jour, à des horaires précis. Ce mode de cotation permet néanmoins de faire émerger un prix de référence, même en présence d'un nombre limité d'échanges.
À retenir
En Bourse, les actions cotent toujours en fonction de l'offre et de la demande. Les titres les plus échangés sont cotés en continu tout au long de la séance, tandis que les actions moins liquides voient leur cours fixé une à deux fois par jour, lors des fixings.