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Investir dans les vignes, un vrai placement plaisir
Dernière mise à jour le : 28/09/2021

Certains produits financiers vous proposent de diversifier votre patrimoine en investissant dans la vigne crédit photo : Getty Images

Certains produits financiers vous proposent de diversifier votre patrimoine en investissant dans la vigne crédit photo : Getty Images

Savez-vous qu’il est possible de devenir propriétaire de grands crus pour à peine 10.000 euros ? Mieux, vous n’aurez que le plaisir de déguster votre propre vin sans les soucis de gérer la propriété. Certains produits financiers vous proposent, en effet, de diversifier votre patrimoine en investissant dans la vigne.

Sommaire:

  • Un patrimoine sécurisé est un patrimoine diversifié
  • Les groupements fonciers viticoles (GFV)
  • Un investissement de très long terme
  • Des avantages fiscaux en termes de transmission et d’impôt sur la fortune
  • Deux conditions pour réaliser un bon investissement
  • Une SCPI pour mutualiser les risques
  • Des niveaux de frais élevés

Un patrimoine sécurisé est un patrimoine diversifié

Une part investie en immobilier, une autre dans les marchés financiers, une troisième dans les produits sans risque pour préserver ses liquidités… Chacun dose sa recette en fonction de ses goûts. Et parfois, lorsqu’on a fait le plein d’investissements traditionnels, peut se poser la question de savoir dans quoi placer son argent. Il existe un actif qui allie rentabilité et plaisir: l’acquisition de vignes.

Attention, il ne s’agit pas d’acheter un vignoble et de se transformer en gentleman vigneron. Cela demanderait une mise de fonds démesurée pour un particulier qui ne souhaiterait pas s’investir dans la gestion d’un domaine viticole. Pour cette frange de passionnés de grands crus, des outils ont été spécialement conçus pour leur permettre de mettre un pied dans le vignoble de leurs rêves.

Les groupements fonciers viticoles (GFV)

Ne cherchez pas de publicité pour ces produits. Réglementairement, les promoteurs n’ont pas le droit de faire un appel public à l’épargne. Il vous faudra plutôt franchir la porte d’un conseil en gestion de patrimoine ou prendre rendez-vous avec votre banquier. Le principe de fonctionnement est plutôt simple. Le groupement foncier viticole (GFV) , composé d’environ une centaine d’associés, acquiert une parcelle de vigne et la confie en fermage à un exploitant, qui s’occupera d’en prendre soin et de la vinifier.

L’intérêt pour l’exploitant: agrandir son domaine ou régler des problématiques de transmission sans avoir de cash à sortir. Quant à l’associé, il perçoit chaque année une rémunération soit sous forme de liquidités, soit, le plus souvent, sous forme de bouteilles, et, à terme, il récupère son épargne majorée de la plus-value réalisée (soit par la vente de la parcelle, soit par son rachat par l’exploitant). Les tickets d’entrée pour ce type de produit oscillent entre 5.000 et 50.000 euros, le montant dépendant de la notoriété de l’appellation.

Un investissement de très long terme

Pour réaliser une bonne opération, il faut toutefois se montrer patient. La parcelle est, en effet, confiée au vigneron par bail à long terme. Il existe généralement deux types de baux: celui à 18 ans, protecteur de l’exploitant car il peut demander sa prorogation par période de 9 ans, ou celui à 25 ans, cette fois plus protecteur de l’investisseur, le groupement pouvant en reprendre la disposition à l’issue de bail. Bien entendu, il est toujours possible de revendre ses parts avant terme, la société de gestion s’occupant généralement de trouver un nouvel acheteur.

Des avantages fiscaux en termes de transmission et d’impôt sur la fortune

Les souscripteurs de GFV disposent de deux avantages fiscaux substantiels. Ils bénéficient en premier lieu d’une exonération partielle de droit de donation et de succession. Cette exonération est de 75% de la valeur des parts, dans la limite de 300.000 euros, et de 50% au-delà de ce montant (art. 793 bis du Code général des impôts). Pour en bénéficier, les parts doivent être détenues au moins 2 ans par le donateur ou le défunt, puis elles doivent rester la propriété du donataire, de l‘héritier ou du légataire pendant au moins 5 ans à compter de la transmission.

Les associés bénéficient également d’une exonération partielle d’ Impôt sur la Fortune Immobilière (IFI) . Elle est égale à 75% de la valeur des parts, dans la limite de 101.897 euros, et de 50% au-delà de ce montant.

Deux conditions pour réaliser un bon investissement

Chaque année, quelques dizaines de GFV sont proposées à la commercialisation. Mais toutes ne se valent pas. La première chose à considérer est la notoriété de l’appellation sur laquelle vous allez investir. Un cru classé de bordeaux, une belle appellation de bourgogne, de la vallée du Rhône ou de champagne aura plus de chance de se valoriser sur le long terme. Renseignez-vous également sur la qualité du vigneron. Elle influera directement sur la valorisation des bouteilles que vous recevrez chaque année. Votre rémunération (de l’ordre de 1,5%/an) n’est, en effet, pas fixée sur les prix des bouteilles vendues par le vigneron, mais sur celui du vrac déterminé chaque année par les pouvoirs publics. Par conséquent, plus le vigneron est réputé et vend cher sa production, plus votre rémunération sera élevée.

Une SCPI pour mutualiser les risques

L’inconvénient du GFV reste le fait de n’investir que sur une seule parcelle et que sur un seul vigneron. En 2020, Le gestionnaire d’actifs La Française AM, qui a créé et géré depuis 1979 une quarantaine de GFV, a lancé une SCPI (Société Civile de Placement dans l’Immobilier) spécialisée dans l’investissement dans le vignoble. Baptisée «Les Grands Palais», cette SCPI a pour vocation de détenir et gérer une grande diversité de régions et de propriétés dans les appellations d’origine les plus prestigieuses. Cette structure a déjà investi dans une parcelle de pomerol, confiée à Romain Rivière, propriétaire du Château La Croix Taillefer, et une autre à Saint-Estèphe, et confiée à la société Dourthe qui exploite le Château Le Boscq. Et les acquisitions devraient se multiplier au cours des prochaines années. Là aussi, l’objectif de rendement reste limité (autour de 1,5% à 2% par an), la SCPI visant plutôt la valorisation du prix de sa part sur le long terme (il est recommandé d’investir pour environ 20 ans).

Des niveaux de frais élevés

Quel que soit le produit dans lequel vous souhaitez investir, sachez qu’il vous faudra débourser environ 8% de frais de souscription, et des frais de gestion d’environ 3%. Mais c’est aussi le prix du plaisir.

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