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Épargne: les 6 erreurs à éviter quand on a entre 50 et 70 ans
Dernière mise à jour le : 07/07/2021

Entre 50 et 70 ans, il est temps de penser sérieusement à sa retraite et de commencer à s’intéresser à sa succession crédit photo : Shutterstock

Entre 50 et 70 ans, il est temps de penser sérieusement à sa retraite et de commencer à s’intéresser à sa succession crédit photo : Shutterstock

Entre 50 et 70 ans, le temps est venu de s’intéresser très sérieusement à son épargne comme à son patrimoine. Et à préparer sa succession, même si l’échéance peut paraître encore lointaine. En effet, en termes de fiscalité, 70 ans constitue un âge charnière avant lequel certaines décisions doivent être prises impérativement. Voici six erreurs à éviter.

Sommaire:

  • Erreur n° 1: Négliger de préparer sa retraite
  • Erreur n° 2: Ne pas modifier la répartition de son patrimoine financier
  • Erreur n° 3: Ne pas profiter à plein de l’abattement de l’assurance-vie
  • Erreur n° 4: Ne pas opérer de démembrement de propriété
  • Erreur n° 5: Oublier de faire des donations
  • Erreur n° 6: Ne pas anticiper la transmission de son entreprise

Erreur n° 1: Négliger de préparer sa retraite

À 50 ans, l’âge du départ à la retraite paraît encore lointain. Arrivé à 60 ans, ce n’est plus le cas. Sur ce sujet, il est fortement recommandé de prendre les devants avant ses 50 ans. Si vous ne l’avez pas fait, il convient d’agir. En effet, la pension moyenne ressort actuellement à 65% du dernier salaire pour une retraite complète à taux plein. Et ce taux de remplacement va encore baisser. Une fois à la retraite, la marche à descendre risque d’être importante en termes de niveau de vie. Mais vous pouvez agir.

Si vous n’avez plus de crédit immobilier à rembourser et que vos enfants sont financièrement autonomes, votre capacité d’épargne est sans doute significative. D’autant plus qu’à cette période de la vie, on atteint généralement son meilleur niveau de salaire.

Il existe de nombreux produits d’épargne susceptibles de vous permettre d’améliorer votre retraite, c’est-à-dire de vous procurer des revenus récurrents. Ne négligez aucune piste parmi les produits suivants, qu’ils soient défiscalisés ou non: immobilier locatif, assurance-vie, Plan Épargne Retraite (PER) ou encore investissement financier (Plan d’Épargne en Actions, comptes-titres ordinaire).

À savoir

Vous pouvez également racheter des trimestres retraite au titre de vos années d’étude ou à la suite d’années n’ayant donné lieu à aucune cotisation. Vous réduisez la décote et votre durée de cotisation nécessaire pour obtenir une pension à taux plein.

Erreur n° 2: Ne pas modifier la répartition de son patrimoine financier

À 50 ans ou 60 ans, l’horizon de placement se réduit. D’autant plus si vous souhaitez profiter de votre épargne dans les années à venir, une fois à la retraite. Votre profil d’investisseur évolue avec l’âge: plus vous vous approchez de l’âge de la retraite, plus vous devez baisser le niveau de risque de vos investissements. L’objectif est de réduire la part de votre épargne investie sur les actions , volatiles par essence et donc plus risquées.

Par conséquent, vous devez abaisser la part des unités de compte non garanties de vos contrats d’assurance-vie de façon progressive. À 50 ans, veillez à ne pas dépasser 50% d’unités de compte dans vos contrats. Et 40% une fois l’âge des 60 ans atteint. Ce sont là les limites généralement recommandées par les spécialistes.

Ne négligez pas d’agir de même sur d’autres enveloppes comme votre épargne salariale et votre PER. Au sein de votre PEA et de votre compte-titres, montrez-vous également moins offensif: privilégiez progressivement les grandes capitalisations par rapport aux titres plus spéculatifs.

Erreur n° 3: Ne pas profiter à plein de l’abattement de l’assurance-vie

Évidemment, il est question ici de moyens financiers que tout le monde n’a pas. Mais ne négligez pas cette question: avez-vous fait “le plein” de vos contrats d’assurance-vie? Si cette enveloppe n’est pas limitée en plafond de versements, l’avantage qu’elle procure en termes de droits de succession l’est.

Chaque bénéficiaire d’un contrat d’assurance-vie peut recevoir 152.500 euros en franchise totale de droits de succession. Mais à une condition: le titulaire du contrat doit être âgé de moins de 71 ans (70 ans révolus) à la date des versements. À l’approche de cette échéance, faites le point sur vos contrats et opérez éventuellement des versements additionnels.

À noter

Pensez également à vérifier la pertinence des clauses bénéficiaires de vos contrats d’assurance-vie. Il peut être intéressant d’inscrire vos enfants comme premiers bénéficiaires (ils bénéficient chacun d’un abattement de 152.500 euros) plutôt que son conjoint (exonéré de droits de succession). Voire vos petits-enfants.

Erreur n° 4: Ne pas opérer de démembrement de propriété

La résidence principale constitue souvent la plus importante part d’un patrimoine. Cet appartement ou cette maison que vous avez acheté ou fait construire et dans lequel vous avez élevé vos enfants compte beaucoup. Vous souhaitez qu’elle reste dans la famille. Or au moment d’une succession, les droits à payer sont souvent trop importants et l’immobilier doit être vendu.

Pour limiter les futurs droits de succession, pensez à opérer un démembrement de propriété. L’idée est la suivante: vous donnez la nue-propriété en payant d’éventuels droits de donation sur la seule valeur de cette nue-propriété. Or celle-ci évolue avec l’âge du donateur: plus celui-ci est jeune, moins elle est importante (entre 61 et 70 ans, elle vaut 60% de la pleine propriété, par exemple). Il faut donc s’y prendre tôt. À la succession, les héritiers récupèrent l’usufruit (et donc la pleine propriété), sans avoir de droits à payer.

Erreur n° 5: Oublier de faire des donations

Envisagez également de faire des donations à vos enfants. À ce sujet, il est recommandé de s’y prendre, là encore, le plus tôt possible. En effet, il est autorisé de donner à chacun d’entre eux jusqu’à 100.000 euros tous les 15 ans, sans avoir de droits de mutation à régler.

Par conséquent, si vous commencez à donner à 50 ans, vous pouvez espérer réaliser au moins deux donations de ce type compte tenu de l’espérance de vie. Un couple avec deux enfants peut ainsi donner jusqu’à 800.000 euros en 30 ans, sans avoir à payer la moindre taxe.

Erreur n° 6: Ne pas anticiper la transmission de son entreprise

Si vous êtes chef d’entreprise et souhaitez que vos enfants reprennent le flambeau, des précautions sont à prendre. Le Pacte Dutreil permet de limiter les droits à payer, sous certaines conditions restrictives. Et surtout, les droits à payer sont divisés par deux si la donation est réalisée, là encore, avant les 70 ans du donataire.

Retraites: des perspectives dégradées qui doivent vous faire réagir

Le déséquilibre du système de retraite ne date pas d’aujourd’hui. Et si les réformes se sont succédé au fil des ans (depuis 1993: réformes Balladur, Fillon, Woerth et Touraine), les problèmes restent importants. D’autant que le taux de fécondité recule. La crise sanitaire, puis économique liée à la Covid-19 va d’ailleurs peser un peu plus sur les ressources des différentes caisses de retraite (baisse des entrées, stabilisation des sorties). Et ce pour plusieurs années, selon les projections établies par le Conseil d’Orientation des Retraites (COR). Différents leviers peuvent être théoriquement actionnés (hausse de la durée de cotisation, augmentation des prélèvements, gel des pensions). Face à ces incertitudes, il est indispensable de préparer sa retraite au plus tard à partir de 50 ans pour éviter une chute de son niveau de vie.

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