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Études, logement, premiers projets… Aider son enfant majeur est courant, mais certaines règles fiscales sont à connaître.
Aider son enfant ne s’arrête pas forcément à ses 18 ans. Entre les études supérieures, le coût du logement, les difficultés d’insertion professionnelle ou les premiers projets de vie, nombreux sont les jeunes adultes qui ont encore besoin d’un soutien financier familial. Mais selon la manière dont cette aide est apportée, les conséquences fiscales peuvent être très différentes. Pension alimentaire, prise en charge directe de certaines dépenses, don manuel ou simple cadeau ponctuel : chaque situation répond à des règles précises qu’il est utile de connaître avant de mettre en place un accompagnement régulier.
L’aide aux enfants majeurs reste encadrée par des règles fiscales
La majorité ne fait pas disparaître automatiquement l’obligation des parents de contribuer aux besoins de leur enfant. Tant qu’un jeune adulte n’est pas en mesure de subvenir seul à ses besoins, notamment lorsqu’il poursuit ses études, cherche un emploi ou dispose de revenus insuffisants, une aide peut rester justifiée. Elle peut prendre plusieurs formes : versement d’une somme chaque mois, paiement d’un loyer , financement des frais de scolarité ou règlement direct de certaines dépenses courantes. Cette participation n’est pas considérée comme une donation dès lors qu’elle correspond aux besoins de l’enfant et aux ressources des parents.
Sur le plan fiscal, les parents disposent de plusieurs options. Si leur enfant majeur n’est plus rattaché à leur foyer fiscal, ils peuvent, sous conditions, déduire les sommes versées au titre de la pension alimentaire. Pour les revenus déclarés en 2026 au titre de l’année précédente, cette déduction peut atteindre 6 794 euros par enfant majeur. Les montants doivent toutefois pouvoir être justifiés en cas de contrôle, avec la conservation des preuves de paiement comme les virements bancaires, factures ou justificatifs de dépenses prises en charge. De son côté, l’enfant doit déclarer les sommes reçues dans sa propre déclaration de revenus. Le choix entre rattachement fiscal et déduction dépend donc de la situation de chaque famille, notamment des revenus des parents et de ceux de l’enfant.
De l’argent de poche au projet immobilier : des aides aux conséquences différentes
Il faut également distinguer l’aide régulière des cadeaux ponctuels. Une somme versée à l’occasion d’un anniversaire, d’une réussite scolaire ou d’un événement particulier peut être considérée comme un « présent d’usage » si son montant reste proportionné au patrimoine et aux revenus du parent qui donne. En revanche, une somme importante destinée à financer un achat immobilier, la création d’une entreprise ou un autre projet majeur relève davantage du don manuel. Celui-ci doit être déclaré à l’administration fiscale, même s’il bénéficie d’un régime favorable entre parents et enfants. Chaque parent peut notamment transmettre jusqu’à 100 000 euros à chacun de ses enfants tous les 15 ans sans droits de donation, selon les règles fiscales en vigueur.
Au-delà de l’aide financière immédiate, accompagner un enfant majeur passe aussi par l’ apprentissage de la gestion de son argent . C’est notamment l’ objectif de l’Offre 10-17 de BoursoBank , proposée aux enfants des clients âgés de 10 ans à 17 ans et 6 mois. Cette solution permet aux adolescents de disposer d’un compte bancaire et d’une carte gratuite tout en découvrant progressivement la gestion d’un budget. Les parents gardent un regard sur le compte et peuvent paramétrer différents usages, comme les plafonds de paiement ou certaines fonctionnalités de sécurité. L’application permet également au jeune de suivre ses dépenses, de recevoir des alertes en cas de baisse de solde et de mieux comprendre ses habitudes financières.
L’épargne, un outil pour préparer progressivement l’autonomie de son enfant
Préparer l’avenir de son enfant peut aussi passer par l’épargne. Mettre régulièrement de l’argent de côté permet d’anticiper des projets futurs comme les études, le permis de conduire ou l’installation dans un premier logement. BoursoBank propose notamment des solutions adaptées aux différents objectifs, comme le Livret Bourso+ Jeune ou le Livret A pour les jeunes, qui permettent de constituer une première épargne accessible. Les parents peuvent également organiser leur propre épargne afin de conserver une capacité d’aide dans la durée, avec des solutions comme le Livret Bourso+, disponible à tout moment et sans plafond de versement, le compte à terme avec une rémunération fixe sur une durée déterminée, ou encore les livrets réglementés selon leur situation.
Enfin, aider son enfant ne doit pas conduire les parents à fragiliser leur propre équilibre financier. Avant d’effectuer un don important, d’accorder un prêt familial ou de se porter garant pour un logement, il est essentiel d’évaluer les conséquences de cet engagement. Le prêt familial peut notamment être une alternative intéressante au don, à condition de formaliser les modalités de remboursement par écrit afin d’éviter toute confusion. En anticipant les aspects fiscaux, juridiques et financiers, les parents peuvent accompagner leur enfant dans de bonnes conditions tout en préservant leur propre sécurité financière.
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