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Airbnb : à cause de ce changement, certains propriétaires pourraient bientôt payer plus d’impôts

information fournie par Boursorama avec Newsgene 18/09/2026 à 15:34

Airbnb remplace son système actuel de frais partagés par une commission unique entièrement à la charge de l'hôte. Illustration.  (TeroVesalainen / Pixabay)

Airbnb remplace son système actuel de frais partagés par une commission unique entièrement à la charge de l'hôte. Illustration. (TeroVesalainen / Pixabay)

Airbnb modifie sa politique de commission à partir du 13 octobre 2026. En conséquence, certains hôtes pourraient être tentés d'augmenter leurs prix pour compenser cette hausse de frais, au risque de franchir des seuils fiscaux et sociaux sans réellement gagner davantage.

Un changement de tarification chez Airbnb pourrait avoir des conséquences fiscales inattendues pour certains propriétaires, rapporte Capital . À partir du 13 octobre 2026, la plateforme remplace son système actuel de frais partagés par une commission unique, généralement de 15,5 %, entièrement à la charge de l'hôte. Jusqu'ici, l'hôte supportait 3 % de commission, contre 14,1 % à 16,5 % pour le voyageur. Certains propriétaires risquent donc de percevoir moins d'argent après commission.

Deux seuils fiscaux et sociaux à surveiller

Pour compenser cette perte, la tentation est grande d'augmenter le prix affiché aux voyageurs. Cette hausse peut toutefois faire gonfler mécaniquement les recettes prises en compte pour l'imposition, sans que le revenu réellement perçu n'augmente pour autant.

Le premier seuil à surveiller est celui du micro-BIC. Pour une location touristique non classée, il est fixé à 15.000 euros de recettes en 2026, avec un abattement forfaitaire de 30 % en dessous de ce montant. Ce plafond monte à 83.600 euros pour un meublé classé, avec un abattement de 50 %. « Alors même qu'il veut préserver son net financier, l'augmentation de ses tarifs va potentiellement entraîner un changement de régime fiscal de ses loyers » , prévient Baptiste Vaslin, avocat fiscaliste chez Kleber Avocats.

Attention au changement de régime

Le second seuil, fixé à 23.000 euros de recettes annuelles, concerne à la fois le fiscal et le social. Au-delà, les revenus ne sont plus soumis aux prélèvements sociaux : le loueur doit s'affilier à un régime de Sécurité sociale et payer des cotisations sociales. Sur le plan fiscal en revanche, « le dépassement n'entraîne pas automatiquement une entrée dans le régime du loueur en meublé professionnel », précise l'avocat. Encore faut-il que ces recettes dépassent aussi les autres revenus professionnels du foyer.

6 commentaires
  • 22 septembre 10:23

    La vraie révolution fiscale a déjà été faite puisque air.bnb transmets systématiquement les revenus des hôtes au fisc. Pour le reste, c'est l'épaisseur du trait. Une augmentation de 10% des tarifs ne changera rien sur l'attractivité du système.


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