Aller au contenu principal Activer le contraste adaptéDésactiver le contraste adapté
Plus de 40 000 produits accessibles à 0€ de frais de courtage
Découvrir Boursomarkets

Tourisme : "une vraie tendance positive sur l'été" pour l'hôtellerie, malgré l'inflation
information fournie par Boursorama avec Media Services04/08/2022 à 10:33

Les grands groupes hôteliers observent une forte demande, notamment liée au retour des touristes américains après la levée des restrictions sanitaires aux frontières.

( AFP / LUDOVIC MARIN )

( AFP / LUDOVIC MARIN )

Une bonne nouvelle pour une filière qui a souffert du Covid-19. Alors que le spectre de la pandémie s'éloigne enfin, l'été 2022, synonyme de forte fréquentation et de prix en hausse , renfloue les caisses des grands groupes hôteliers, plus rentables grâce à des réductions de coûts, mais attentifs aux risques pesant sur la rentrée.

Après plus de 24 mois de pandémie qui ont mis l'industrie touristique à l'arrêt, le secteur profite à nouveau d' une forte demande et les grands groupes "ont repris des couleurs en Bourse au point qu'ils pèsent de nouveau davantage que les acteurs de la tech", constatait dans son classement financier 2022 publié en juin, la société de conseil MKG Consulting.

La levée des restrictions profite aux hôtels

Ce classement en termes de valeur d'entreprise a été bouleversé par la crise : si les américains Marriott et Hilton restent en tête avec respectivement 62 milliards de dollars -soit +6 % par rapport à l'avant-crise- pour le premier et 48 milliards (+ 23 %) pour le deuxième, le chinois Huazhu ferme le trio alors qu'il n'était que 5e en 2019, tandis que son compatriote Jin Jiang grimpe de la 10e à la 7e place. "Les Chinois sont ressortis plus vite et plus forts de la crise, même si (...) ils font désormais face à un léger contre-coup", note MKG.

En Europe, après un premier trimestre encore difficile en raison du variant Omicron, les groupes hôteliers bénéficient d'une "vraie tendance positive sur l'été, grâce à la levée massive des restrictions de voyage et au retour affirmé des Américains : pour certains, le recul de l'euro face au dollar a rendu le continent à nouveau accessible", dit à l'AFP Vanguélis Panayotis, président de MKG Consulting.

Les retour des touristes européens

"Les résultats des groupes hôteliers sont soutenus tant par le tourisme de proximité domestique, renforcé par la crise sanitaire qui a persisté, que par le retour marqué" des voyageurs des pays voisins , dit-il. C'est notamment le cas pour le français Accor, sixième groupe hôtelier mondial: "tous les chiffres que j'ai en main montrent un été qui va être incroyable" grâce à la hausse conjuguée des prix et des taux d'occupation, a estimé son directeur financier Jean-Jacques Morin, le 28 juillet.

La rentabilité s'améliore grâce à des prix "très élevés", a-t-il expliqué en présentant les résultats semestriels, ce qui renfloue les trésoreries malgré un taux d'occupation encore inférieur à l'avant-crise sanitaire . Mardi, Anthony Capuano, le directeur général de Marriott a annoncé que le revenu par chambre disponible (RevPAR) du groupe, indicateur phare de l'industrie hôtelière, était "supérieur à celui de 2019 au niveau mondial, en juin".

A fin juillet, dans la région Paca "où tous les groupes internationaux sont présents, sur les grandes destinations de la Côte d'Azur, on est à un point et demi en dessous de 2019 en termes d'occupation, mais on est à +25 % en termes de chiffre d'affaires", précise de son côté Vanguélis Panayotis.

Des économies pendant la pandémie

En outre les groupes hôteliers ont drastiquement réduit leurs coûts de fonctionnement pendant la pandémie , rendant leur activité plus rentable. Cela a permis à l'américain Hilton d'être très optimiste le 27 juillet, en publiant des résultats semestriels supérieurs aux attentes : relevant ses objectifs, il a affirmé tabler sur une "reprise continue du secteur, tout au long de l'année".

Quant au groupe espagnol Melia, se disant lui aussi porté par "une très forte croissance de la demande", il a indiqué s'être " adapté aux nouvelles attentes des voyageurs post-Covid ", plus demandeurs de "chambres et produits de luxe qu'auparavant". Dans un contexte de pressions sur le pouvoir d'achat dues à l'inflation des prix et des énergies, ces évolutions pourraient provoquer une "fracture dans la consommation", avertit toutefois M Panayotis.

Le toursime en haut de gamme en bonne santé

En France, si "les établissements positionnés sur le haut de gamme, les collections d'hôtels exclusives comme Maisons Pariente ou Les Airelles, marchent extrêmement bien", en revanche " des clientèles sensibles en termes de pouvoir d'achat , qui ne dépensaient pas beaucoup en vacances, ont commencé à faire des arbitrages, même si on ne le voit pas dans les chiffres globaux", observe-t-il.

A l'automne, la qualité de la reprise du tourisme d'affaires, tiré par les salons, congrès et séminaires, donnera une indication sur la résilience du secteur face aux menaces de récession et aux pressions inflationnistes , estiment les professionnels.

Valeurs associées

Euronext Paris -2.29%
Sibe +0.18%
NASDAQ -2.11%

1 commentaire

  • 04 août12:43

    Là on est bon, torcher le c.. des touristes. Des métiers d'avenir pour nos enfants.