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Sanctions contre la Russie : les cryptomonnaies sont une "menace" qui "préoccupe" la BCE
information fournie par Boursorama avec Media Services 23/03/2022 à 10:39

( AFP / ARMEND NIMANI )

( AFP / ARMEND NIMANI )

Parmi toutes les catégories d'actifs numériques, "les crypto-actifs me préoccupent le plus dans le contexte russe", a déclaré Christine Lagarde, présidente de la Banque centrale européenne, lors d'un forum sur l'innovation de la Banque des règlements internationaux mardi 22 mars.

Une mise en garde de la BCE. Les cryptomonnaies obtenues en échange de roubles pour tenter de contourner les sanctions des pays occidentaux envers la Russie représentent une "menace", selon la présidente de la Banque centrale européenne, Christine Lagarde, mardi 22 mars.

Parmi toutes les catégories d'actifs numériques, "les crypto-actifs me préoccupent le plus dans le contexte russe" , a déclaré la banquière centrale lors d'un forum sur l'innovation de la Banque des règlements internationaux.

"Est-ce une menace ? Oui", a-t-elle affirmé, après avoir souligné que les cryptomonnaies échappant au système bancaire traditionnel sont "certainement utilisées comme moyen d'essayer de contourner les sanctions qui ont été décidées par de nombreux pays à travers le monde contre la Russie et des acteurs spécifiques".

Le catalogue des sanctions européennes étendu aux crytomonnaires

Particuliers ou entreprises russes "essaient évidemment de convertir leurs roubles dans les crypto-actifs", a relevé Christine Lagarde, notant que les volumes de roubles convertis atteignaient un niveau particulièrement élevé depuis les sanctions imposés par les Occidentaux.

L'Europe a étendu dernièrement aux cryptomonnaies son catalogue de sanctions prises après le début du conflit en Ukraine, en excluant notamment les établissements bancaires russes du système interbancaire international Swift.

Mais les cryptomonnaies, utilisant la technologie des chaînes de blocs ("blockchain"), peuvent être utilisées à l'écart du système bancaire par des personnes visées par les sanctions pour continuer à effectuer des opérations.

Avant le conflit armé en Ukraine, la Russie occupait déjà le haut du podium mondial pour l'utilisation et la création ("minage") de cryptomonnaies.

Un "actif spéculatif"

Le bitcoin , la plus célèbre des cryptomonnaies, "ne constitue pas (...) une réserve de valeur, mais plutôt un actif spéculatif , qui s'apparente un peu aux bulbes de tulipes aux Pays-Bas au XVIIe siècle", a de son côté déclaré le gouverneur de la Banque de France, François Villeroy de Galhau, en ouverture du forum.

Les banquiers centraux sont coutumiers des critiques contre les cryptomonnaies du fait de leur forte volatilité, de leur utilisation possible au profit d'activités criminelles et plus largement de leur opacité.

La BCE mise sur la création d'ici à 5 ans d'un euro digital comme monnaie de banque centrale sécurisée et anonyme pour les paiements quotidiens, à côté des espèces.

Pour ce projet complexe, "nous sommes dans les temps et dans le budget", a assuré Christine Lagarde.

Les cryptomonnaies affluent en Ukraine

En Ukraine, les cryptomonnaies jouent un rôle jamais vu auparavant, permettant au gouvernement de récolter des millions de dollars pour financer sa réponse à l'invasion russe.

Dès les premières heures du conflit, le gouvernement ukrainien a ouvert des adresses et des portefeuilles de cryptomonnaies lui permettant de recevoir ces devises décentralisées directement. Toute personne possédant des cryptomonnaies peut donc les envoyer vers ces adresses.

Bitcoin, ethereum , mais également tether, ce "stablecoin" dont le cours est adossé au dollar : depuis le début de l'effort de guerre, les cryptomonnaies affluent. Les montants récoltés en cryptomonnaies sont minimes par rapport aux milliards d'aides débloqués par des les Etats-Unis, les pays de l'Union européenne ou les grandes organisations internationales, mais permettent à des particuliers de s'impliquer.

L'ONG américaine "The giving block" ("Le bloc qui donne"), qui lève des cryptomonnaies à travers le monde pour les envoyer en Ukraine, estime que c'est "une option que les donneurs les plus jeunes utilisent de plus en plus pour soutenir de multiples causes".

Par ailleurs, les Ukrainiens s'étaient tournés vers ces devises décentralisées pour se protéger de la baisse de leur devise. Si pour l'instant, la banque centrale ukrainienne est parvenue à stopper l'effondrement de son cours, les conséquences de l'invasion risquent de faire perdre de sa valeur au hryvnia local.

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