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Les taux d'emprunt de la France impassibles à la dégradation de S&P
information fournie par Boursorama avec AFP 03/06/2024 à 12:35

Les taux d'intérêt auxquels la France emprunte sur les marchés financiers ne réagissaient pas lundi à l'abaissement de la note souveraine du pays par l'agence de notation S&P Global Ratings.

( AFP / ALASTAIR PIKE )

( AFP / ALASTAIR PIKE )

La France est désormais notée "AA-", le quatrième cran sur l'échelle de l'agence de notation, avec une perspective stable.

Sur le marché obligataire, le rendement des obligations de l'Etat français à échéance 10 ans s'établissait à 3,10% vers 12H00 (10H00 GMT), en légère baisse par rapport à la valeur de clôture de vendredi. Les taux des autres pays de la zone euro reculent aussi lundi à l'approche de la réunion de la Banque centrale européenne qui devrait abaisser ses taux directeurs jeudi.

L'écart entre ce taux français et l'équivalent allemand (jugé comme la dette souveraine la plus sûre de la zone euro), un indicateur qui permet de mesurer la confiance des investisseurs, ne bougeait pas non plus. Cet écart, appelé "spread", s'était accru en mars après l'annonce d'un dérapage du déficit public, avant de se résorber en partie en avril.

"La dégradation reflète notre projection que, contrairement à nos attentes précédentes, la dette publique française en proportion du PIB va augmenter en raison des déficits plus importants que prévus en 2023-2027", a justifié S&P Global Ratings dans une analyse accompagnant la note, en rappelant que le déficit public français avait été en 2023 "nettement plus élevé que ce que nous avions prévu".

Pour Xavier Chapard, stratégiste chez le gérant d'actifs LBP AM, "cette dégradation était en grande partie attendue (S&P avait une perspective négative depuis longtemps)", et "cela aligne la note de la France avec celle de l'agence Fitch (l'agence Moody’s conserve une note plus élevée d'un cran) et la notation de la France reste élevée".

Il souligne néanmoins que "cela confirme la dégradation tendancielle des finances publiques de la France et le besoin d’ajustement budgétaire important".

En avril, les deux autres principales agences internationales, Moody's et Fitch, n'ont pas revu à la baisse la note française.

2 commentaires

  • 03 juin 13:26

    Il faut que l'on soit dans la situation de la Grèce pour que les agences réagissent vraiment...


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