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Grande-Bretagne: La course à la succession de Johnson commence, ses opposants exigent son départ
information fournie par Reuters 08/07/2022 à 14:18

GRANDE-BRETAGNE: LA COURSE À LA SUCCESSION DE JOHNSON COMMENCE, SES OPPOSANTS EXIGENT SON DÉPART

GRANDE-BRETAGNE: LA COURSE À LA SUCCESSION DE JOHNSON COMMENCE, SES OPPOSANTS EXIGENT SON DÉPART

par Michael Holden et Muvija M

LONDRES (Reuters) - Pas moins d'une douzaine de candidats lorgnaient vendredi le poste de Premier ministre du Royaume-Uni au lendemain de la démission de Boris Johnson, éclaboussé pour des scandales à répétition et une série de défections au sein de son gouvernement.

Boris Johnson a annoncé jeudi sa démission tout en précisant qu'il resterait Premier ministre jusqu'à la désignation du nouveau chef du Parti conservateur, assuré de lui succéder au 10, Downing Street.

Aussi bien des figures politiques de poids que des députés de second rang devraient se bousculer au portillon pour succéder à l'ancien maire de Londres mais le processus pourrait prendre des semaines, voire des mois.

En attendant, Boris Johnson se maintient à son poste, une situation que ses opposants, mais aussi plusieurs Tories, jugent intenable.

"Je pense que les députés conservateurs doivent se débarrasser de lui maintenant", a déclaré Ed Davey, le chef des libéraux-démocrates, à la BBC.

"C'est tout simplement ridicule qu'il soit le Premier ministre par intérim. Il n'a jamais pris soin et ne s'est jamais occupé de quoi que ce soit dans sa vie", a-t-il poursuivi.

Le Parti travailliste, principale formation d'opposition, a également appelé au départ immédiat de Boris Johnson, promettant d'organiser un vote de défiance au Parlement s'il n'est pas évincé immédiatement.

"Il reste Premier ministre jusqu'à ce qu'un nouveau Premier ministre soit trouvé, c'est ainsi que notre système fonctionne", a répondu James Cleverly, le ministre de l'Education.

Après sa large victoire de 2019 acquise sur sa promesse de mener à bien le Brexit, Boris Johnson s'est retrouvé dos au mur après plusieurs scandales allant du non-respect des confinements au début de la pandémie de COVID-19 à la rénovation dispendieuse de sa résidence à Downing Street en passant plus récemment par la promotion d'un parlementaire accusé d'attouchements sexuels.

INTÉRÊT NATIONAL

Boris Johnson a déclaré à ses principaux ministres qu'il ne ferait pas de changement de politique important afin de laisser les coudées franches à son remplaçant.

Dans son discours de démission, il n'a à aucun moment employé ce terme et a qualifié son départ d'"excentrique".

"Permettre à un Premier ministre de rester en place alors que ses propres ministres viennent de démissionner en masse sans avoir confiance en son leadership ne peut être dans l'intérêt national", dénonçait le journal Times dans son éditorial.

Jusqu'à présent, seuls la procureure générale, Suella Braverman, et le chef de la commission parlementaire des Affaires étrangères, Tom Tugendhat, ont officiellement annoncé briguer la direction du Parti conservateur mais une douzaine d'autres candidats sont pressentis pour se lancer dans la bataille.

Les noms de l'ancien ministre des Finances, Rishi Sunak, de la ministre des Affaires étrangères, Liz Truss, et du ministre de la Défense, Ben Wallace, circulent bien qu'aucun d'entre eux ne se soit déclaré.

Les règles et le calendrier exacts du processus de succession n'ont pas encore été définis mais les élus conservateurs devront retenir deux candidats puis les membres du parti - qui comptent moins de 200.000 personnes - départageront les finalistes.

DOSSIERS CHAUDS SUR LA TABLE

Le prochain Premier ministre devra faire face à plusieurs défis de taille au niveau économique: l'inflation galopante, la forte dette du pays et une faible croissance, le tout sur fond de risque énergétique avec la guerre en Ukraine.

Les mouvements sociaux se multiplient également face à la hausse du coût de la vie avec entre autres des grèves des cheminots tandis que les enseignants et le personnel de santé menacent également de débrayer.

Le pays reste en outre dans une impasse avec l'Union européenne en ce qui concerne sur les règles commerciales relatives à l'Irlande du Nord dans le cadre de l'accord sur le Brexit.

"Quoi que le parti décide de faire, il doit le faire vite", a déclaré le Daily Telegraph dans son éditorial. "Le pays ne comprendra pas ou ne pardonnera pas une longue course au pouvoir au milieu d'une crise économique et avec un risque de guerre plus étendue en Europe toujours d'actualité."

(Rédigé par Michael Holden, version française Laetitia Volga, édité par Jean-Stéphane Brosse)

1 commentaire

  • 08 juillet 14:48

    A regretter que Jeremy Hunt n'ait pas été nommé à la place de Johnson, ils n'en seraient pas là.


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