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Comment valoriser votre e-réputation dans votre patrimoine?
Dernière mise à jour le : 18/11/2021

L’e-réputation constitue votre patrimoine immatériel sur Internet. crédit photo : Getty Images

L’e-réputation constitue votre patrimoine immatériel sur Internet. crédit photo : Getty Images

Que faisons-nous spontanément pour nous renseigner sur quelqu’un – qu’il soit candidat, futur collaborateur, client ou employeur ? Taper son nom dans Google afin d’obtenir des informations sur cette personne. L’e-réputation, ou l’image qu’Internet renvoie de nous, constitue notre patrimoine immatériel. Il s’agit par conséquent d’un actif à ne pas négliger. Comment protéger notre e-réputation ? Comment la valoriser et la faire fructifier ?

Sommaire:

  • E-réputation, votre patrimoine immatériel sur la toile
  • Un capital à maîtriser et protéger
  • Faire fructifier son patrimoine numérique

E-réputation, votre patrimoine immatériel sur la toile

E-réputation, web-réputation, réputation numérique, cyber-réputation… autant de termes qui désignent l’image que nous percevons d’une entreprise, d’une entité ou d’une personne via l’ensemble des contenus qui circulent à son sujet sur Internet: photographies, activité sur les réseaux sociaux, messages sur des forums ou sites collaboratifs, publications sur un blog, mais aussi articles de presse ou avis clients pour une marque par exemple.

Cette réputation numérique dépend de deux facteurs: l’image qui est perçue - positive ou négative - selon le contenu des informations présentes sur Internet, et la visibilité de cette image, qui dépend du volume d’exposition sur la toile. Elle se construit à la fois de façon individuelle et volontaire, via les éléments que nous décidons de publier, mais également de manière indirecte, en fonction de ce que d’autres publient.

Un capital à maîtriser et protéger

Notre activité en ligne laisse des traces. Ces contributions dessinent un portrait qui, certes restrictif, constitue la porte d’accès la plus simple et la plus rapide pour les personnes extérieures à notre cercle. Critiques de son employeur, photos compromettantes, propos répréhensibles sur des forums… Ces publications peuvent coûter cher. Pour des salariés, cela peut aller jusqu’au licenciement, voire faire l’objet de poursuites. Pour un candidat, c’est une opportunité d’embauche qui s’envole.

Selon une étude menée par CareerBuilder en 2018, plus de la moitié des employeurs ont déjà été dissuadés de recruter un candidat sur la base d’éléments trouvés sur les réseaux sociaux. Près d’un employeur sur deux surveille l’activité de ses salariés sur ces mêmes réseaux, et un sur trois a déjà recadré ou licencié un salarié à cause d’un contenu publié en ligne.

Votre identité numérique doit idéalement être le reflet des informations que vous avez choisi de partager. Des habitudes simples peuvent vous aider à préserver ce patrimoine immatériel. Réalisez régulièrement un état des lieux en tapant votre nom dans Google. Vous devez impérativement maîtriser la confidentialité de vos publications sur les réseaux personnels tels que Facebook ou Instagram. Supprimez les contenus et les comptes que vous ne souhaitez plus voir apparaître. Pour les publications sur lesquelles vous n’avez pas la main, la loi garantit désormais un droit à l’oubli pour les internautes.

Le business du droit à l’oubli

Le droit à l’oubli, ou droit à l’effacement, est inscrit dans l’article 17 du Règlement général sur la protection des données personnelles (RGPD), entré en vigueur le 25 mai 2018. Il permet à tout individu de demander à l’éditeur d’un site d’effacer des données à caractère personnel dans des situations précises, notamment en cas d’atteinte à la vie privée et à la réputation ou de diffamation. Face à un refus ou une absence de réponse, il vous faut contacter l’hébergeur du site. Si vous n’obtenez pas gain de cause, vous pouvez déposer un recours auprès de la CNIL (Commission nationale de l’informatique et des libertés) et, en dernier lieu, agir en justice. Ces démarches nécessitent recherches, courriers et s’avèrent très chronophages, raison pour laquelle des sociétés spécialisées proposent à des particuliers de prendre en charge ce “nettoyage”.

Même en supprimant un contenu, celui-ci ne disparaît pas pour autant car il a été indexé par Google et peut avoir été dupliqué ailleurs. De la même manière, envoyer ou poster une photo dans un espace privé ne garantit pas sa confidentialité. Réfléchissez avant de laisser une trace numérique qui pourrait vous nuire durablement.

Il existe désormais des assurances spécialisées en e-réputation pour faire face à ce type de risques. Pour une dizaine d’euros par mois, vous pouvez bénéficier d’une protection en cas d’atteinte à votre image numérique: diffusion d’informations sans votre consentement, diffamation, cyberharcèlement… L’assureur prend notamment en charge les démarches de demande de suppression des contenus compromettants. La couverture peut également inclure une garantie en cas d’usurpation d’identité comprenant un accompagnement juridique.

Faire fructifier son patrimoine numérique

Et si l’e-réputation constituait l’un des atouts les plus précieux en matière de gestion de carrière? Investir dans son image numérique se révèle en effet particulièrement rentable. Internet vous donne la possibilité de développer votre personal branding (marque personnelle), c’est-à-dire de travailler votre image numérique comme un produit ou une marque pour capter l’attention de futurs employeurs ou collaborateurs, multiplier les contacts et générer des opportunités professionnelles. Votre e-réputation agit comme une vitrine. Capitalisez sur vos points forts. Mettez en avant vos compétences, qualités, talents et expertises, afin d’offrir le reflet le plus valorisant et de vous démarquer. Une réputation contrôlée vous permettra d’asseoir votre légitimité et d’accroître votre influence.

Cette approche nécessite méthode et stratégie. Il vous faut déterminer quel message vous souhaitez véhiculer et quels aspects de votre carrière vous désirez mettre en avant. Voulez-vous vous positionner en tant qu’expert? Toucher une cible de recruteurs? Une fois ces objectifs clarifiés, vous saurez s’il est plus pertinent de privilégier un média froid tel un blog, ou un outil viral comme Twitter.

Les réseaux professionnels, en premier lieu LinkedIn, s’avèrent très puissants pour valoriser son profil et accroître sa légitimité. N’hésitez pas à solliciter des recommandations pour gagner en crédibilité. Au-delà du moment clé du recrutement, l’e-réputation doit être entretenue tout au long d’une carrière professionnelle. Soyez actif, participez à des webinars, commentez des posts et investissez les forums afin de vous positionner en tant qu’expert et de vous faire remarquer. Publiez des contenus pertinents et tournez-vous vers des professionnels reconnus. De nombreux portails spécialisés permettent de construire son e-réputation dans un secteur d’activité précis. Plus ciblés, ils maximisent l’impact grâce à une audience qualifiée.

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