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Comment épargner pour financer les études de vos enfants?

information fournie par Le Particulier 19/09/2026 à 08:00

Épargner dès la naissance pour les études de ses enfants: combien mettre de côté selon le cursus et quels placements choisir entre Livret A, assurance-vie, ETF, immobilier ou aide familiale? ( crédit photo : Getty Images )

Épargner dès la naissance pour les études de ses enfants: combien mettre de côté selon le cursus et quels placements choisir entre Livret A, assurance-vie, ETF, immobilier ou aide familiale? ( crédit photo : Getty Images )

Études plus longues, logement étudiant hors de prix, écoles privées : le coût des études supérieures explose. Pourtant, en épargnant dès la naissance, certains parents peuvent financer tout ou partie des études de leurs enfants sans effort massif au moment venu. Combien faut-il mettre de côté selon le parcours envisagé ? Quels placements privilégier entre immobilier, Livret A, assurance-vie, ETF ou donation familiale ?

Sommaire:

  • Le Livret A, un placement sûr mais peu rentable
  • Acheter un bien immobilier pour loger ses enfants
  • Les ETF, levier performance sur le long terme
  • La donation familiale: mobiliser l'entourage sans fiscalité
  • L'assurance vie, le placement le plus polyvalent

Comment assurer l’avenir de ses enfants sans se ruiner? Cette question, de plus en plus de parents se la posent, et à raison. En moyenne, les dépenses mensuelles des étudiants s’élèvent à 1238 euros, selon le baromètre annuel du syndicat FAGE, dont près de la moitié uniquement pour le logement. A cela, il leur faut encore ajouter les frais de rentrée: 1986 euros en 2025. Au total donc, cinq années d‘études supérieures représentent un budget d’environ 84.000 euros pour une famille. Pour faire face à un tel montant, les parents ont tout intérêt à épargner le plus tôt possible.

Mettre de l’argent de côté le plus tôt possible permet de lisser l’effort d‘épargne dans le temps. Mais aussi de profiter de l’effet boule de neige des intérêts composés. En clair, les intérêts générés par l‘épargne sont réinvestis et génèrent eux-mêmes des intérêts les années suivantes. Par exemple, en épargnant 50 euros par mois pendant 18 ans, avec un rendement moyen de 3%, le capital atteint environ 14.500 euros, dont près de 3700 euros d’intérêts générés automatiquement. Pour obtenir une somme équivalente sur une période de 10 ans, il faudrait verser plus de 100 euros par mois.

Épargner à la naissance de ses enfants pour profiter des intérêts composés

Le Livret A, un placement sûr mais peu rentable

Parmi les produits d’épargne préférés des Français, le Livret A fait la course largement en tête: on en dénombre quelque 58 millions! La raison est simple: il est possible d’y placer jusqu’à 22.950 euros, disponibles à tout moment et ce sans fiscalité. En contrepartie, il rémunère peu les épargnants. Le Livret A peut toutefois être utile pour anticiper certaines dépenses de vos enfants, comme l’obtention du permis de conduire. Avec un rendement moyen de 2% par an sur 18 ans, il suffit de verser près de 7 euros par mois pour atteindre les 1800 euros nécessaires à son obtention.

Acheter un bien immobilier pour loger ses enfants

Autre placement phare pour les Français, la pierre est particulièrement intéressante pour les parents vivant loin d’une ville universitaire. L’achat d’un logement évite d’avoir à payer des loyers pendant les études de ses enfants et il peut être remboursé avant leur départ de la maison. Par exemple, à Dijon, un studio d’une vingtaine de mètres carrés s’achète autour de 60.000 euros et se loue environ 350 euros par mois. Pour l’acquéreur, l’opération est quasiment neutre puisque sans apport, ses mensualités de remboursement s’élèveront à 390 euros pendant 18 ans. Une fois les études terminées, les parent pourront le remettre sur le marché de la location, le revendre ou le transmettre à leur enfant.

Les ETF, levier performance sur le long terme

Les parents ayant un horizon d’investissement de plus de 10 ans ont tout intérêt à s’intéresser aux ETF (Exchange-Traded Fund). Ces fonds indiciels cotés répliquent la performance d’indices boursiers, comme le CAC 40 ou le S&P 500. Ils permettent ainsi d’investir dans plusieurs centaines d’entreprises à travers le monde. Même si les performances passées ne préjugent pas des performances futures, les actions dégagent un taux de rendement de près de 8% sur 15 ans, selon l’étude «40 ans de performances comparées» de l’Institut de l‘épargne immobilière et foncière (IEIF). Des parents investissant 100 euros par mois pendant 18 ans sur les ETF peuvent ainsi constituer un capital d’environ 48.000 euros, dont plus de la moitié proviennent des intérêts.

La donation familiale: mobiliser l'entourage sans fiscalité

D’ici 15 ans, à la suite du décès des baby-boomers, 9000 milliards d’euros vont être transférés d’une génération à une autre. Bonne nouvelle: leurs petits-enfants pourront aussi en profiter grâce à la donation familiale , exemptée d’impôts jusqu’à hauteur de 31.865 euros. Ce don, renouvelable tous les 15 ans, permet de financer une bonne part des études supérieures. Quant aux parents pouvant se le permettre, ils peuvent se transmettre jusqu’à 100.000 euros à chacun de leurs enfants, tous les 15 ans, sans droits de donation.

L'assurance vie, le placement le plus polyvalent

Souvent présentée comme le couteau suisse de l‘épargne, l’assurance-vie permet de combiner des placements sécurisés, via les fonds en euros, et des supports plus dynamiques comme les ETF ou les fonds d’investissement. Les versements sont libres, l’argent reste disponible à tout moment et la fiscalité devient plus avantageuse après huit ans de détention. Les gains retirés bénéficient alors d’un abattement annuel de 4600 euros pour une personne seule et de 9200 euros pour un couple soumis à une imposition commune. Les parents ont tout intérêt à investir majoritairement en unités de compte à la naissance de leur enfant avant de sécuriser progressivement l’épargne sur des produits moins risqués quelques années avant son entrée dans l’enseignement supérieur. Par exemple, en versant chaque mois 100 euros sur une assurance-vie offrant un rendement moyen de 4% par an, le capital atteindra environ 33.000 euros au bout de 18 ans. De quoi financer une grande partie d’un cursus universitaire sans avoir à puiser dans son budget courant.

Pourquoi et comment ajouter une clause spéciale études supérieures à un contrat d'assurance-vie?

Il est possible d’ouvrir une assurance-vie au nom d’un enfant mineur dès sa naissance. A sa majorité, il en devient pleinement propriétaire. Mais les parents ou les grands-parents peuvent signer un pacte adjoint. Ce document permet de bloquer les fonds jusqu‘à un certain âge afin de financer un projet important, comme des études supérieures ou l’achat d’un logement.

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