ETF, SCPI, assurance-vie : les placements qui permettent de diversifier son patrimoine
information fournie par Boursorama avec Editorialink 22/07/2026 à 11:29

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Pour diversifier son patrimoine, nul besoin de multiplier les produits : quelques placements complémentaires peuvent suffire à trouver le bon équilibre.

Diversifier son patrimoine ne consiste pas à ouvrir plusieurs produits au hasard, mais à répartir son épargne entre des actifs qui ne réagissent pas tous de la même manière. Une baisse des marchés actions ne touche pas nécessairement l’immobilier ou les supports sécurisés avec la même intensité. Cette répartition permet donc d’éviter qu’un seul événement fragilise l’ensemble du capital. Avant de choisir entre ETF, SCPI et assurance-vie, il faut toutefois conserver une épargne de précaution disponible, puis préciser son objectif : préparer la retraite, transmettre un capital, percevoir des revenus ou financer un projet. L’horizon de placement et la capacité à accepter des pertes temporaires déterminent ensuite la part à consacrer à chaque solution.

Les ETF, un outil efficace mais exposé aux fluctuations

Les ETF, ou fonds indiciels cotés, offrent un accès simple aux marchés financiers. Leur principe consiste à reproduire la performance d’un indice composé de plusieurs dizaines, voire de plusieurs centaines d’entreprises. Un seul ETF peut ainsi exposer l’épargnant à différents pays et secteurs, ce qui limite le risque lié à une société isolée. Ces fonds restent néanmoins soumis aux fluctuations boursières et peuvent perdre une partie de leur valeur. Ils sont donc plutôt adaptés à un investissement progressif et de long terme. Il convient aussi de vérifier l’indice suivi, les frais, la devise et la méthode de réplication, car deux ETF portant sur un univers proche ne présentent pas toujours les mêmes caractéristiques.

Pour investir en ETF , le plan d’épargne en actions constitue une enveloppe intéressante lorsque les fonds choisis sont éligibles. Il permet d’acheter des actions européennes, des OPC et certains ETF donnant accès à des marchés plus larges. Après cinq ans de détention, les gains sont exonérés d’impôt sur le revenu, mais restent soumis aux prélèvements sociaux. Les versements sont plafonnés à 150 000 euros, ou à 225 000 euros en cumulant PEA et PEA-PME. Chez BoursoBank, le PEA est accessible dès 10 euros , en gestion libre ou profilée. Le Plan d’Épargne permet également d’investir progressivement à partir de 10 euros par mois, tandis que Boursomarkets donne accès à plus de 45 000 placements sans frais de courtage, selon les conditions de l’offre.

Une solution immobilière sans les contraintes de gestion

Les SCPI permettent, de leur côté, d’introduire de l’immobilier dans son patrimoine sans acheter directement un appartement ou un local. L’investisseur acquiert des parts d’une société qui détient et gère un ensemble de bureaux, de commerces, de logements, d’établissements de santé ou d’entrepôts. Les loyers encaissés peuvent ensuite être redistribués aux associés. Cette mutualisation réduit le poids d’un locataire défaillant ou d’un immeuble vacant, sans supprimer les risques. Les revenus ne sont pas garantis, la valeur des parts peut diminuer et la revente peut prendre du temps lorsque les demandes de retrait sont nombreuses. En direct, les revenus sont généralement soumis à la fiscalité des revenus fonciers et aux prélèvements sociaux.

L’assurance-vie n’est pas une classe d’actifs, mais une enveloppe capable d’accueillir plusieurs types de supports. Le fonds en euros permet de sécuriser une partie de l’épargne , avec un capital garanti par l’assureur selon les conditions du contrat. Les unités de compte donnent accès à des ETF, des fonds obligataires, des actions ou parfois des supports immobiliers, dont certaines SCPI . Elles présentent en revanche un risque de perte en capital. L’assurance-vie permet ainsi de réunir une poche prudente et des investissements plus dynamiques dans un même contrat, puis de modifier leur répartition à mesure que les objectifs évoluent. Elle peut aussi convenir à ceux qui souhaitent capitaliser les revenus plutôt que les percevoir immédiatement.

ETF, SCPI et assurance-vie : trois rôles complémentaires

Le contrat BoursoVie est accessible à partir de 300 euros et propose environ 600 supports, parmi lesquels des fonds en euros, des OPCVM et des ETF. Il ne facture ni frais d’entrée, ni frais sur les versements libres ou programmés, ni frais d’arbitrage ou de rachat, selon les conditions contractuelles. Ses frais de gestion s’élèvent à 0,75 % par an. Les épargnants peuvent gérer eux-mêmes leur contrat ou choisir une gestion pilotée adaptée à leur profil. Les rachats partiels sont annoncés avec une mise à disposition des fonds sous 72 heures, sous réserve des conditions applicables. Sur le plan fiscal, seuls les gains compris dans un retrait sont taxés. Après huit ans, un abattement annuel de 4 600 euros, ou de 9 200 euros pour un couple, peut s’appliquer.

ETF, SCPI et assurance-vie ne s’opposent donc pas : ils peuvent remplir des fonctions complémentaires. Les ETF constituent généralement le moteur de croissance à long terme, les SCPI ajoutent une exposition à l’immobilier et l’assurance-vie organise la répartition entre sécurité, dynamisme et transmission. Une diversification efficace suppose néanmoins de tenir compte des frais, de la fiscalité, de la liquidité et du risque réel de chaque support. Elle doit aussi évoluer dans le temps : après une forte hausse des marchés, par exemple, la part des actions peut devenir excessive et nécessiter un rééquilibrage. Aucun modèle ne convient à tous les épargnants. La bonne stratégie reste celle qui permet de conserver ses placements suffisamment longtemps sans devoir vendre au mauvais moment.