35 ans, un bon salaire et peu d’épargne : construire enfin une stratégie information fournie par Boursorama avec Editorialink 22/09/2026 à 08:28
À mi-chemin entre projets de vie et préparation de l’avenir, 35 ans peut être le moment idéal pour revoir sa stratégie financière.
À 35 ans, avoir un salaire confortable mais peu d’épargne n’a rien d’irrattrapable. Le premier enjeu n’est pas de chercher le placement le plus performant, mais de mettre de l’ordre dans ses finances. Un « bon salaire » n’est pas un montant universel : c’est surtout un revenu qui, une fois les charges essentielles réglées, laisse une capacité d’épargne régulière. Il faut commencer par photographier sa situation : argent disponible, crédits, dépenses mensuelles et projets à trois, cinq ou dix ans. Ce bilan permet de fixer un effort d’épargne réaliste et de donner une fonction à chaque somme mise de côté.
La première étape : mettre les imprévus à distance
La première poche à remplir est celle de la sécurité. Avant de penser Bourse, immobilier ou retraite, mieux vaut disposer d’une réserve mobilisable en cas d’imprévu. Trois à six mois de dépenses courantes constituent un repère fréquent, à adapter à la stabilité de l’emploi et aux charges du foyer. Livret A, LDDS et, sous conditions, LEP sont adaptés à cet usage. Chez BoursoBank, le Livret Bourso+ peut compléter cette épargne au-delà des plafonds réglementés : il ne comporte pas de plafond de versement et les fonds restent disponibles. C’est aussi le moment de vérifier sa prévoyance et les protections dont on bénéficie en cas d’arrêt de travail.
Une fois ce matelas constitué, le calendrier des projets doit guider les choix. L’argent destiné à un apport immobilier dans deux ou trois ans n’a pas vocation à subir les variations des marchés : il doit rester sur des supports liquides et peu risqués. À l’inverse, une somme dont on n’aura pas besoin avant dix ou vingt ans peut être investie plus dynamiquement. Acheter sa résidence principale peut faire partie de la stratégie, mais ce n’est pas une étape obligatoire : selon la mobilité, les prix immobiliers et le coût du crédit, rester locataire tout en investissant régulièrement peut également être cohérent.
PEA et assurance-vie : les deux enveloppes à ouvrir tôt
Pour le long terme, le PEA et l’assurance-vie peuvent être ouverts tôt afin de faire courir leur ancienneté fiscale. Le PEA permet d’investir notamment en actions et ETF éligibles et devient fiscalement plus intéressant après cinq ans. L’assurance-vie répond à d’autres objectifs et permet d’associer fonds en euros et unités de compte, avec une fiscalité qui évolue notamment après huit ans. BoursoBank propose par exemple BoursoVie , accessible dès 300 euros, sans frais d’entrée ni frais sur les opérations selon les conditions du contrat, et donnant accès à 600 supports. L’objectif n’est donc pas d’accumuler les produits, mais d’utiliser chaque enveloppe pour le bon horizon.
À 35 ans, la régularité compte souvent davantage qu’un gros versement ponctuel. Programmer chaque mois une somme vers un PEA ou une assurance-vie permet d’investir sans attendre hypothétiquement le « bon moment ». La diversification reste essentielle : concentrer son épargne sur une action, un secteur ou un actif très volatil augmente le risque de perte. À titre purement illustratif, 300 euros investis chaque mois pendant vingt-cinq ans avec un rendement moyen de 5 % par an aboutiraient à environ 179 000 euros, pour 90 000 euros effectivement versés. Ce calcul ne constitue évidemment pas une promesse de performance, mais montre ce que le temps et le réinvestissement des gains peuvent apporter.
L’épargne régulière, un réflexe qui change la trajectoire financière
Le PER peut venir ensuite, lorsque la retraite devient un objectif concret et que l’avantage fiscal à l’entrée présente un véritable intérêt. Les versements volontaires peuvent, dans certaines limites, être déduits du revenu imposable, mais l’argent est en principe destiné à rester investi jusqu’à la retraite, sauf cas de déblocage anticipé prévus par la réglementation. Il n’est donc pas forcément prioritaire lorsque l’épargne disponible reste faible. Chez BoursoBank, le PER individuel Matla est accessible à partir de 150 euros et peut compléter un PEA et une assurance-vie dans une stratégie de très long terme.
La meilleure stratégie reste finalement celle que l’on peut tenir durablement. Un virement automatique effectué dès le versement du salaire peut répartir l’effort entre réserve de sécurité, projets à moyen terme et investissements de long terme . À chaque augmentation, une partie de la hausse peut être dirigée vers l’épargne avant que les dépenses ne progressent au même rythme. Un point annuel permet ensuite de vérifier que les montants, les risques et les horizons correspondent toujours à la situation. À 35 ans, le principal enjeu n’est donc pas de rattraper le passé, mais de transformer une capacité d’épargne encore peu exploitée en une feuille de route patrimoniale structurée.