Santé, IA, private equity: François veut placer son argent sur les secteurs tendances en Bourse
information fournie par Le Particulier 18/04/2026 à 08:00

Investir dans les secteurs tendances comme la transition énergétique, la santé et l’intelligence artificielle peut donner du sens à vos placements. ( crédit photo : Getty Images )

François, entrepreneur dans le numérique, vient de vendre sa société. Il souhaite faire fructifier son capital, tout en donnant du sens à ses placements. Il opte pour les secteurs de la transition énergétique, de la santé et de l’intelligence artificielle. Il s’intéresse de près aux fonds thématiques, aux ETF durables et aux fonds de private equity à impact.

Sommaire:

  • Transition énergétique: un investissement sur le long terme pour François
  • Donner du sens à ses placements: François souhaite investir dans le secteur de la santé
  • Se protéger des aléas du marché: focus pharmaceutique

François vient de vendre sa société spécialisée dans la conception de logiciels pour les petites et moyennes entreprises (PME), fondée à sa sortie d’école d’ingénieur, il y a 25 ans. Ce rachat par un grand groupe français lui permet de disposer d’un capital conséquent pour financer ces projets. Il vient de finaliser l’acquisition d’une belle demeure sur la côte basque et il dispose encore d’une épargne de 100.000 euros pour profiter de la vie et d’un capital de 240.000 euros à faire fructifier. Il se fixe un horizon de huit ans. Son argent est provisoirement placé sur des comptes à terme et des fonds monétaires. L’ancien chef d’entreprise compte bien l’utiliser pour financer ses futurs projets.

Il veut notamment participer à la transition énergétique et financer les secteurs de la santé. Aussi, il souhaite profiter des opportunités offertes par l’intelligence artificielle, sans renier ses convictions environnementales.

Transition énergétique: un investissement sur le long terme pour François

Comme de nombreux investisseurs, François s’intéresse aux fonds spécialisés dans la transition énergétique. Il souhaite ainsi mettre son épargne au service de l’effort collectif pour réduire le réchauffement climatique, et espère également faire fructifier son capital. En effet, la transition énergétique est aussi un marché en pleine croissance. Au cours des 10 dernières années, l’indice MSCI SRI regroupant les grandes et moyennes entreprises des pays développés sélectionnées pour leurs bonnes pratiques ESG, a affiché une performance annualisée de plus de 12%.

François décide donc d’ouvrir un Plan d’épargne actions (PEA). Il va investir 50.000 euros dans la transition écologique, à travers des ETF durables. Les Exchange Traded Fund (ETF) lui permettent d’accéder à des parts de paniers de titres déjà constitués. Un choix patrimonial cohérent: les ETF présentent des frais de gestion faibles (inférieurs à 0,5%). Aussi, cet ETF affiche un rendement cumulé de plus de 15% au cours des trois dernières années, soit environ 4,7% par an. François va laisser cet argent sur son PEA pendant au moins cinq ans: la durée de détention minimum pour bénéficier d’une exonération d’impôt sur les plus-values (hors prélèvements sociaux). Avec un rendement attendu de 4,7% par an, son PEA sera valorisé à 72.250 euros d’ici huit ans.

Il s’agit bien sûr d’une hypothèse de gain fondée sur les performances historiques récentes de ce type de support, choisie pour illustrer le potentiel de rendement des ETF durables. Il est toutefois essentiel de rappeler que les performances passées ne préjugent pas des performances futures et que ce niveau de gain n’est en aucun cas garanti.

Donner du sens à ses placements: François souhaite investir dans le secteur de la santé

François souhaite aussi donner du sens à ses placements en investissant dans le secteur de la santé. L’ancien chef d’entreprise alloue une partie importante de son capital à ce domaine en pleine expansion. Un choix éclairé: selon une étude de marché publiée MarketsandMarkets, à l’échelle mondiale, le marché des technologies médicales pourrait atteindre près de 700 milliards de dollars en 2025, avec une croissance annuelle d’environ 4,8% à long terme, portée par l’innovation technologique, l’intégration de l’intelligence artificielle et la demande croissante en solutions de soins avancées. Convaincu par ces perspectives de croissance et l’impact potentiel de ces innovations sur la qualité des soins, François choisit d’orienter une partie significative de son patrimoine vers ce secteur.

François place 95.000 euros dans des entreprises de la MedTech (Medical Technology). En investissant dans de Jeunes Entreprises innovantes de Rupture (JEIR), il bénéficie d’une réduction d’impôt pouvant atteindre 50% des montants investis, dans la limite de 50.000 euros, soit un avantage fiscal maximal de 25.000 euros. L’ex-chef d’entreprise vise une performance moyenne de 8%, correspondant aux rendements généralement associés aux investissements non cotés. Si les entreprises financées réalisent cette performance, François pourrait disposer, avec les intérêts composés, d’environ 176.000 euros à l’horizon de sortie de huit ans, soit un gain de près de 81.000 euros, en plus de l’impact positif de son investissement sur l’innovation médicale. Néanmoins, ce type d’investissement reste risqué et peu liquide: les performances ne sont pas garanties et peuvent varier fortement selon le succès des entreprises financées.

A noter:

Il n’est pas facile pour un particulier de trouver les entreprises éligibles au dispositif JEIR. Vous pouvez néanmoins vous rendre sur les sites des French Tech, passer par une plateforme de crowdfunding ou via un fonds d’investissement spécialisé.

Se protéger des aléas du marché: focus pharmaceutique

Pour se protéger des aléas du marché, François décide aussi d’investir dans les entreprises pharmaceutiques. Ce secteur est réputé comme étant résilient et bon amortisseur en cas de crise. Les perspectives de croissance sont prometteuses: avec environ 1600 milliards d’euros aujourd’hui, le marché pharmaceutique mondial pourrait atteindre les 2200 milliards d’ici à 2028, indique le site Leem .

Pour compléter son portefeuille, François consacre 45.000 euros à des SCPI (Société Civile de Placement Immobilier) spécialisées dans les résidences seniors et l’immobilier médical. Ce choix lui permet de:

  • Bénéficier de revenus locatifs réguliers (entre 5 à 6% brut par an).
  • Diversifier son exposition vers un secteur défensif et peu corrélé aux marchés actions.
  • Profiter d’une liquidité relative, les parts pouvent être revendues sur le marché secondaire, même si un horizon de détention d’au moins 8 ans est recommandé.

Concrètement, avec un tel investissement, François peut espérer percevoir entre 2250 et 2700 euros de revenus bruts par an, soit entre 188 et 225 euros par mois, avant fiscalité et prélèvements sociaux. S’il conserve ses parts pendant 8 ans, horizon généralement recommandé pour ce type de placement, et en supposant un rendement stable de 5,5% par an, les loyers perçus atteindraient environ 19.800 euros cumulés sur la période, hors revalorisation éventuelle des parts.

Investir dans l’intelligence artificielle: un secteur en croissance

Pour compléter sa stratégie, François souhaite investir 50.000 euros dans des entreprises d’IA éthiques engagées en faveur de la transition énergétique, l’éducation, de la santé ou de l’agriculture. Là encore les enjeux sont énormes: d’ici à 2030, l’IA peut se voir contribuer à l’économie mondiale à hauteur de 15.700 milliards de dollars, selon PwC .

François poursuit son plan d’investissement dans des fonds de private equity à impact (rendements cibles de 8 à 12% par an mais les performances passées ne préjugent pas des performances futures). Ces fonds soutiennent les jeunes pousses européennes développant des systèmes de diagnostic médical assistés par IA ou des outils d’optimisation énergétique. Ces véhicules visent des rendements cibles compris entre 8% et 12% (non garantis) par an, en contrepartie d’une épargne bloquée pendant plusieurs années . Avec un taux espéré de 10%, et en conservant ce placement pendant 8 ans, François pourrait disposer d’environ 107.000 euros, soit une plus-value potentielle de 57.000 euros, hors fiscalité. L’ancien chef d’entreprises atteint son objectif de départ: son argent soutient directe ment l’innovation en France et en Europe, tout en alliant sens et performance. Mis bout à bout, ces différents placements peuvent générer, après 8 ans de détention, jusqu’à près de 180.000 euros supplémentaires, portant son capital initial de 240.000 euros à 420.000 euros - sous réserve de la réalisation des hypothèses de rendement retenues et hors fiscalité.