15 juillet (Reuters) - Boeing BA.N perd 1,4% à 359,90
dollars lundi dans les échanges d'avant-Bourse à Wall Street en
réaction à une information du Wall Street Journal selon laquelle
le 737 MAX pourrait ne pas revoler avant 2020.
Le titre pâtit en outre de l'abaissement des objectifs de
cours de Credit Suisse et de Citi, le premier ayant ramené le
sien de 435 à 425 dollars et le second de 450 à 430 dollars,
tout en réaffirmant leur opinion positive sur la valeur.
Le 737 MAX est immobilisé au sol depuis la mi-mars, à la
suite de deux accidents meurtriers.
Boeing espère le faire revoler avant la fin de l'année mais
les procédures de remise à jour des logiciels et de
certification devraient repousser la remise en service à 2020,
écrit le WSJ qui cite des responsables de la FAA, l'agence
américaine de l'aviation civile, et des dirigeants de syndicats
de pilotes à l'appui de son article https://on.wsj.com/2LRPx9n.
Selon Robert Spingarn, l'analyste de Credit Suisse, Boeing
ne normalisera pas ses volumes de MAX avant 2022. "La procédure
pour faire revoler le MAX semblant prendre plus de temps que ce
que nous anticipions initialement, nous pensons que les retards
de livraisons persisteront jusqu'en 2021", écrit-il.
S'il maintient sa recommandation sur l'avionneur à
"surperformance", il a en revanche abaissé celle de Spirit
AeroSystems SPR.N , le principal fournisseur de Boeing, à
"neutre" au lieu de "surperformance" avec un objectif de cours
ramené de 101 à 83 dollars.
Credit Suisse a aussi réduit son objectif de cours pour
Hexcel HXL.N , autre sous-traitant de Boeing, à 71 dollars au
lieu de 72 dollars.
General Electric GE.N , dont la coentreprise CFM avec le
français Safran SAF.PA fournit des moteurs pour le 737 MAX,
recule pour sa part de 1,45% à 10,21 dollars en avant-Bourse à
la suite d'un déclassement de UBS, qui selon des traders est
passé d'"achat" à "neutre" sur la valeur.
A la clôture de vendredi, Boeing affichait une baisse de
13,5% depuis le crash d'un 737 MAX d'Ethiopian Airlines le 10
mars. Le recul atteint 21,6% pour Spirit AeroSystems alors que
Hexcel a pris 16,6% et GE 8,2%. L'indice S&P 500 .SPX a dans
le même temps progressé de 9,9%.
Les informations du Wall Street Journal ont contribué à
hisser Airbus AIR.PA , le rival de Boeing, à un nouveau record
de 129,82 euros à la Bourse de Paris lundi.
(Ankit Ajmera à Bangalore, Véronique Tison pour le service
français)