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Premier test pour les propositions de Macron sur l'Europe à Tallinn

Reuters28/09/2017 à 15:11

PREMIER TEST POUR LES PROPOSITIONS DE MACRON À TALLINN

par Marine Pennetier et David Mardiste

PARIS/TALLINN (Reuters) - Emmanuel Macron prendra le pouls de ses partenaires européens lors d'un dîner informel ce jeudi à Tallinn, deux jours après son discours offensif de refondation de l'Europe au cours duquel le chef de l'Etat a appelé ses alliés à faire preuve d'"audace".

Ce dîner, prévu de longue date et organisé la veille du sommet numérique de vendredi dans la capitale estonienne, "permettra au président de présenter cette initiative pour avoir un retour des Etats membres qui sont intéressés et prendre la température", souligne-t-on dans son entourage, où l'on précise que des échanges ont eu lieu en amont.

Devant les chefs d'Etat et de gouvernement réunis autour de la table, Emmanuel Macron devrait défendre son chantier de refondation, à horizon 2024 pour certaines propositions, avec un mot d'ordre : la France n'impose rien, elle propose.

Pas question en effet, souligne-t-on à Paris, de prêter le flanc aux critiques sur une France donneuse de leçons dans une Europe fragilisée ces dernières années par la défiance des citoyens à l'égard de la "bureaucratie" de Bruxelles et leur crainte d'une perte de souveraineté nationale.

"Il ne s'agit pas de dire, c'est à prendre ou à laisser", explique une source diplomatique française. "Il s'agit d'être efficaces, pas arrogants".

"L'idée n'est pas de rédiger une feuille de route nous-mêmes à Paris avec 150 pages et 300 articles, voilà ce que nous avons pensé intelligent pour tous les Européens et signez en bas'", abonde l'Elysée. "Au contraire, c'est ouvrir une discussion."

PROPOSITIONS À L'ÉTÉ 2018

Emmanuel Macron, qui a vu plus d'une vingtaine de chefs d'Etat et de gouvernement européens depuis son élection en mai, devrait donc poursuivre sur cette lancée. Un "groupe de la refondation européenne" devrait être mis en place, avec une mission, celle de définir d'ici l'été 2018, des propositions.

L'INCONNUE ALLEMANDE

Au-delà des dirigeants européens, le chef de l'Etat insiste sur l'importance de remporter l'adhésion des peuples, douze ans après le "non" français au projet de traité constitutionnel européen. Pour éviter une répétition de scénario, il souhaite mettre en place des conventions démocratiques pour débattre de l'avenir de l'Europe dans les pays qui le souhaitent en 2018.

En s'exprimant à la Sorbonne deux jours avant la rencontre avec ses pairs, le président français, qui a placé la relance de l'Europe au coeur de son action politique, "vole la vedette" aux autres dirigeants, selon un haut responsable européen.

Premier à réagir aux propositions françaises, le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker a salué mardi soir "un discours très européen de [s]on ami Emmanuel Macron. L'Europe a besoin de courage. Merci pour votre soutien au travail des institutions UE".

Même tonalité en Estonie, qui assure la présidence tournante du Conseil européen. "D'accord avec Emmanuel Macron, nous avons besoin que l'Europe reste unie et démocratique. Hâte de la rencontre de demain à Tallinn", a écrit mercredi sur Twitter la présidente du pays balte, Kersti Kaljulaid.

En Allemagne, où les négociations pour former la nouvelle coalition gouvernementale battent leur plein, la classe politique est sans surprise apparue divisée face au discours d'Emmanuel Macron, qui avait pris soin de ménager Angela Merkel en n'insistant pas trop sur la question de la zone euro.

Les Verts, qui pourraient participer au prochain gouvernement, ont estimé que l'Allemagne devait "saisir la main tendue", le chef de la diplomatie Siegmar Gabriel (SPD) a assuré à Emmanuel Macron qu'il pouvait "compter" sur eux.

Tout en saluant un discours "courageux", le FDP a rappelé son opposition à un budget de la zone euro qui "induirait exactement les mauvais stimuli".

Reste à savoir quel accueil des pays comme la Pologne - dont les relations avec Bruxelles et Paris se sont tendues sous l'effet de décisions judiciaires controversées prises à Varsovie - réserveront aux propositions françaises.

(Edité par Sophie Louet)

1 commentaire

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  • M2286010
    28 septembre16:54

    Le problème majeur sera l'Allemagne. Les Allemands ont le poids politique le plus important au sein de l'U.E., ils ont la haute main sur la B.C.E., donc sur la conduite de l'économie de la zone. Ils sont, évidemment, à priori, contre tout changement. De plus Merkel, fragilisée, devra composer avec ses opposants.

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