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Les médecins libéraux prêts à un mouvement au long cours
Reuters30/12/2014 à 16:17

LES MÉDECINS LIBÉRAUX PRÊTS À UN MOUVEMENT AU LONG COURS

PARIS (Reuters) - Les médecins libéraux se préparent à une guérilla de longue haleine contre le projet de loi sur la santé généralisant le système du tiers payant et contre le blocage des tarifs fixés par la Sécurité sociale.

Le mouvement de fermeture des cabinets de généralistes, lancé la veille de Noël, est censé s'arrêter mercredi, sauf pour les adhérents du syndicat MG France, qui appelle à une nouvelle journée de fermeture le 6 janvier.

Mais les syndicats de médecins libéraux, qui assurent que leur mouvement est massivement suivi, envisagent d'engager dès le début de la semaine prochaine d'autres modes d'action, comme la grève de la télétransmission des feuilles de soin.

"Nous allons noyer l'administration sous la paperasse jusqu'à ce que le gouvernement nous écoute", dit le président de la Fédération des Médecins de France (FMF), Jean-Paul Hamon.

Son homologue de l'Unof-Csmf, Luc Duquesnel, évoque aussi d'autres modalités de grève administrative et des manifestations régionales et nationales. Pour lui, le mouvement est parti pour durer "plusieurs semaines, voire plusieurs mois".

MG France n'avait pas encore décidé mardi en milieu de journée de se joindre ou non à une grève des télétransmissions, conscient de ce qu'elle pouvait pénaliser les patients.

"Nous tenons à ce que le mouvement des généralistes reste soutenu par la population", explique son président, Claude Leicher, qui souligne que MG France a néanmoins "prévu de continuer à faire pression sur le gouvernement toute l'année 2015".

"Nous allons vers un mouvement de longue durée et probablement un durcissement", ajoute-t-il.

Les généralistes libéraux demandent le retrait du projet de tiers payant généralisé obligatoire dispensant tous les patients de régler directement les frais médicaux pris en charge par la Sécurité sociale et une éventuelle assurance complémentaire.

Ils demandent également la réécriture de dispositions du projet de loi santé mettant en danger, estiment-ils, le métier-même de médecin généraliste libéral.

"MÉPRIS"

Ils exigent que le prix de la consultation des généralistes conventionnés strictement soumis aux tarifs de la Sécurité sociale soit aligné, dans un premier temps, sur celui de leurs homologues spécialistes et porté à 25 euros au lieu de 23.

Dans un courrier adressé le 26 décembre aux dirigeants de leurs syndicats, la ministre de la Santé s'engage à répondre aux inquiétudes exprimées "sur certaines mesures".

"Je dis aux médecins, 'travaillons ensemble sur les modalités de mise en oeuvre du tiers payant'", a répété Marisol Touraine mardi sur Europe 1. "Un groupe de travail et de concertation va se mettre en place pour garantir un mode de traitement rapide, simple, et fiable (...) Et s'il faut que des garanties soient inscrites dans la loi, je les inscrirai."

"Mais je pense aussi aux patients. Ils sont en droit d'attendre que notre système de santé évolue pour répondre à leurs besoins", a ajouté la ministre, qui a mis en garde les médecins contre les conséquences négatives d'une grève des télétransmissions sur le remboursement des frais médicaux.

Le Dr Luc Duquesnel voit dans le fait qu'elle ait cédé aux urgentistes des hôpitaux après moins d'une journée de grève un "grand mépris pour la médecine générale" de ville.

"On ne peut pas continuer à discuter avec une ministre démagogique et dogmatique", renchérit Jean-Paul Hamon. "Elle ignore complètement les propositions que nous lui avons faites."

Les généralistes ont été rejoints par l'association SOS Médecins et par les spécialistes des équipes opératoires, fédérés dans Le Bloc et l'union syndicale AAL-Syngof-Ucdf.

Ces derniers dénoncent un "dogmatisme anti-secteur privé" et appellent leurs adhérents à suspendre leurs activités à partir de lundi pour une durée indéterminée.

Seule la Fédération de l'hospitalisation privée (FHP) a fait état mardi d'avancées dans ses discussions avec le ministère de la Santé et annoncé la levée de son appel à la grève.

(Emmanuel Jarry, édité par Yann Le Guernigou)

25 commentaires

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  • mlaure13
    31 décembre14:12

    Il faut raison garder, et ne pas laisser l’arbre cacher la forêt…Le VRAI problème de la France, est dans la réforme des dépenses de l’Etat, notamment sur la pléthore de la fonction publique, qui représente environ 40% en surnombre, par rapport à nos voisins, qui ont une bonne administration. Soit, depuis Tonton1, les 2/3 de notre dette (21 000 Mds €), soit 13 000 Mds...Cherchez l’erreur…Tout le reste que du blablabla… !!!

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  • lorant21
    31 décembre11:56

    Au bon vieux temps, le toubib venait en costard chez les malades, il vous recevait en blouse blanche à son domicile. Aujourd'hui, il vous attend en baskets et pull en V à son cabinet dasn un appart HLM. Perte de prestige? Moindre position sociale?

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  • M3366730
    31 décembre00:08

    Rappelons les actions de MST : ne plus donner d'agrément aux cliniques moins couteuse et ayant plus de patients pour, à service équivalent, péreniser des hôpitaux plus coûteux désertés par les patients, etc........

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  • alteis
    30 décembre21:11

    des docteurs en sociologie en emploi precaire et des profs à bac+7 'on pourrait parler dans le bac+10 du nombre d'années de stage). Monsieur, de grace faites attention à cette grêve pour les ps ont le soutiens de la population ne donnez pas l image de nantis de la republique

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  • alteis
    30 décembre21:09

    e activité est bas. Comparez vous avec un chef d entrerpise sur un marché non reglementé sans ordre (des medecins), sans syndicats, sans negociations paritaires, sans elus à l assemblée nationale etcetc. Ces chefs d entrerpise ont des raisons de manifester mais pas vous, en faisant cela vous renforcez une idée (fausse), celle de nantis de la republique, ceux qui vivent de l argent de la collectivité et le nombre d année d etudes n y changera rien puisque ajd on a des ingenieurs au chomage, des d

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