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Les Catalans votent oui en masse, Madrid dénonce un simulacre

Reuters10/11/2014 à 09:31

LES CATALANS VOTENT OUI EN MASSE, MADRID DÉNONCE UN SIMULACRE

par Inmaculada Sanz

BARCELONE (Reuters) - Plus de deux millions de Catalans ont participé à la consultation symbolique organisée dimanche, plébiscitant l'indépendance de leur région par rapport à l'Espagne malgré l'opposition du gouvernement central de Madrid.

Cette "consultation citoyenne" se substituait à un référendum plus officiel que voulaient organiser les dirigeants de la région mais que le Tribunal constitutionnel espagnol a bloqué.

D'après des résultats provisoires communiqués dans la nuit par le gouvernement régional, 80,7% des participants ont répondu "oui" aux deux questions soumises à la consultation ("Est-ce que la Catalogne est un Etat ?" et, dans l'affirmative, "Voulez-vous que cet Etat soit indépendant ?").

Ils sont 10,11% à avoir voté oui à la première question et non à la seconde; 4,55% ont opté pour le "non" dans les deux cas.

Ces résultats provisoires portent sur 88,4% des suffrages exprimés dans les 1.317 points de vote.

"Les habitants de la Catalogne ont clairement signifié qu'ils voulaient se gouverner eux-mêmes", s'est félicité le président de la Généralité de Catalogne, Artur Mas. "C'est une revendication ancienne (...) qui est compatible avec la création d'une Europe forte et unie", a-t-il poursuivi, parlant d'un "succès complet".

DISCUSSIONS AVEC MADRID

En raison de sa valeur purement consultative, et des difficultés d'organisation du scrutin, le taux de participation devrait sans doute être considéré comme plus important que les résultats même du scrutin.

Selon le gouvernement régional, avec quelque 2,25 millions de participants, soit près de la moitié des 5,4 millions d'électeurs potentiels, le pari est réussi : les responsables des deux principaux partis catalans, Convergence et Union (CiU, droite), présidé par Artur Mas, et l'ERC, avaient suggéré qu'une participation de plus d'un million et demi de votants créerait un élan en faveur de leur cause.

"Nous avons gagné le droit d'organiser un référendum", a proclamé Artur Mas.

A Madrid, le ministre espagnol de la Justice, Rafael Catala, a dénoncé un "simulacre inutile" et "un acte de pure propagande politique sans validité démocratique sans aucun effet juridique". Il a indiqué que le gouvernement allait prendre de nouvelles mesures contre le vote.

Le gouvernement central s'appuie sur la Constitution de 1978 qui garantit l'unité espagnole et affirme dans son Article 1er que "la souveraineté nationale réside dans le peuple espagnol".

A la veille du vote, le président du gouvernement, Mariano Rajoy, avait appelé samedi à un dialogue après cette consultation.

"Nous avons besoin d'un retour à la raison lundi prochain", a-t-il dit devant des membres de son Parti populaire. "Discutons dans le cadre de la constitution et de la loi. Ce n'est ni un référendum, ni une consultation, ni quoi que ce soit de ce genre."

L'EXEMPLE ÉCOSSAIS

La "consultation citoyenne" de dimanche intervient après deux années de montée des tensions entre le gouvernement central et la généralité de Catalogne.

Les sondages ont montré que 80% des Catalans souhaitaient un vote sur la question du statut de la Catalogne et que 50% étaient favorables à l'indépendance pure et simple.

Dans cette riche région de 7,5 millions d'habitants, qui représente 16% de la population espagnole mais 20% du PIB national, les sécessionnistes comptaient sur une forte participation pour inciter Madrid à négocier une plus grande autonomie pour la Catalogne dans les domaines politique et budgétaire. Certains espèrent même convaincre Madrid d'accepter à terme un référendum officiel sur l'indépendance.

"Interdire la démocratie est toujours une grosse erreur", a déclaré à Reuters Oriol Junqueras, chef de la Gauche républicaine de Catalogne (ERC), rencontré à un bureau de vote.

"Nous espérons que ceci deviendra (...) l'étape décisive pour obtenir une majorité pro-indépendance au Parlement catalan qui nous permettra de proclamer l'indépendance de la Catalogne", a-t-il déclaré.

Le mouvement pour l'indépendance existe depuis longtemps dans cette région dotée d'une culture et d'une langue propres mais il s'est renforcé ces dernières années en raison des difficultés économiques. Face à la crise, de nombreux Catalans jugent en effet qu'ils donnent trop à l'Etat et ne reçoivent pas assez.

Début septembre, encouragés par le référendum sur l'indépendance de l'Ecosse, même si le "non" l'a finalement emporté, plusieurs centaines de milliers de Catalans

par Inmaculada Sanz

BARCELONE (Reuters) - Plus de deux millions de Catalans ont participé à la consultation symbolique organisée dimanche, plébiscitant l'indépendance de leur région par rapport à l'Espagne malgré l'opposition du gouvernement central de Madrid.

Cette "consultation citoyenne" se substituait à un référendum plus officiel que voulaient organiser les dirigeants de la région mais que le Tribunal constitutionnel espagnol a bloqué.

D'après des résultats provisoires communiqués dans la nuit par le gouvernement régional, 80,7% des participants ont répondu "oui" aux deux questions soumises à la consultation ("Est-ce que la Catalogne est un Etat ?" et, dans l'affirmative, "Voulez-vous que cet Etat soit indépendant ?").

Ils sont 10,11% à avoir voté oui à la première question et non à la seconde; 4,55% ont opté pour le "non" dans les deux cas.

Ces résultats provisoires portent sur 88,4% des suffrages exprimés dans les 1.317 points de vote.

"Les habitants de la Catalogne ont clairement signifié qu'ils voulaient se gouverner eux-mêmes", s'est félicité le président de la Généralité de Catalogne, Artur Mas. "C'est une revendication ancienne (...) qui est compatible avec la création d'une Europe forte et unie", a-t-il poursuivi, parlant d'un "succès complet".

DISCUSSIONS AVEC MADRID

En raison de sa valeur purement consultative, et des difficultés d'organisation du scrutin, le taux de participation devrait sans doute être considéré comme plus important que les résultats même du scrutin.

Selon le gouvernement régional, avec quelque 2,25 millions de participants, soit près de la moitié des 5,4 millions d'électeurs potentiels, le pari est réussi : les responsables des deux principaux partis catalans, Convergence et Union (CiU, droite), présidé par Artur Mas, et l'ERC, avaient suggéré qu'une participation de plus d'un million et demi de votants créerait un élan en faveur de leur cause.

"Nous avons gagné le droit d'organiser un référendum", a proclamé Artur Mas.

A Madrid, le ministre espagnol de la Justice, Rafael Catala, a dénoncé un "simulacre inutile" et "un acte de pure propagande politique sans validité démocratique sans aucun effet juridique". Il a indiqué que le gouvernement allait prendre de nouvelles mesures contre le vote.

Le gouvernement central s'appuie sur la Constitution de 1978 qui garantit l'unité espagnole et affirme dans son Article 1er que "la souveraineté nationale réside dans le peuple espagnol".

A la veille du vote, le président du gouvernement, Mariano Rajoy, avait appelé samedi à un dialogue après cette consultation.

"Nous avons besoin d'un retour à la raison lundi prochain", a-t-il dit devant des membres de son Parti populaire. "Discutons dans le cadre de la constitution et de la loi. Ce n'est ni un référendum, ni une consultation, ni quoi que ce soit de ce genre."

L'EXEMPLE ÉCOSSAIS

La "consultation citoyenne" de dimanche intervient après deux années de montée des tensions entre le gouvernement central et la généralité de Catalogne.

Les sondages ont montré que 80% des Catalans souhaitaient un vote sur la question du statut de la Catalogne et que 50% étaient favorables à l'indépendance pure et simple.

Dans cette riche région de 7,5 millions d'habitants, qui représente 16% de la population espagnole mais 20% du PIB national, les sécessionnistes comptaient sur une forte participation pour inciter Madrid à négocier une plus grande autonomie pour la Catalogne dans les domaines politique et budgétaire. Certains espèrent même convaincre Madrid d'accepter à terme un référendum officiel sur l'indépendance.

"Interdire la démocratie est toujours une grosse erreur", a déclaré à Reuters Oriol Junqueras, chef de la Gauche républicaine de Catalogne (ERC), rencontré à un bureau de vote.

"Nous espérons que ceci deviendra (...) l'étape décisive pour obtenir une majorité pro-indépendance au Parlement catalan qui nous permettra de proclamer l'indépendance de la Catalogne", a-t-il déclaré.

Le mouvement pour l'indépendance existe depuis longtemps dans cette région dotée d'une culture et d'une langue propres mais il s'est renforcé ces dernières années en raison des difficultés économiques. Face à la crise, de nombreux Catalans jugent en effet qu'ils donnent trop à l'Etat et ne reçoivent pas assez.

Début septembre, encouragés par le référendum sur l'indépendance de l'Ecosse, même si le "non" l'a finalement emporté, plusieurs centaines de milliers de Catalans étaient descendus dans les rues de Barcelone, formant un immense "V" pour demander le droit de vote.

(Guy Kerivel et Henri-Pierre André pour le service français)


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