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Le Maire va proposer un "contrat de croissance" pour la zone euro
Reuters10/04/2019 à 17:00

LE MAIRE VA PROPOSER UN "CONTRAT DE CROISSANCE" POUR LA ZONE EURO

PARIS (Reuters) - Bruno Le Maire s'apprête à proposer à ses homologues européens un "contrat de croissance" pour la zone euro combinant une relance budgétaire accrue des pays du nord de l'Europe et un effort supplémentaire de réformes dans les pays méridionaux, afin d'éviter une inflexion trop importante de la croissance européenne en lien avec le fléchissement mondial.

Les perspectives pour la croissance mondiale n'ont cessé de s'assombrir au cours des derniers mois, sur fond de tassement de la croissance chinoise, de tensions commerciales récurrentes mais aussi d'incertitudes persistantes autour du Brexit et le FMI a une nouvelle fois abaissé ses projections mardi. [nL8N21Q50T]

"Nous ne pouvons pas rester les bras croisés face à ce ralentissement marqué et préoccupant de la croissance mondiale", a estimé le ministre français de l'Economie et des Finances mercredi lors d'une audition par la commission des Finances de l'Assemblée nationale.

"Je proposerai donc à mes partenaires européens un nouveau contrat de croissance pour la zone euro et je le ferai demain en marge du G7 à Washington", a ajouté Bruno Le Maire, qui doit se rendre dans la capitale des Etats-Unis pour assister notamment aux réunions de printemps du Fonds monétaire international (FMI) et de la Banque mondiale.

Cette proposition repose notamment sur une poursuite des réformes structurelles dans les pays qui doivent gagner en compétitivité - dont la France - en contrepartie d'une augmentation des dépenses publiques d'investissement pour les pays disposant de marges de manoeuvre budgétaire, a-t-il expliqué en citant l'Allemagne, les Pays-Bas et la Finlande.

SOLIDARITÉ

L'Allemagne et les Pays-Bas, qui affichent des excédents budgétaires, ont été régulièrement invités ces dernières années à investir davantage pour soutenir la croissance de la zone euro, non seulement par la France, mais aussi par la Commission européenne.

Bruno Le Maire a insisté sur le fait que sa proposition ne consistait pas seulement à demander aux pays qui le peuvent de dépenser plus, mais passait également par une poursuite des efforts de redressement des finances publiques et de réformes structurelles en France.

"Mais la solidarité exige que (ces pays fassent) les dépenses d'investissement nécessaires pour qu'au total la zone euro aille mieux. Si c'est chacun pour soi, ce n'est pas la peine d'être dans une union monétaire", a-t-il lancé.

Au-delà d'un recours accru à la relance budgétaire là où il y a des marges de manoeuvre et aux réformes structurelles là où elles sont nécessaires, le plan de Bruno Le Maire passe également par une accélération de la transformation de la zone euro, indispensable à ses yeux pour l'armer contre de futures crises.

"Le budget de la zone euro doit être disponible pour juin prochain, l'union bancaire doit être réalisée d'ici la fin de l'année 2019 et l'union des marchés de capitaux doit également accélérer", a-t-il dit.

Le quatrième et dernier pilier de ce "nouveau contrat de croissance" passe par la politique monétaire mise en oeuvre par la Banque centrale européenne (BCE), qui doit rester accommodante pour garantir l'accès au crédit des entreprises qui en ont besoin, a souligné Bruno Le Maire.

Selon une estimation de l'OCDE, une initiative européenne coordonnée associant relance fiscale modérée et réformes structurelles selon les pays pourrait générer un surcroît de croissance de 0,5 point de produit intérieur brut (PIB) à l'horizon 2021.

(Myriam Rivet, avec Leigh Thomas, édité par Yves Clarisse)

9 commentaires

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  • trolley
    10 avril18:18

    Il ne suffit pas de décréter la croissance pour qu'elle se produise.Encore bien des gesticulations et des deniers publics jetés par les fenêtres pour nous faire des promesses en l'air avant les élections. Autant cracher en l'air !

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