Bienvenue sur le nouveau Boursorama. Découvrez tout ce qui a changé
  1. Aide
    1. Espace Client
    2. Connexion
Espace Membre Boursorama

Erreur d'authentification

Vous êtes authentifié. Nous chargeons votre espace membre.

Mot de passe oublié ?

Nouveau sur Boursorama ? Devenez membre

Identifiant/Mot de passe oublié
Si vous êtes Membre de la Communauté Boursorama, veuillez indiquer l'adresse email que vous avez fournie lors de votre enregistrement pour recevoir votre identifiant et/ou ré-initialiser votre mot de passe :

Nouveau sur Boursorama ? Devenez membre

Fermer

Conserver cet article pour le lire plus tard

Fermer

Ce service est réservé aux clients et membres de Boursorama.
Vous êtes déjà membre ? Connectez-vous
Pas encore membre ? Devenez membre gratuitement

Le dossier grec met à nu les divisions européennes

Reuters19/07/2015 à 18:51

LE DOSSIER GREC MET À NU LES LIGNES DE FRACTURE DANS LA ZONE EURO

par Paul Taylor

BRUXELLES (Reuters) - Les dernières péripéties de la crise grecque ont mis au jour des lignes de fracture béantes dans la zone euro qui, si elles ne sont pas comblées rapidement, risquent de provoquer l'éclatement de l'union monétaire, le plus ambitieux projet qu'ait conçu l'Union européenne (UE).

Les Allemands, les Finlandais, les Néerlandais, les Slovaques et les Baltes ne veulent plus que le contribuable paie pour la Grèce, alors que pour les Français, les Italiens et les Grecs, la zone euro est synonyme d'austérité et de sanctions, de manque de solidarité et de dynamisme économique.

Les pays d'Europe centrale et orientale s'affirment de plus en plus, tandis que les Néerlandais et les Finlandais font face à des contraintes intérieures croissantes, c'est pourquoi un compromis entre les deux forces motrices de la zone euro que sont l'Allemagne et la France, de plus en plus délicat à forger pour la Grèce, n'est plus suffisant pour régler les problèmes.

Il y a tellement d'intervenants, ayant chacun ses propres priorités, que la gestion de crise devient un art de plus en plus exigeant. Une réforme d'ampleur de la structure déficiente de la zone euro semble quant à elle remise aux calendes grecques.

Après des semaines de réunions d'urgence nocturnes qui ont culminé en un sommet extrêmement tendu, la zone euro a produit le 13 juillet un accord fragile qui permet de garder la Grèce en son sein au prix d'un quasi-protectorat exercé par le biais d'une supervision envahissante.

Au sein des protagonistes de cette saga, peu nombreux sont ceux, en admettant même qu'ils existent, qui croient que cela marchera.

"DES NUAGES SOMBRES À L'HORIZON"

Le Premier ministre grec Alexis Tsipras a parlé d'un mauvais accord mais ajouté que sans lui, les choses seraient encore pires. Le ministre des Finances allemand Wolfgang Schäuble estime qu'une sortie momentanée de la Grèce de la zone euro aurait mieux valu pour Athènes.

La question grecque divise même au sein du gouvernement allemand puisque le ministre de l'Economie Sigmar Gabriel reproche à son collègue des Finances d'avoir fait une telle suggestion.

Au niveau supérieur, la chancelière Angela Merkel a bien fait savoir que le principal avantage de ce compromis était d'éviter le pire, à savoir un "chaos prévisible".

Un haut fonctionnaire européen, qui a participé à la conclusion de l'accord, estimait qu'il y avait "20% peut-être 30% de chances de succès".

"Lorsque je me projette dans les deux à trois ans à venir, je ne vois que des nuages sombres à l'horizon", a-t-il dit. "Notre seule réussite, c'est d'avoir évité un Grexit tourmenté."

Les problèmes risquent de se manifester à nouveau fin août ou en septembre lorsqu'il s'agira de conclure les négociations d'un nouveau programme de renflouement à trois ans. D'ici là, la situation économique de la Grèce risque d'aller de mal en pis et les Grecs eux-mêmes pourraient être de nouveau appelés aux urnes.

Le Fonds monétaire international (FMI) doit effectuer une nouvelle analyse de la dette grecque avant qu'un accord soit définitivement conclu, analyse qui risque fort de montrer que seule une "décote", soit une dépréciation pure et simple des créances, pourra rendre cette dette gérable.

Schäuble, qui affirme qu'une telle décote serait illégale dans la zone euro, attendra avec sa propre alternative, un allègement de la dette grecque, mais en dehors de la zone euro.

Pour sa part, Merkel juge possible de discuter d'un changement des maturités ou d'une réduction des intérêts une fois achevé avec succès le premier examen de ce troisième projet de renflouement en cinq ans, dont les chances de succès paraissent quoi qu'il en soit faibles.

LE "RAPPORT DES CINQ PRÉSIDENTS" PASSE INAPERÇU

La question grecque a en outre accentué les divisions entre les pays membres de la zone euro et les autres, la Grande-Bretagne et la République tchèque exigeant en particulier des garanties en échange de la mobilisation d'un mécanisme communautaire pour financer un crédit-relais.

Si la crise grecque était la seule préoccupation de la zone euro, il serait peut-être plus simple de l'isoler et de la régler, dans la mesure où les marchés financiers ne montrent guère de ces signes de contagion à d'autres dettes souveraines exposées qui avaient menacé de la réduire en pièces en 2012.

La Grèce a tellement mobilisé l'attention qu'est passé inaperçu un rapport important signé du président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker et des chefs de quatre autres institutions de l'Union européenne (UE) sur les moyens d'améliorer le fonctionnement de l'union monétaire.

C'est sans doute l'un des plus grands défis de l'UE et pourtant la volonté d'une plus grande intégration, jugée indispensable par les auteurs du rapport, fait défaut.

La crise de la dette, qui remonte à 2010, a débouché sur la création de nouvelles institutions pour renforcer la zone euro: un mécanisme de renflouement permanent, un superviseur bancaire unique, un mécanisme commun de liquidation des banques faillies et des règles budgétaires plus rigoureuses.

Mais l'opposition allemande à une mutualisation de la dette et la résistance opposée par la France à une cession partielle de la souveraineté budgétaire, sans parler de la montée des eurosceptiques, empêchent la zone euro d'aller de l'avant.

Le "rapport des cinq présidents" suggère comme mesures rapides la mise en place d'un fonds commun de garantie des dépôts pour les banques sous supervision de la Banque centrale européenne (BCE) et des mesures de soutien attachées à un fonds de résolution unique financé par le secteur bancaire.

A plus long terme, après 2017, le rapport évoque la création d'un Trésor de la zone euro.

Le président François Hollande a pour sa part renouvelé dimanche sa proposition d'un gouvernement de la zone euro, formulée en mai avec la chancelière Angela Merkel, disant la France prête à constituer une "avant-garde" avec les pays qui le souhaiteront.

De telles ambitions tranchent avec une gestion de crise frénétique et des débats qui prennent de plus en plus le ton de la division au sein de la zone euro.

(Wilfrid Exbrayat pour le service français, édité par Jean-Stéphane Brosse)

Les Risques en Bourse

Fermer

Note d'information importante

Chère Cliente, Cher Client,

Nous souhaitons vous donner quelques règles à suivre pour investir dans les meilleures conditions et vous présenter les risques potentiels auxquels vous êtes susceptibles d'être exposés.

Vos connaissances, Votre profil d'investisseur
Tout d'abord évaluez vos connaissances boursières et financières et formez-vous en consultant le Guide de l'Investisseur, véritable introduction à la bourse et à l'épargne qui est disponible sur votre site Boursorama Banque sous la rubrique «Aide/Formation».
Définissez ensuite votre profil d'investisseur (prudent, équilibré, dynamique) et vos objectifs (durée de placement, rentabilité …). Ce constat vous permettra de vous orienter vers les produits et les marchés qui vous sont le mieux adaptés.

Pensez à vos besoins de liquidité
Adaptez votre durée de placement (1 mois, 1 an, 5 ans, …) à vos besoins de liquidités (projets, impôts …) et en tout état de cause, n'investissez pas en Bourse une partie trop importante de votre patrimoine.

La composition de votre portefeuille
Etudiez la composition de votre portefeuille : diversifiez vos placements afin de réduire au maximum le risque inhérent à un support ou à un secteur en particulier et n'investissez pas dans les produits optionnels (warrants, certificats), fortement risqués, si votre portefeuille n'est pas suffisamment important.

Connaître la vie des Sociétés
Renseignez-vous sur la société au sein de laquelle vous envisagez d'investir (actualités, santé financière, opérations à venir, …).

Agir en connaissance de cause
Soyez conscient des risques auxquels vous êtes exposés : de fait, si certains produits (actions volatiles, warrants, certificats, future…) ou certains modes d'investissement (Service de Règlement Différé) augmentent les espérances de gain, ils accroissent aussi fortement le risque de perte (totale). Ainsi, une connaissance technique préalable approfondie est requise, c'est pourquoi nous conseillons aux néophytes de s'écarter de ce type de produits.

Des risques différents selon les marchés
Prenez connaissance des caractéristiques des marchés sur lesquels vous allez investir : vous êtes confrontés à un risque variable (liquidité, volatilité, niveau d'information, change…) selon les marchés sur lesquels vous décidez d'intervenir (Premier Marché, Second Marché, Nouveau marché, Marché Libre, Marché étranger…).

Figez vos pertes
Enfin, la règle d'or à retenir est de savoir figer ses pertes : à vous de définir le montant de perte acceptable dès le début et une fois ce niveau atteint agissez en conséquence.

En appliquant ces quelques règles de bonnes conduite vous serez à même de mieux appréhender votre risque lorsque vous allez investir sur les Marchés

Un ensemble de cours complets sur la Bourse est également mis à votre disposition gratuitement et que vous pouvez retrouver sur votre site Boursorama Banque dans la rubrique «Aide/Formation». Si des questions resteraient en suspend, n'hésitez pas à contacter votre agence qui est à votre disposition.

Cordialement,
L'équipe de Boursorama Banque.