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Le bastion socialiste d'Emmanuelli pourrait basculer
Reuters02/06/2017 à 11:42

LE BASTION SOCIALISTE D'EMMANUELLI POURRAIT BASCULER

par Claude Canellas

BORDEAUX (Reuters) - Véritable bastion socialiste, la troisième circonscription des Landes que détenait depuis 30 ans Henri Emmanuelli jusqu'à sa mort en mars dernier pourrait changer de camp à la faveur de l'élection législative, là où Benoît Hamon a attiré moins de 10% des voix au premier tour de la présidentielle.

Ils sont 13 sur la ligne de départ pour tenter de ravir un secteur qu'on estimait encore il y a peu, au Parti socialiste, comme l'une des plus imprenables de France.

Henri Emmanuelli présidait depuis 35 ans le département des Landes, où l'ancien Premier secrétaire du PS, ex-président de l'Assemblée nationale et ex-ministre du Budget pesait de tout son poids.

Député de 1988 à 1997 et de 2000 jusqu'à sa mort, il avait favorisé le carton plein du PS dans les trois circonscriptions en 2012 avec Alain Vidalies et Jean-Pierre Dufau.

La page est tournée, d'autant qu'en plus du décès de la figure tutélaire, aucun des deux autres sortants ne se représente, et que sur le département Emmanuel Macron est arrivé en tête au premier tour le 23 avril avec 24,63% des voix.

Dans la troisième circonscription, Benoît Hamon n'a pas fait mieux que 9,92% sur un terreau où Henri Emmanuelli avait été réélu député avec 56,07% des voix au premier tour en 2012.

Pour relever le flambeau du poing et de la rose, c'est Boris Vallaud, déjà adoubé par Henri Emmanuelli, qui a été désigné.

Époux de l'ancienne ministre de l'Education Najat Vallaud-Belkacem, elle-même candidate à Villeurbanne (Rhône), il a été directeur de cabinet d'Arnaud Montebourg et secrétaire général adjoint de l'Élysée.

"HÉRITAGE"

Issue d'une famille originaire des Landes depuis plusieurs générations, il se dit fier d'avoir été choisi par Henri Emmanuelli, "qui nous laisse un héritage considérable".

Celui qui fut secrétaire général de la préfecture des Landes affirme bien connaître le territoire qu'il sillonne depuis plusieurs semaines et se dit "confiant et prêt".

"Les circonstances ont changé, j'ai des adversaires sérieux, je les respecte et aucune circonscription n'est imperdable", a-t-il dit à Reuters.

Parmi ses prétendants les plus sérieux, Jean-Pierre Steiner, le candidat de La République en Marche, 67 ans, considère son entrée récente en politique comme un atout.

"Je ne suis pas un professionnel de la politique et si j'ai rejoint En Marche !, c'est parce que je partage l'idée qu'il faut passer au-dessus des clivages, le droite-gauche en politique et le clivage entre le donneur de travail et celui qui fournit le travail dans l'entreprise", a-t-il dit à Reuters.

L'ancien chef de la division économique et financière de la Direction interrégionale de la police judiciaire (DIPJ) de Bordeaux, aujourd'hui à la retraite, évoque un "engagement".

"Cette circonscription est marquée par un homme avec lequel j'avais une excellente relation lorsqu'il s'agissait, avec mon cabinet de conseil en gestion d'entreprise, de se battre pour sauver des emplois dans un département qui a subi 3.000 suppressions en l'espace de cinq ans", a-t-il raconté à Reuters. "Et pour répondre à celui qui brigue la succession, je dirais que de ce point de vue-là, je peux prétendre autant à héritage que lui".

A ses yeux, plus qu'un héritage, c'est d'une nouvelle ère qu'il faut parler "car on va élire les premiers députés sans cumul des mandats."

Boris Vallaud et Jean-Pierre Steiner devront compter avec Céline Duprat (LR-UDI) et le candidat de La France Insoumise Philippe Dubourg, un retraité de l'enseignement de 67 ans qui veut faire fructifier le score de 20,15% de Jean-Luc Mélenchon dans le département à la présidentielle, derrière Macron.

(Edité par Elizabeth Pineau)

2 commentaires

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  • stmaster
    02 juin12:38

    Oui, tu peux te demander, tout comme tu peux te demander comment les électeurs ont voté depuis des décennies pour des Pasqua, Tibéri, Médecin, Balkany, et j'en passe ....... Tu en veux d'autres ?

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