Aller au contenu principal
Fermer

La BoE devrait porter son taux directeur à 5,50% en septembre, selon des économistes
information fournie par Reuters 15/09/2023 à 11:19

La Banque d’Angleterre à Londres

La Banque d’Angleterre à Londres

par Shaloo Shrivastava

BANGALORE (Reuters) - La Banque d'Angleterre (BoE) devrait relever son principal taux directeur de 25 points de base le 21 septembre pour le porter à son plus haut niveau depuis plus de 15 ans, montre une enquête Reuters auprès d'économistes, dont certains jugent possible une hausse supplémentaire du coût du crédit avant la fin de l'année.

L'inflation britannique, qui a culminé à 11,1% en octobre dernier, avant de refluer à 6,8% en juillet, reste parmi les plus élevées des grandes économies de la planète et bien loin de l'objectif de 2% de la BoE, malgré une hausse cumulée des taux d'intérêt de 515 points de base depuis décembre 2021.

La quasi-totalité des 65 économistes interrogés par Reuters du 11 au 13 septembre s'attendent à ce que la BoE relève son principal taux directeur de 25 points de base, à 5,50% ce mois-ci, une prévision conforme à celle du marché. Seul un économiste prévoit un statu quo.

"L'inflation des prix des services n'a pas encore vraiment basculé et nous pensons que la Banque d'Angleterre voudra des preuves convaincantes qu'elle est en train de baisser", souligne Ellie Henderson, économiste chez Investec.

"Nous pensons que la Banque d'Angleterre voudra continuer à serrer la vis un peu plus longtemps", ajoute-t-elle.

La médiane des prévisions des économistes dans l'enquête montre que le principal taux directeur devrait culminer à 5,50%, un chiffre également en ligne avec les attentes du marché, et rester à ce niveau jusqu'à la mi-2024.

Près de la moitié des économistes sondés, soit 30 sur 65, prévoient cependant qu'il grimpe à 5,75%, voire au-delà, au quatrième trimestre. Deux économistes tablent sur un taux directeur final à 6,00%.

"Si la BoE veut signaler qu'il s'agit de la dernière hausse (de taux), elle pourrait être tentée de modifier sa 'guidance' (évolution de sa politique) vers quelque chose de plus neutre", écrivent les économistes de HSBC.

"Mais il reste une certaine incertitude: le MPC (Comité de politique monétaire de la BoE) n'aura sous la main qu'une seule nouvelle publication sur le marché du travail et l'inflation entre la réunion de la semaine prochaine et la suivante, le 2 novembre", ajoutent-ils.

UNE INFLATION AU-DESSUS DE 2% JUSQU'EN 2025

Les responsables de la BoE semblent eux-mêmes divisés sur l'ampleur de la hausse des taux.

Son gouverneur, Andrew Bailey, a déclaré la semaine dernière que la banque centrale était "beaucoup plus proche" du pic des taux", tout en n'excluant pas une hausse en septembre.

Catherine Mann, connue pour ses positions restrictives au sein de l'institut d'émission, a déclaré lundi qu'il valait mieux que la BoE se trompe en augmentant les taux trop fortement plutôt qu'en y mettant fin prématurément.

L'inflation britannique devrait s'établir en moyenne ce trimestre et le trimestre suivant respectivement à 6,8% et 4,7%, et devrait rester supérieure à l'objectif de la BoE au moins jusqu'en 2025. L'économie, de son côté, devrait croître cette année de 0,4% et de 0,5% l'an prochain.

Malgré une contraction plus forte que prévu du produit intérieur brut (PIB) en juillet, la hausse de 8,5% des salaires en rythme annuel sur les trois mois à juillet pourrait contribuer à soutenir la demande et, par extension, à alimenter les pressions inflationnistes.

Priés de s'exprimer sur une question subsidiaire, tous les économistes sondés, sauf deux, ont déclaré que les risques pesant sur leurs prévisions en matière d'inflation étaient à la hausse.

(Reportage Shaloo Shrivastava; enquêtes par Anitta Sunil, Purujit Arun, Maneesh Kumar et Pranoy Krishna ; Rédaction de Ross Finley, Hari Kishan et Mark Potter, Claude Chendjou pour la version française, édité par Blandine Hénault)

0 commentaire

Signaler le commentaire

Fermer

A lire aussi

  • Photo diffusée par le bureau de presse de la présidence vénézuélienne montrant la présidente par intérim du Venezuela, Delcy Rodriguez (d), signant un document aux côtés du ministre américain à l'Intérieur, Doug Burgum, au palais présidentiel de Miraflores, le 5 mars 2026 à Caracas ( Venezuelan Presidency / DANIELA MILLAN )
    information fournie par AFP 06.03.2026 00:44 

    Les Etats-Unis et le Venezuela vont rétablir des "relations diplomatiques" rompues en 2019, a annoncé jeudi le département d'Etat américain, alors que le ministre américain de l'Intérieur Doug Burgum, en visite à Caracas, s'est montré confiant dans les perspectives ... Lire la suite

  • Wall Street a fini en repli jeudi
    information fournie par Reuters 05.03.2026 23:44 

    par Sabrina Valle La Bourse de New ‌York a fini en baisse jeudi, au sixième jour du conflit au Moyen-Orient, alors que les prix ​du pétrole ont grimpé et que les investisseurs s'inquiétaient d'un regain de l'inflation laissant aussi peser un doute sur l'assouplissement ... Lire la suite

  • Un écran à la Bourse de New York, le 5 mars 2026 ( AFP / ANGELA WEISS )
    information fournie par AFP 05.03.2026 23:08 

    Après une journée d'accalmie, les prix du pétrole ont à nouveau flambé jeudi au sixième jour de la guerre au Moyen-Orient, faisant peser le spectre de l'inflation sur les Bourses mondiales. "Le conflit continue de s'intensifier aujourd'hui, et le trafic des pétroliers ... Lire la suite

  • Guerre en Iran : quand la Russie l'instrumentalise contre l’Ukraine
    information fournie par France 24 05.03.2026 23:07 

    Depuis le 28 février et le début des frappes menées par les Etats-Unis et Israël contre l’Iran, la Russie utilise cette guerre contre son allié, pour discréditer l’Ukraine et saper le soutien des Occidentaux dont elle bénéficie. Explications.

Pages les plus populaires