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L'encadrement des loyers fédère les villes contre Valls

Reuters01/09/2014 à 20:55

L'ENCADREMENT DES LOYERS FÉDÈRE LES VILLES CONTRE MANUEL VALLS

par Gregory Blachier

PARIS (Reuters) - Les appels à l'application de l'encadrement des loyers, symbole de la loi Alur, se multiplient et dessinent un nouveau front de gauche face à la politique de Manuel Valls, qui a enterré publiquement ce dispositif la semaine dernière.

Le Premier ministre a annoncé vendredi, lors de la présentation des mesures de relance du secteur immobilier, que l'encadrement des loyers serait appliqué à Paris à titre expérimental, mais nulle part ailleurs d'ici 2017.

Si la nouvelle a réjoui les professionnels de l'immobilier, qui ont milité pour l'abrogation du projet porté par l'ancienne ministre écologiste Cécile Duflot, arguant qu'il freinait l'investissement locatif, les communes commencent à réagir.

La maire de Lille et ex-patronne du PS, Martine Aubry, a été la première à sortir du bois samedi en demandant, au moment même où Manuel Valls arrivait à La Rochelle pour l'université d'été du PS, que l'encadrement des loyers soit appliqué dans sa ville.

Son appel a fait boule de neige. Claude Bartolone, président de l'Assemblée, l'a soutenue sur le fond. Et tour à tour, le maire écologiste de Grenoble, Eric Piolle, puis les Verts lyonnais et des élus de Plaine Commune, agglomération de 400.000 habitants autour de Saint-Denis, près de Paris, ont suivi.

D'autres voix encore se sont jointes à ce qui s'apparente à une nouvelle épreuve politique pour l'exécutif, même si Manuel Valls a modéré sa position dimanche dans une déclaration au JDD, disant : "Si d'autres villes comme Lille sont volontaires pour expérimenter l'encadrement des loyers, qu'elles le fassent".

"PREMIÈRE NÉCESSITÉ"

"C'est la réponse qu'on attendait", a dit à Reuters Audrey Linkenheld, conseillère municipale déléguée au logement à Lille.

"On peut se douter que les 28 agglomérations n'ont pu mettre en place l'observatoire. Pour ceux qui ne sont pas prêts, ça ne me choque pas qu'on dise : 'on attend l'expérimentation'. Mais d'autres avaient anticipé, bossé sérieusement", souligne-t-elle.

Si Manuel Valls a pensé évacuer le problème, il n'en est rien. Il devra faciliter les choses aux 27 villes - hors Paris - citées dans la loi pour qu'elles s'essaient à l'encadrement.

"Ce n'est pas la ville qui décide puisque ça dépend à la fois de (l'observatoire) qui doit établir le loyer de référence et du préfet, chargé de rédiger l'arrêté. Nous dépendons de l'Etat", expose Ian Brossat, adjoint chargé du Logement à Paris.

Aussi le maire de Grenoble invite-t-il l'exécutif à se souvenir de la campagne présidentielle. "C'était prévu dans les engagements de François Hollande et c'est une des rares lois qui est passée comme une lettre à la poste", souligne Eric Piolle.

Adjoint au maire communiste de Saint-Denis et président de Plaine Commune Habitat, Stéphane Peu se place lui aussi sur le terrain du combat pour une politique de gauche. Il va le porter et espère le gagner à l'échelle de la Métropole, cette semaine.

"Quand on fait des permanences dans nos mairies ou nos quartiers, neuf demandes d'entretien sur dix concernent le logement. Il ne faut pas le considérer comme une marchandise mais comme un bien de première nécessité", lance-t-il.

"La cherté des loyers et leur augmentation se constatent aussi sur la petite couronne. Sur le terrain, nous en mesurons tous les jours les conséquences sociales et économiques."

TRÈS CHÈRES LILLE ET GRENOBLE

De fait, et par delà les considérations politiques, entre opposition à la politique du gouvernement ou bataille interne au PS, la contestation part de villes où les loyers sont parmi les plus élevés de France et excluent une partie de la population.

Lille, dont Audrey Linkenheld rappelle la position pivot, à une heure de train de Paris et 35 minutes de Bruxelles, a vu les prix exploser en six ans. Aujourd'hui, le loyer moyen au m2 y est de 14,6 euros selon l'observatoire des professionnels du secteur, Clameur.

A titre de comparaison, il est de 13,8 euros à Annecy, 13,2 euros à Lyon ou 12,3 euros à Bordeaux, communes où le revenu moyen par foyer est nettement plus élevé.

De même, Eric Piolle juge nécessaire d'agir à Grenoble où, pour un prix au m2 quasi équivalent à Bordeaux, le revenu moyen annuel par foyer était inférieur de 3.000 euros en 2011.

"La crise du logement est réelle, le poids des loyers dans les budgets est très important, d'autant que nous avons beaucoup d'étudiants, de familles en situation de précarité forte. Nous avons besoin de nouveaux outils", dit-il.

Sa commune aura toutefois des difficultés à mettre en place rapidement l'encadrement des loyers. Elle ne faisait pas partie des villes pilotes et aucun chiffre n'est disponible. Lille, estime Audrey Linkenheld, pourra se lancer dans six mois.

Quant aux communes de Seine-Saint-Denis, elles bénéficient du travail de l'Olap, l'observatoire sur lequel va s'appuyer Paris, où l'expérimentation doit débuter cet automne.

"L'Olap existe depuis 1993. Il a fait un travail précis et fin depuis longtemps", répond Ian Brossat aux professionnels de l'immobilier qui jugent les données peu fiables. "L'encadrement des loyers, dans une ville comme Paris, est indispensable."

Ailleurs, beaucoup partagent le constat dans leur ville et sont prêt à batailler ferme avec l'exécutif.

(Edité par Yves Clarisse)

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