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Inflation : "On est sorti du 'quoi qu'il en coûte'", selon Gabriel Attal
information fournie par Boursorama avec Media Services05/07/2022 à 14:18

Le ministre délégué aux comptes publics Gabriel Attal. ( AFP / EMMANUEL DUNAND )

Le ministre délégué aux comptes publics Gabriel Attal. ( AFP / EMMANUEL DUNAND )

Bercy "continuera à prendre des mesures pour protéger le pouvoir d'achat des Français", a promis le ministre délégué aux comptes publics Gabriel Attal ce mardi 5 juillet sur RTL.

Lundi 4 juillet, le premier président de la Cour des comptes Pierre Moscovici a invité le gouvernement à la modération dans les dispositifs de soutien au pouvoir d'achat. "Le 'quoi qu’il en coûte', c’est fini et ce doit être fini", a-t-il insisté à l'occasion des 26es Rencontres des Acteurs publics à Paris.

Ce mardi, invité de RTL, le ministre délégué aux comptes publics Gabriel Attal a assuré qu'"on est sorti du 'quoi qu'il en coûte'".

Puis d'ajouter qu'à présent, "il s'agit de prendre des mesures de protection. On a déjà commencé à en prendre, et c'est pour ça qu'on a une inflation en France qui est nettement inférieure à celle que l'on constate dans le reste de l'Europe. Parce qu'on a mis en place un bouclier sur le prix d'électricité et du gaz", a rappelé Gabriel Attal.

Selon lui, Bercy "continuera à prendre des mesures pour protéger le pouvoir d'achat des Français", mais "dans une logique de réduction des déficits", estimant qu'"on peut faire les deux en même temps".

La charge de la dette, "la dépense la plus bête qui soit"

Pierre Moscovici s'est dit favorable à "des mesures ciblées et temporaires". En revanche, "des mesures pérennes et pour tout le monde, ça me paraîtrait imprudent". L'ancien ministre de l'Economie (2012-2014) et ex-commissaire européen s'est exprimé à quelques jours de la présentation en Conseil des ministres de deux textes de soutien au pouvoir d'achat.

Les nombreuses mesures annoncées en faveur des fonctionnaires, des retraités ou des indépendants vont coûter aux alentours de 25 milliards d'euros, et s'ajouter aux 25 milliards d'euros déjà dépensés par le gouvernement depuis l'automne 2021 pour soutenir le pouvoir d'achat face à la forte inflation (5,8% sur un an en juin selon l'Insee).

Malgré la hausse des prix, "il n'y a jamais totalement de contrainte", a estimé Pierre Moscovici, et "il va falloir agir beaucoup plus pour la maîtrise de la dépense publique", alors que la dette publique atteignait 112,9% du PIB à la fin 2021.

"La charge de la dette, c’est la dépense la plus bête qui soit. Ce sont des euros en moins pour investir dans la santé, l’éducation, la transition écologique, numérique, la sécurité", a énuméré le premier président de la Cour des comptes. Le remboursement de cette charge devrait augmenter de 17 milliards d'euros en 2022 en raison de la remontée des taux, selon le chiffrage donné par le ministre de l'Economie Bruno Le Maire.

25 commentaires

  • 05 juillet15:45

    . . . . . Il faut rendre aux États de l'Union Européenne leur privilège de battre monnaie. Arrêtons de marcher sur la tête : un État n'a pas à être contraint d'emprunter sur les marchés, il doit pouvoir créer ex-nihilo la monnaie dont il a besoin.