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France: Nicolas Hulot visé par une enquête pour viol et agression sexuelle
information fournie par Reuters26/11/2021 à 17:18

PARIS (Reuters) - Le parquet de Paris a annoncé vendredi l'ouverture d'une enquête préliminaire des chefs de viol et d'agression sexuelle contre Nicolas Hulot, au lendemain de la diffusion d'un reportage télévisé dans lequel trois femmes mettent en cause l'ancien ministre à visage découvert.

Les investigations ont été confiées à la brigade de protection des mineurs de la direction régionale de la police judiciaire, précise la procureure de la République dans un communiqué.

"Elles s’attacheront à déterminer si les faits dénoncés peuvent caractériser une infraction pénale et si, au vu de leur ancienneté, la prescription de l’action publique est acquise", ajoute Laure Beccuau.

La procureure évoque plus précisément "des faits susceptibles d’avoir été commis à Paris à l’égard d’une victime mineure".

Une référence au premier témoignage du reportage de l'émission "Envoyé spécial", diffusé jeudi soir sur la chaîne de télévision France 2 : celui de "Silvia", qui affirme avoir subi un viol de la part de Nicolas Hulot en mai 1989 alors qu'elle avait 16 ans.

Le reportage revient également sur la plainte pour viol déposée en 2008 par Pascale Mitterrand, petite-fille de l'ancien président François Mitterrand, à l'encontre de Nicolas Hulot, une plainte classée sans suite, les faits étant prescrits. Le journal Ebdo, disparu peu après, avait publié en février 2018 un article controversé sur cette affaire.

Deux autres femmes, l'ancienne animatrice de télévision Maureen Dor et une ancienne employée de TF1, ont par ailleurs livré des témoignages écrits à "Envoyé spécial", a fait savoir l'émission.

Disant vouloir se préserver des "salissures", Nicolas Hulot avait pris les devants en niant mercredi sur BFM TV des accusations présentées comme mensongères.

Il avait alors annoncé son retrait de la vie publique.

Nicolas Hulot a assuré qu'il avait la "conscience tranquille" et que son retrait n'était aucunement un signe de culpabilité, mais plutôt celui de son "écoeurement".

(Rédigé par Marc Angrand et Sophie Louet, édité par Jean-Michel Bélot)

6 commentaires

  • 27 novembre10:29

    Le besoin d'audience d'A2 passe par le lynchage d'un homme avec de vieilles histoires qui étaient à l'époque courantes chez tous les hommes