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Energie : il n'est pas possible de négocier son tarif réglementé
information fournie par Boursorama avec Media Services24/09/2021 à 10:45

VIE PRATIQUE. La Cour de cassation a donné tort à un abonné qui contestait une facture de rattrapage et un prélèvement qui étaient liés à l'application stricte d'une augmentation rétroactive d'électricité. 

(Illustration) ( AFP / JEFF PACHOUD )

(Illustration) ( AFP / JEFF PACHOUD )

Les abonnés qui choisissent le tarif réglementé pour leur fourniture d'énergie doivent assumer leurs factures, et ce malgré les augmentations, a tranché la Cour de cassation.

Les tarifs réglementés de l'électricité avaient été fixés par un arrêté interministériel de juillet 2013 qui prévoyait des hausses. Cependant, l'année suivante, en octobre 2014, un nouvel arrêté a supprimé les hausses à la veille de leur application. Le Conseil d'Etat ayant par la suite annulé ce nouvel arrêté, les hausses s'appliquaient de nouveau et des factures rétroactives, dites de rattrapage, ont été envoyées aux abonnés. L'un d'eux contestait.

Le contrat, disait-il, a été signé entre deux personnes privées que sont le fournisseur et son client, et même si la fixation relève du pouvoir réglementaire de l'Etat, aucun rattrapage n'est permis par le contrat . Il refusait de payer.

Mais la Cour de cassation a rejeté le raisonnement. Les tarifs réglementés échappent à la négociation contractuelle et au principe du jeu de la concurrence. Ils doivent être appliqués tels que prévus par le règlement, rétroactifs ou non.

2 commentaires

  • 24 septembre12:21

    On ne manque pourtant pas de fournisseurs "alternatifs" (normal pour du courant électrique !) sur le marché, qui offre des tarifs 5 ou 10% inférieurs au tarif réglementé et dont les services ne sont JAMAIS en grève, contrairement au mastodonte dont les syndicats ne connaissent que les "zakissocio" mais ignorent le terme de "client" (ils préfèrent "usager").