Bienvenue sur le nouveau Boursorama. Découvrez tout ce qui a changé
  1. Aide
    1. Espace Client
    2. Connexion
Espace Membre Boursorama

Erreur d'authentification

Vous êtes authentifié. Nous chargeons votre espace membre.

Mot de passe oublié ?

Nouveau sur Boursorama ? Devenez membre

Identifiant/Mot de passe oublié
Si vous êtes Membre de la Communauté Boursorama, veuillez indiquer l'adresse email que vous avez fournie lors de votre enregistrement pour recevoir votre identifiant et/ou ré-initialiser votre mot de passe :

Nouveau sur Boursorama ? Devenez membre

Fermer

Conserver cet article pour le lire plus tard

Fermer

Ce service est réservé aux clients et membres de Boursorama.
Vous êtes déjà membre ? Connectez-vous
Pas encore membre ? Devenez membre gratuitement

Emmanuel Macron de plus en plus isolé au sein du gouvernement

Reuters 01/06/2016 à 17:32

MACRON DE PLUS EN PLUS FRAGILISÉ

par Elizabeth Pineau

PARIS (Reuters) - Les révélations sur le patrimoine d'Emmanuel Macron, assujetti à l'Impôt de solidarité sur la fortune (ISF), fragilisent le ministre de l'Economie du gouvernement socialiste, taxé de mépris de classe après plusieurs épisodes polémiques.

Elles ravivent la question de son maintien dans l'équipe de Manuel Valls, où sa singularité, son positionnement économico-politique et ses transgressions dérangent.

Ces "fuites" sur des informations couvertes par le secret fiscal coïncident avec le récent lancement de sa "Grande marche" de collectes d'idées pour 2017, regardée d'un mauvais oeil par une partie de la gauche, ministres "hollandais" en tête, qui y voient les prémisses d'une candidature présidentielle.

Une option encouragée par le maire socialiste de Lyon, Gérard Collomb, qui voit en Emmanuel Macron un candidat de substitution à François Hollande si le chef de l'Etat ne parvient pas à redresser sa courbe de popularité.

En affirmant qu'il n'est "dupe de rien" après la publication d'articles sur son assujettissement à l'ISF, Emmanuel Macron crie à la déstabilisation.

"Ces derniers jours et ces dernières semaines, il y a un emballement sur à peu près tous les sujets pour essayer soit de me déstabiliser, soit de me fragiliser, soit penser sans doute salir l'action qui est la mienne", a-t-il déclaré lors d'un déplacement dans le Nord, souhaitant "bon courage" à ses détracteurs "parce que cela ne m'arrêtera pas."

Des joutes larvées observées avec ironie par la droite, en pleine préparation de sa primaire pour la présidentielle.

"Tout ça est monté de toutes pièces pour lui nuire", disait mercredi l'ancien Premier ministre François Fillon sur RTL. "Je ne suis pas là pour le défendre (...) je dis simplement que tout ça sent terriblement les manoeuvres d'une majorité et d'un gouvernement qui sont à bout de souffle".

"COSTARD"

Pour François Miquet-Marty, "le point de rupture" est atteint et les jours d'Emmanuel Macron au gouvernement sont comptés.

"Il lui sera très difficile de rester dans ce gouvernement dans les semaines qui viennent", a dit à Reuters le politologue de l'institut de sondages Viavoice. "On est au-delà d'une simple divergence politique, on est sur des rivalités personnelles, des questions de leadership."

Les révélations fiscales s'ajoutent aux remous nés de la phrase lancée vendredi par le ministre dans une rue de Lunel à un jeune homme qui l'interpellait. "Vous n'allez pas me faire pleurer avec votre T-shirt. La meilleure manière de se payer un costard, c'est de travailler", a dit Emmanuel Macron.

De quoi brouiller encore l'image du dirigeant trentenaire, chantre d'un libéralisme de gauche, jamais élu, dont 38% des Français estimaient fin avril dans un sondage Viavoice qu'il ferait "un bon président de la République".

"Tout son capital est un capital d'opinion, d'où la fragilité de son positionnement", dit François Miquet-Marty. "Quelques maladresses ajoutées à quelques attaques peuvent lui porter un préjudice réel."

Frédéric Dabi, directeur adjoint d'Ifop France, constate lui aussi les dégâts sur l'ancien banquier qui séduit une partie de l'électorat de droite.

"Son patrimoine conséquent, son costume renvoient à un monde de privilégiés qui a du mal à comprendre les difficultés des gens qu'il entend justement défendre", dit-il.

Quant à une éviction de l'intéressé, cet observateur reste prudent, jugeant qu'"il vaut mieux avoir un Macron dedans que dehors... même si ça commence à faire beaucoup".

Mercredi après le conseil des ministres, le porte-parole du gouvernement, Stéphane Le Foll, a émis le souhait qu'Emmanuel Macron "reste" au gouvernement, décrivant un "ministre important, qui a les qualités pour conduire cette politique économique qui aujourd'hui marque des résultats et des points."

Ce proche de François Hollande s'était montré plus cassant dimanche sur France 3 en affirmant: "C'est à lui que la question (du maintien au gouvernement) va se poser, c'est certain".

"BALLE DE MATCH"

S'il n'a pas encore franchi la ligne rouge, les sorties de route du ministre ont été nombreuses. En privé, des membres du gouvernement ne cachent pas leur agacement à son égard.

"Vous le voyez en tant que candidat soutenu par le Parti socialiste? Il y aurait quelque chose qui m'échappe là...", ironise l'un. "Emmanuel Macron joue l'opinion publique. Il est tellement haut dans les sondages que maintenant il est trop tard pour le remercier", pense un autre.

Un de ses amis PDG s'interroge : "J'aime beaucoup Emmanuel mais je ne comprends absolument pas à quel jeu il joue vis-à-vis de Hollande. Il lui doit tout. Ce qu'il fait est, je trouve, très pervers."

La sénatrice PS Frédérique Espagnac considère au contraire le turbulent ministre comme "une force dans une équipe". "Je ne doute pas que si François Hollande est candidat à la présidentielle, Emmanuel Macron sera à son service et derrière lui", dit cette proche de François Hollande.

Le chef de l'Etat a recadré à plusieurs reprises son conseiller devenu ministre. "Il sait ce qu'il me doit", disait-il en avril sur France 2. "La solidarité gouvernementale" s'impose à lui, ajoutait-il un mois plus tard sur Europe 1.

Quant au Premier ministre Manuel Valls, dont la tension avec Emmanuel Macron est visible, il a plusieurs fois ironisé sur la campagne de porte-à-porte lancée par le locataire de Bercy.

Pour François Miquet-Marty, le moment est décisif. "C'est la balle de match", dit-il. "Emmanuel Macron peut tout perdre, comme il peut essayer de rebondir".

(Avec Sophie Louet, Emile Picy, Emmanuel Jarry et Jean-Baptiste Vey, édité par Yves Clarisse)

Les Risques en Bourse

Fermer

Note d'information importante

Chère Cliente, Cher Client,

Nous souhaitons vous donner quelques règles à suivre pour investir dans les meilleures conditions et vous présenter les risques potentiels auxquels vous êtes susceptibles d'être exposés.

Vos connaissances, Votre profil d'investisseur
Tout d'abord évaluez vos connaissances boursières et financières et formez-vous en consultant le Guide de l'Investisseur, véritable introduction à la bourse et à l'épargne qui est disponible sur votre site Boursorama Banque sous la rubrique «Aide/Formation».
Définissez ensuite votre profil d'investisseur (prudent, équilibré, dynamique) et vos objectifs (durée de placement, rentabilité …). Ce constat vous permettra de vous orienter vers les produits et les marchés qui vous sont le mieux adaptés.

Pensez à vos besoins de liquidité
Adaptez votre durée de placement (1 mois, 1 an, 5 ans, …) à vos besoins de liquidités (projets, impôts …) et en tout état de cause, n'investissez pas en Bourse une partie trop importante de votre patrimoine.

La composition de votre portefeuille
Etudiez la composition de votre portefeuille : diversifiez vos placements afin de réduire au maximum le risque inhérent à un support ou à un secteur en particulier et n'investissez pas dans les produits optionnels (warrants, certificats), fortement risqués, si votre portefeuille n'est pas suffisamment important.

Connaître la vie des Sociétés
Renseignez-vous sur la société au sein de laquelle vous envisagez d'investir (actualités, santé financière, opérations à venir, …).

Agir en connaissance de cause
Soyez conscient des risques auxquels vous êtes exposés : de fait, si certains produits (actions volatiles, warrants, certificats, future…) ou certains modes d'investissement (Service de Règlement Différé) augmentent les espérances de gain, ils accroissent aussi fortement le risque de perte (totale). Ainsi, une connaissance technique préalable approfondie est requise, c'est pourquoi nous conseillons aux néophytes de s'écarter de ce type de produits.

Des risques différents selon les marchés
Prenez connaissance des caractéristiques des marchés sur lesquels vous allez investir : vous êtes confrontés à un risque variable (liquidité, volatilité, niveau d'information, change…) selon les marchés sur lesquels vous décidez d'intervenir (Premier Marché, Second Marché, Nouveau marché, Marché Libre, Marché étranger…).

Figez vos pertes
Enfin, la règle d'or à retenir est de savoir figer ses pertes : à vous de définir le montant de perte acceptable dès le début et une fois ce niveau atteint agissez en conséquence.

En appliquant ces quelques règles de bonnes conduite vous serez à même de mieux appréhender votre risque lorsque vous allez investir sur les Marchés

Un ensemble de cours complets sur la Bourse est également mis à votre disposition gratuitement et que vous pouvez retrouver sur votre site Boursorama Banque dans la rubrique «Aide/Formation». Si des questions resteraient en suspend, n'hésitez pas à contacter votre agence qui est à votre disposition.

Cordialement,
L'équipe de Boursorama Banque.