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Droit à l'oubli : comment refermer la boîte de Pandore ?

Le Point28/07/2014 à 19:07

Jacob Kohnstamm, alors président du G29, et Isabelle Falque-Pierrotin, actuelle présidente de la Cnil et du G29 dans les locaux de la Cnil à Paris en octobre 2012.

Le 13 mai dernier, la Cour de justice de l'Union européenne (CJUE) prenait tout le monde de court en rendant une décision qui impose aux moteurs de recherche d'examiner les demandes des utilisateurs qui réclament que certains contenus les concernant disparaissent de la liste des résultats de recherche. Google, qui concentre à lui seul 90 % des parts de marché européen, annonce qu'il a déjà reçu plus de 91 000 demandes, dont 17 500 de la part de la France, devant l'Allemagne (16 500) et le Royaume-Uni (12 000). Si les moteurs de recherche se sont plus ou moins bien organisés, notamment par le biais de formulaires de demande pour Google et Microsoft Bing, de nouveaux problèmes surgissent.

Un processus flou et limité

D'abord, les contenus concernés ne sont effacés que de la liste des résultats du moteur de recherche, et non de la surface du Web. Il s'agit alors d'une désindexation, et non d'un effacement total, ce dernier ne pouvant être effectué que par le site qui héberge ces contenus. En outre, Google alerte par mail les sites concernés de la disparition de certains de leurs liens de ses listes de résultats, arguant que "de telles notifications s'imposent dans l'intérêt de la transparence". Mais, selon Isabelle Falque-Pierrotin, présidente de la Cnil, ces notifications sapent l'impact de la requête elle-même en remettant en avant le nom des personnes concernées.

À cela s'ajoute le fait que seules les versions européennes des moteurs de...

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2 commentaires

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  • frk987
    28 juillet17:31

    Si internet avait exister dans les années 40, on serait mort de rire de lire les posts de Mitterrand à cette époque, et une certitude, il n'aurait jamais pu se présenter !!!

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  • frk987
    28 juillet17:29

    Dans quelques années ça va être amusant de ressortir les tweets des futurs hommes politiques. Les gamins sont inconscients du préjudice à terme, c'est bon pour un vx c.. comme moi qui n'en ait rien à fiche....mais pour la jeunesse : attention danger majeur de voir des carrières brisées.

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