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"Ce n'est pas le train qui est trop cher, c'est l'avion qui ne l'est pas assez" : le PDG d'ADP répond au patron de la SNCF
information fournie par Boursorama avec Media Services03/12/2021 à 10:33

"Je pense qu'il faut que le train se développe et jamais vous ne me verrez questionner l'artificialisation liée aux voies de chemins de fer, jamais vous ne me verrez questionner les subventions que reçoit le domaine ferroviaire, jamais".

( AFP / GEOFFROY VAN DER HASSELT )

( AFP / GEOFFROY VAN DER HASSELT )

Interrogé mercredi 1er décembre par la commission du développement durable de l'Assemblée sur la cherté de billets de train par rapport à la voie aérienne sur certaines destinations françaises, le PDG de la SNCF Jean-Pierre Farandou a estimé que "ce n'est pas le train qui est trop cher, c'est l'avion qui ne l'est pas assez", en appelant à taxer davantage le transport aérien et routier, à la mesure de leur impact sur le climat.

Sa sortie a vivement fait réagir les acteurs du secteur aérien. "J'ai toujours considéré dans la vie que quand l'assiette du voisin se remplissait, ça ne vidait pas la mienne. Donc je suis un ami du développement de tous les services", a répondu sur BFM Business le PDG du Groupe ADP (anciennement Aéroports de Paris) Augustin de Romanet.

"Je pense qu'il faut que le train se développe et jamais vous ne me verrez questionner l'artificialisation liée aux voies de chemins de fer, le glyphosate utilisé par les personnes qui entretiennent les voies de chemin de fer, jamais vous ne me verrez questionner les subventions que reçoit le domaine ferroviaire, jamais", a encore souligné Augustin de Romanet. " Je crois qu'il faut que chacun reste dans son couloir de nage pour rendre le meilleur service possible et que chacun balaie devant sa porte. Moi je m'efforce de balayer devant la porte des aéroports", a-t-il conclu.

Le secteur ferroviaire plus taxé que l'aérien ?

Mercredi, le PDG de la SNCF s'était également interrogé sur les taxes payées par le secteur aérien par rapport à celles supportées par le secteur ferroviaire. " Est-ce qu'on impute au billet d'avion le coût de son impact carbone ou pas ? Moi je ne comprends pas pourquoi les compagnies aériennes sont exemptées de toute taxe sur le kérosène. Moi, je paie des taxes, sur mon énergie, sur mon gazole je paie des taxes...", avait ainsi plaidé Jean-Pierre Farandou. "Si j'avais un souhait à formuler, ça serait une réflexion sur un élargissement de la fiscalité carbone à l'ensemble de l'activité de transport", avait-il résumé.

Un point sur laquelle a réagi la Fédération nationale de l'aviation et de ses métiers (Fnam). Estimant dans un communiqué que "la concurrence constitue un puissant vecteur de qualité de service et permet au plus grand nombre l'accès au voyage", elle a rappelé que le secteur aérien est bien concerné par les taxes en prenant l'exemple d'un billet d'avion Paris-Nice à 90 euros. "Ce cas concret illustre le poids très important que représentent déjà les taxes et redevances en France puisque, dans cet exemple, celles-ci représentent plus de la moitié du prix total payé par le passager (53%)", assure la Fnam qui rappelle que "le transport aérien reste par ailleurs un secteur résolument engagé vers la décarbonation de ses activités".

6 commentaires

  • 03 décembre17:36

    chanomar dès que l'on parle de gabegie quelque part, en particulier chez les assimilés fonctionnaires qui coûtent une blinde aux contribuables et aux salariés du privés avec les caisses retraites , il essaye de détourner sur notre représentation démocratique ! C'est tellement facile et petit ...