Mattel annonce une perte trimestrielle moins forte que prévu

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MATTEL FAIT MIEUX QUE PRÉVU AU 1ER TRIMESTRE
MATTEL FAIT MIEUX QUE PRÉVU AU 1ER TRIMESTRE

(Reuters) - Mattel a accusé une perte un peu moins forte qu'attendu au premier trimestre et son chiffre d'affaires est ressorti au-dessus des attentes des analystes pour la première fois en six trimestres, de quoi encourager le nouveau directeur général Christopher Sinclair dans ses efforts pour redresser le fabricant des poupées Barbie.

L'action Mattel, qui a perdu le tiers de sa valeur sur les 12 derniers mois, grimpait de 7,6% à 27,20 dollars dans les transactions d'après-Bourse à Wall Street après ces annonces.

Le groupe américain, qui a nommé Christopher Sinclair début avril, a accusé une perte nette de 58,2 millions de dollars (54,1 millions d'euros) sur les trois mois au 31 mars, soit 17 cents par action, contre une perte de 11,2 millions (3 cents/action) un an plus tôt.

Hors éléments exceptionnels, la perte ressort à 8 cents par action, un de moins que le consensus établi par Thomson Reuters I/B/E/S.

Le chiffre d'affaires a baissé de 2,5% à 922,7 millions de dollars, au-dessus du consensus qui était à 901,3 millions.

Les ventes mondiales des poupées Barbie ont baissé de 5% à monnaies constantes mais celles des jouets Fisher-Price ont progressé de 3%.

Christopher Sinclair, un ancien cadre dirigeant de PepsiCo qui était administrateur de Mattel depuis 1996, s'est prononcé pour une transition "urgente" vers des jouets plus en phase avec le jeune public.

Les poupées Barbie, dans les rayons depuis 56 ans, ont pris quelques rides face aux jouets électroniques, tablettes et autres produits dérivés.

Mattel est également confronté à la concurrence du danois Lego Group, qui l'a détrôné en termes de ventes pour devenir le numéro un mondial des jouets, et de son compatriote Hasbro.

"Il n'y a pas de temps à perdre pour opérer les changements nécessaires afin de revitaliser notre entreprise", a déclaré Sinclair jeudi en présentant les résultats.

Les analystes n'attendent cependant pas de retour à la croissance du chiffre d'affaires avant 2016.

Le groupe a par ailleurs estimé que le dollar fort aurait un impact de 30 à 35 cents sur son bénéfice par action en 2015 et freinerait la croissance de son chiffre d'affaires de 4 à 6%.

(Shailaja Sharma à Bangalore, Véronique Tison pour le service français)

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