Lloyds a imputé une nouvelle charge de 500 millions de livres

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LLOYDS BANK IMPUTE UNE NOUVELLE CHARGE DE 500 MILLIONS DE LIVRES
LLOYDS BANK IMPUTE UNE NOUVELLE CHARGE DE 500 MILLIONS DE LIVRES

LONDRES (Reuters) - Lloyds Banking Group a inscrit une nouvelle provision de 500 millions de livres (693 millions d'euros) liée au dédommagement des clients auxquels avaient été vendues des polices d'assurance dans des conditions litigieuses, portant la charge totale à 13,9 milliards de livres, soit plus du double de ce que n'importe quelle autre banque a imputé à ce titre.

La deuxième banque européenne par la capitalisation a fait état mercredi d'un bénéfice avant impôts et éléments exceptionnels de 2,0 milliards de livres (2,77 milliards d'euros) au troisième trimestre contre 2,2 milliards un an auparavant.

Les analystes interrogés par Reuters anticipaient en moyenne un bénéfice imposable de 2,2 milliards.

Sur neuf mois, ce solde ressort à 6,4 milliards de livres contre six milliards.

Le résultat imposable, en intégrant les éléments exceptionnels ("statutory profit"), ressort à 958 millions de livres au troisième trimestre contre 751 millions, et à 2,2 milliards sur neuf mois contre 1,6 milliard.

Le ratio de capital dur Tier 1 était de 13,7% à la fin du troisième trimestre contre 13,3% à la fin du trimestre précédent.

Le régulateur britannique a dit ce mois-ci qu'il comptait fixer un délai jusqu'en 2018 pour réclamer un dédommagement aux banques dans l'affaire des garanties de paiement (PPI), décision qui est perçue comme étant positive pour Lloyds.

Les banques britanniques ont constitué plus de 28 milliards de livres de provisions ces cinq dernières années pour régler les litiges avec la clientèle sur ce dossier.

Ces polices d'assurance, destinées à protéger l'emprunteur en cas de maladie ou de chômage, ont parfois été vendues à des personnes qui n'étaient pas éligibles.

Lloyds a été renflouée par l'Etat durant la crise financière de 2007-2009, à hauteur de 20,5 milliards de livres et moyennant une entrée au capital à 43%. Depuis lors, Londres a ramené sa participation à un peu moins de 11% et recouvré plus de 15 milliards de livres.

(Matt Scuffham, Wilfrid Exbrayat pour le service français, édité par Véronique Tison)

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