Les investisseurs sont très optimistes sur l'Europe

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(NEWSManagers.com) - Depuis l'annonce, le 22 janvier dernier, de l'assouplissement quantitatif décidé par la Banque centrale européenne ( BCE), les investisseurs internationaux sont beaucoup plus optimistes sur les perspectives de l'économie européenne, selon le dernier sondage (Manager Survey) réalisé par BofA Merrill Lynch entre les 6 et 12 février auprès d'un échantillon de 196 participants représentant 559 milliards de dollars d'actifs sous gestion.

Les perspectives bénéficiaires des entreprises européennes n'ont jamais été aussi bonnes depuis 2009 et 81% des sociétés de la région prévoient une amélioration de la conjoncture économique au cours des douze prochains mois. Corollaire de cette appréciation très positive, un pourcentage record de 51% net de sondés (contre seulement 18% en janvier) font de l'Europe leur premier choix pour un investissement actions au cours des douze prochains mois. Alors que plus d'un investisseur sur deux (55%) est déjà surpondéré sur l'Europe.

Principale victime de cette rotation, les Etats-Unis puisque le pourcentage des investisseurs surpondérés sur les actions américaines tombe à 6% net, en recul de 18 points de pourcentage par rapport au mois précédent. Dans l'ensemble, les gestionnaires d'actifs ont accru leurs allocations à la fois sur les actions (57% sont surpondérés, soit une hausse de six points d'un mois sur l'autre) et sur le cash (22% sont surpondérés, soit un gain de 5 points). Une évolution qui se fait au détriment des obligations, considérées comme surévaluées par 79% des sondés. Les obligations sont également considérées comme la classe d'actifs la plus vulnérable à un accroissement de la volatilité cette année.

Malgré l'exubérance observée sur l'Europe, les perspectives de croissance au niveau mondial ont peu évolué, en raison d'attentes moins fortes sur la Chine. En effet, 58% des sondés parient sur un ralentissement de l'économie chinoise au cours des douze prochains mois. " La BCE a réussi à vaincre les craintes de déflation mondiale et suscité le retour de transactions de reflation en février" , remarque Michael Hartnett, chief investment strategist chez BofA Merrill Lynch Research. " Sur les actions européennes, le sentiment a devancé les fondamentaux. C'est comme s'il n'y avait plus un seul investisseur baissier. Il faudra qu'on bénéficie d'une forte reprise très bientôt si l'on veut que les " bulls" gardent leur bonne humeur" , commente pour sa part Manish Kabra, stratégiste quantitatif spécialisé sur les actions européennes.

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