Le secrétaire américain à la Défense en visite à Bagdad

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(actualisé avec déclaration de Hagel, détails sur sa visite) BAGDAD, 9 décembre (Reuters) - Le secrétaire américain à la Défense, Chuck Hagel, a entamé mardi à Bagdad une visite surprise en Irak, sur fond de lutte contre les djihadistes du groupe Etat islamique (EI), dont l'aviation américaine vise les positions depuis quatre mois. Il effectue là la première visite d'un chef du Pentagone depuis que le président Barack Obama a ordonné le retrait des troupes américaines d'Irak en 2011. C'est aussi la dernière visite officielle à l'étranger de Chuck Hagel en tant que secrétaire à la Défense, poste qu'il occupe depuis près de deux ans. Le 24 novembre, il a présenté sa démission à la suite à des désaccords avec la Maison blanche. La nomination de son successeur, Ashton Carter, rester à confirmer par le Sénat. "Nous avons un rôle à jouer ici mais il doit toujours se cantonner à un rôle de soutien(...). C'est leur pays. Il leur revient de conduire les choses", a dit le chef du Pentagone à des militaires américains et australiens à l'aéroport de Bagdad. S'adressant aux journalistes avant cette visite, Chuck Hagel, qui doit voir à Bagdad le Premier ministre Haïdar al Abadi, chiite, et le ministre de la Défense Khaled al Obeïdi, avait estimé que l'armée irakienne et les combattants kurdes avaient le vent en poupe mais étaient loin encore de l'emporter. "Il s'agit d'un effort sur le long terme. La tâche est difficile. Il y aura des revers et des victoires. Voilà, je crois, où nous en sommes, et j'ai hâte d'avoir des comptes rendus de première main", a-t-il dit lundi. Les djihadistes de l'EI ont conquis une bonne partie du nord et de l'ouest de l'Irak, dont la grande ville de Mossoul, en juin dernier à la faveur d'une offensive éclair, et tiennent aussi des régions entières de l'est et du nord de la Syrie. Le président Obama a autorisé en novembre le doublement du nombre de militaires américains présents en Irak, à 3.100 hommes. Lundi, le général américain James Terry a déclaré que les alliés des Etats-Unis au sein de la coalition anti-Etat islamique allaient envoyer en Irak 1.500 militaires, chargés de conseiller et de former les troupes irakiennes mais aussi les peshmergas (combattants kurdes). (Phil Stewart; Eric Faye pour le service français)

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