InVivo veut ouvrir 200 grandes surfaces en France en cinq ans

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INVIVO PROJETTE D'OUVRIR 200 MAGASINS EN FRANCE
INVIVO PROJETTE D'OUVRIR 200 MAGASINS EN FRANCE

PARIS (Reuters) - Le groupe InVivo cherche à faire une acquisition dans la distribution de vin aux Etats-Unis et pourrait ouvrir jusqu'à 200 magasins en France, dans le cadre d'un plan visant à doubler de taille en dix ans.

Le premier groupe coopératif agricole français est entré sur le marché du vin cette année avec le rachat du négociant bordelais Cordier Mestrezat et en s'associant avec la première coopérative viticole française Vinadeis.

InViVo vise un chiffre d'affaires annuel de 500 millions d'euros en cinq ans et une implantation sur le marché américain via une acquisition "aussi vite que possible", a déclaré à la presse Thierry Blandinières, son directeur général.

La coopérative souhaite utiliser Cordier comme une marque aux Etats-Unis, où le prix de vente moyen oscille autour de sept dollars la bouteille, contre deux à trois euros dans les grandes surfaces en France, a-t-il ajouté.

Elle entend aussi développer un réseau de 200 magasins dédiés à l'alimentaire en cinq ans sous la bannière "Frais d'Ici", actuellement en phase de test.

Les magasins seront centrés sur les produits frais et locaux des coopératives agricoles et installés sur des espaces libérés par les jardineries "Gamm Vert" du groupe. Ces magasins pourraient générer 1,0 milliard d'euros de chiffre d'affaires annuel.

InVivo, qui compte plus de 200 coopératives, a fait état d'une forte hausse de ses profits 2014-2015, à fin juin, avec un Ebitda de 106,7 millions d'euros, contre 64 millions un an plus tôt.

Sa division de santé animale, qui a réalisé des acquisitions, a contribué pour près de la moitié à cette progression, tandis que le négoce de grains a renoué avec un résultat positif après une perte de 15 millions d'euros en 2013-2014.

Le chiffre d'affaires est resté stable à 5,7 milliards d'euros.

Le groupe, qui vise un Ebitda en hausse de 20 millions en 2015-2016, a réaffirmé qu'il envisageait de faire entrer des actionnaires minoritaires, après avoir notamment accueilli Eurazeo dans sa filiale de nutrition et santé animale.

(Gus Trompiz, Pascale Denis pour le service français, édité par Dominique Rodriguez)

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