Discussions Russie-Arabie saoudite sur le pétrole

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(Actualisé avec précisions sur les discussions Russie-Arabie saoudite, cours, commentaire d'analyste) LONDRES, 6 octobre (Reuters) - L'Opep devrait coopérer avec des producteurs extérieurs à l'organisation face au problème de l'offre excédentaire de pétrole sur le marché mondial, a déclaré mardi son secrétaire général Abdullah al-Badri, quelques jours après des discussions entre l'Arabie saoudite et la Russie. "Nous devrions tous travailler ensemble, Opep et non-Opep, pour en finir avec ce surplus d'offre", a dit Abdullah al-Badri lors d'une conférence sur le secteur pétrolier à Londres. "Il y a un problème auquel nous sommes tous confrontés : un excès d'offre de 200 millions de barils." A Nijni Novgorod, en Russie, le ministre russe de l'Energie, Alexandre Novak, a révélé mardi qu'il avait discuté de l'état du marché pétrolier avec son homologue saoudien Ali al Naïmi la semaine dernière. Alexandre Novak, qui a participé la semaine dernière en Turquie à une réunion des ministres de l'Energie du G20, a déclaré ne pas croire à un risque de détérioration des relations russo-saoudiennes et il a expliqué avoir débattu avec son homologue saoudien Ali al Naïmi, de l'évolution du marché pétrolier mondial. "A Istanbul, nous avons discuté de la situation du marché, nous avons eu des consultations, nous avons échangé nos vues sur la demande, la production, la révolution du pétrole de schiste (et) nous sommes convenus de poursuivre les consultations", a-t-il dit. Il a précisé qu'un conseil intergouvernemental se tiendrait fin octobre ou début novembre. ESPOIR DE COOPÉRATION ENTRE PRODUCTEURS OPEP ET NON-OPEP Les cours du pétrole, passés de 115 dollars le baril en juin 2014 à moins de 50 dollars ces dernières semaines, se sont stabilisés mardi après l'annonce de ces discussions entre la Russie, premier producteur mondial, et l'Arabie saoudite, premier exportateur. Le Brent gagnait 0,26% à 49,38 dollars le baril vers 10h35 GMT tandis que le brut léger américain (WTI) reculait d'autant à 46,14 dollars "Le marché semble réagir aux spéculations sur l'éventualité d'un accord de coopération entre pays Opep et non-Opep", explique Carsten Fritsch, analyste spécialisé de Commerzbank à Francfort. Malgré la chute de moitié des prix depuis un an, des pays hors Opep, à commencer par la Russie, ont jusqu'à présent refusé de réduire leur production de brut. Abdullah al-Badri a indiqué à Londres que, comme l'an dernier, des consultations "techniques" auraient lieu entre Opep et pays non Opep en octobre. Le secrétaire général de l'Opep a cependant noté que les pays hors Opep avaient réduit leurs investissements dans l'aval d'environ 130 milliards de dollars (116 milliards d'euros) cette année par rapport à leur niveau de 650 milliards en 2014, ce qui devrait stabiliser, voire faire baisser, leur production en 2016. "On verra l'effet de cette baisse sur la production. Cela signifiera moins d'offre dans un proche avenir", a-t-il dit. La stabilisation de la production hors Opep et la hausse de la demande pour le brut de l'organisation laissent espérer une amélioration du marché, a-t-il déclaré par la suite à des journalistes. "Cette situation pourrait ne pas durer longtemps, pas plus de deux ans." Intervenant lors de la même conférence, le directeur général de Royal Dutch Shell RDSa.L , Ben van Beurden, a lui aussi dit prévoir un lent redressement du marché. ID:nL8N1261WF (Ron Bousso et Christopher Johnson, avec Olesia Astakhova à Nijni Novgorod, Véronique Tison et Marc Angrand pour le service français)


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