« Dernier G20 : vers un accord climat à Paris ? » par Patrice Geoffron (Cercle des économistes)

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De nombreux espoirs sont à attendre du prochain sommet du G20 qui se tiendra à Paris et fera avancer la lutte contre le réchauffement climatique, affirme Patrice Geoffron.
De nombreux espoirs sont à attendre du prochain sommet du G20 qui se tiendra à Paris et fera avancer la lutte contre le réchauffement climatique, affirme Patrice Geoffron.

La corrélation entre l'activité économique et l'évolution climatique n'est plus à prouver. Chaque sommet international, ou presque, se penche sur la question. Ce fut le cas lors du dernier G20. Pas de grands engagements mais un travail de fonds, dans le temps, selon Patrice Geoffron.

Différents événements récents laissent envisager la grande conférence climatique, Paris 2015, avec un soupçon d'optimisme. Depuis Copenhague 2009, qui a appelé à une limitation à 2°C de la hausse des températures à l'horizon 2050, aucune perspective d'accord global ne se dessinait, mais il a y désormais place pour un espoir (raisonné).

100 milliards de dollars par an

Dans un contexte australien hostile, le communiqué final du G20 de la mi-novembre affirme brièvement, mais avec force, un soutien à un accord obligeant légalement les signataires à Paris et demande aux parties de dévoiler leurs intentions dès le début 2015. Ce texte confirme aussi la nécessité du « Fonds vert pour le climat », avancée de Copenhague 2009, destiné à collecter d'ici à 2020 100 milliards de dollars par an pour favoriser la lutte dans les pays les moins avancés (fonds qui ne draine pour l'heure que 10 milliards de dollars d'engagements).

Un accord entre la Chine et les Etats-Unis

Plus surprenant, quelques jours avant le G20, Etats-Unis et Chine avaient dévoilé un engagement conjoint : Washington énonçant l'objectif d'une diminution des émissions de gaz à effet de serre de 26 % à 28 % d'ici à 2025 (comparativement à 2005), et Pékin fixant une échéance à son pic d'émissions pour 2030. Il n'est pas interdit d'accorder crédit à ces engagements.

Un enjeu pour Barack Obama

Du côté américain, pour Barack Obama, Paris 2015 est une ultime occasion d'ancrer sa présidence dans l'Histoire. Il a déjà renforcé la réglementation des centrales électriques au charbon (source majeure d'émissions de CO2) et se trouve face à des Américains soumis à la multiplication d'événements climatiques extrêmes.

Du côté chinois, cette avancée répond à un fléau local : l'Organisation Mondiale de la Santé considère que 495 des 500 plus grandes villes chinoises pâtissent de pollutions trop élevées, endémie liée au charbon et qui rend progressivement la vie impropre. Le scepticisme restera de mise : le président américain est face à une opposition républicaine puissante et hostile. Quant aux autorités chinoises, elles peineront à faire acter localement les normes définies à Pékin. Surtout, dans ces économies fragiles, les coûts sectoriels et macroéconomiques des engagements seront scrutés.

En Europe : la crainte de stratégies fragmentées

Les Européens doivent voir dans ces mouvements sur le front climatique un grand espoir, tout autant qu'une sourde crainte. L'espoir est de valider la vision pionnière de l'Union définie dès la fin des années 2000 et récemment confortée par la définition d'un objectif de -40 % en 2030. La crainte serait de constater, dès lors que les géants américains et chinois s'engageraient dans des stratégies « bas carbone », que le volontarisme européen est en fait fragmenté en 28 stratégies locales et que, comme dans les technologies de l'information, les leaders industriels s'épanouissent  in fine hors d'Europe.

La France a un rôle éminent à jouer, à Paris 2015 et au-delà, pour faire acter un accord global crédible et faire que les Européens en tirent de justes bénéfices économiques.

Patrice Geoffron

Patrice Geoffron est professeur de Sciences Économiques à l'Université Paris Dauphine et président du comité d'orientation de la Chaire d'Economie du Climat (CDC Climat, Total)

Ses principaux domaines d'expertise sont l'économie de l'énergie et du changement climatique, l'économie de réseaux, l'économie des télécommunications et l'économie industrielle.

 

Le Cercle des économistes a été créé en 1992 avec pour objectif ambitieux de nourrir le débat économique. Grâce à la diversité des opinions de ses 30 membres, tous universitaires assurant ou ayant assuré des fonctions publiques ou privées, le Cercle des économistes est aujourd'hui un acteur reconnu du monde économique. Le succès de l'initiative repose sur une conviction commune : l'importance d'un débat ouvert, attentif aux faits et à la rigueur des analyses. Retrouvez tous les rendez-vous du Cercle des économistes sur leur site.

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  • jls.busy le mercredi 26 nov 2014 à 09:35

    Navré Mr Geoffron et vos 30 membres mais à ce stade c'est du blablabla...ou de la masturbation du cerveau a froid dès le matin. Au lieu de planer sur vos égos essayer d'être des observateurs courageux et sérieux...Bonne journée...!!!

  • jls.busy le mercredi 26 nov 2014 à 09:31

    IL N'Y A PAS DE RECHAUFFEMNT CLIMATIQUE dû à l'HOMME, ce n'est rien que du BUSINESS et des taxes complémentaires. Mais elles n'auront pas le temps d'être appliquées car nous sommes actuellement dans une phase critique SOLAIRE et ça va faire clash sous peu...!

  • jls.busy le mercredi 26 nov 2014 à 09:29

    des mensonges et des graphiques trafiqués, c'est une honte, le soleil est en éruption telle depuis des mois que la seule info donnée est "QUIET" ils ne mettent même plus des couleurs Orange et Rouge de peur que même le commun des mortels puisse s'apercevoir que le RECHAUFFEMENT vient du soleil et NON de notre activité ou si peu...Bref l'on nous prend encore pour des nouilles Mais l'on est irradiés de gammas en permanence et de photons. Bref la saturation photonique ira bientôt jusqu'à un Clash.

  • jls.busy le mercredi 26 nov 2014 à 09:26

    IL N'Y A PAS de réchauffement climatique dû à l'HOMME, mais une augmentation du rayonnement SOLAIRE depuis plus de 30 ans, et les fameux chemtrails sont pour cachés ces rayonnement, mais le Baryum dissipé dans l'atmosphère, ce n'est pas du réchauffement mais de la pollution, permettant de prendre ensuite le contrôle du cerveau de l'Homme. Sur le solaire les Lasco C2 C3 et autres satellites donnent des informations que la NASA et SOLARHAM diffusent mais avec des caches solaire, des textes éronés

  • launor le mardi 25 nov 2014 à 17:48

    J'avais entendu parler des chemtrails , celà prouverait que plutôt qu'a freiner pour descendre l'humanité préfère accélèrer encore quitte à se fracasser sur le mur des limites naturelles. L'homme est prisonnier de ses instincts ancestraux (reproduction et conservation notamment)

  • jeffpv le mardi 25 nov 2014 à 12:34

    Les enjeux sont tellement énormes financièrement qu'ils négligent la santé de l'homme. Des épandages de produits ont bien lieu dans le ciel, de plus en plus de chercheurs et scientifiques l'admettent, il ne devrait pas y avoir d'aluminium et baryum dans l'eau de pluie hors il y en a et beaucoup...la solution la moins cher pour lutter contre le réchauffement climatique. Renseignez vous mais ne restez pas indifférents le ciel change. il créer un voile au dessus de nous pour réfléchir le soleil.

  • jeffpv le mardi 25 nov 2014 à 12:28

    Qu'on nous parle donc des programmes de geo ingénierie qui sont en cours avec l'épandage de particules d'aluminium et de baryum au dessus de nous. Il s'agit la d'un crime contre l'humanité avec la vaporisation de produits toxiques avec des retombées sur nous sous formes de filaments observés dans de nombreuses régions ou de particules que nous inhalons. Ces programmes de control du climat sont tenu secrets. Observez le ciel, vous verrez ces traces d'avions qui restent des heures formant un voile

  • guerber3 le mardi 25 nov 2014 à 10:19

    Il y a de telles contradictions entre ceux qui roulent à vélo et ceux qui veulent produire un million de voitures de plus l' année prochaine, qu'il n' y a pas de solutions : tout cela, c'est du vent à destination des populations, assez ignares pour croire ce que bavent les " élites " mondiales...!!!

  • yves288 le lundi 24 nov 2014 à 21:49

    'analyse C13/C12 du CO2 atmosphérique contredit les dires du GIEC : sur la hausse de 100 ppm depuis 70 ans seuls 25 environ sont anthropiques liés aux émissions fossiles, le reste est dû au réchauffement naturel

  • M1135225 le lundi 24 nov 2014 à 19:07

    Dire "l’évolution climatique n’est plus à prouver" évite justement d'avoir à le prouver !Evidemment quand on est titulaire de la "chaire d'économie du climat" on ne peut pas dire autre chose.