Conditions de travail : Deutsche Telekom mis sous pression par ses investisseurs

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L’opérateur téléphonique allemand fait face à une pression de plus en plus importante des politiques mais aussi de certains de ses investisseurs. Ils se disent préoccupés par les conditions de travail au sein de sa filiale américaine, T-mobile US, qui emploie 45 000 salariés dans un contexte extrêmement compétitif.  

Deutsche Telekom est accusé par le syndicat majoritaire, Communications Workers for America, de bafouer les droits des salariés. Des pratiques illégales ont par ailleurs été mises en évidence par le Labor Relations Board, l’agence chargée de surveiller la règlementation du travail outre-Atlantique.

Deux investisseurs de poids ont demandé des comptes à Deutsche Telekom. Il s’agit d’APG Asset Management, qui détient 0,15% de l'opérateur allemand. "Nous considérerons notre position en fonction de cela", a déclaré le fonds de pension, qui avait déjà retiré Wal-Mart de son portefeuille en 2011, jugeant que le distributeur américain était trop peu disposé à permettre à ses employés de se syndiquer. L’autre investisseur serait le fonds norvégien NBIM.  

Par ailleurs, des parlementaires américains et allemands ont interpellé le gouvernement allemand, qui détient 30% de Deutsche Telekom. Une pétition mise en ligne en juillet sur le site du Bundestag a déjà réuni 50 000 signatures.

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